Breaking News

×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 1778

Guadeloupe. La loi NOTRé peut elle contribuer au développement de notre industrie touristique ?

02 Déc 2016
15300 fois

Gosier. Vendredi 2 décembre 2016. CCN. La prochaine application de la loi NOTRé (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) va apporter de nombreux changements dans différents secteurs. Que ce soit en matière de développement économique, de transports ou encore de tourisme, d’ici au 1er janvier 2017, l’Etat transfére ses compétences au niveau des collectivités territoriales.

C’est à la Mairie du Gosier que s’est tenue cette réunion à propos des enjeuxde la loi NOTRé qui entrera en vigueur dans moins d’un mois. « Les rencontres pro du Comité du Tourisme » des îles de Guadeloupe ont été l’occasion de rassembler tous les acteurs liés au tourisme des différentes communes de l’archipel. Ils ont pu échanger sur la transition que va induire cette loi promulguée depuis le 7 août 2015.

Autour de la table : Willy Rosier, Directeur Général du Comité du Tourisme des îles de Guadeloupe, Pierre-Yves Chicot, maître de conférence en droit public, Lovely Niçoise, chargée de mission développement, tourisme et artisanat de la DIECCTE, Didier Bironneau, délégué régional Atout France, Marlène Bernard, présidente de la commission tourisme au Conseil Départemental, Nadia Celini, élue en charge de la commission office du tourisme du Conseil d’exploitation. Il y avait également Louis Molinié, maire de Terre de Haut mais aussi président délégué du comité du tourisme des îles de Guadeloupe, Sonia Taillepierre, présidente de la commission tourisme au Conseil Régional de la Guadeloupe et Catherine Romuald, directrice adjointe du travail à la DIECCTE.

Didier Bironneau a expliqué précisément l’impact que la loi NOTRé allait avoir sur l’organisation du tourisme, ce secteur clé représente 7% du PIB et 9% des effectifs salariés. Il a aussi rappelé que pour ce secteur la compétence était partagée entre l’Etat, la Région, le Département, le « bloc local » c’est-à-dire les communes et les EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunal), mais aussi les entreprises et les SPIC (Service Public Industriel et Commercial).

Dorénavant, il sera géré par de nouvelles structures que seront les Offices du Tourisme Intercommunaux (OTI). Didier Bironneau a également expliqué que si toutes les personnes qui tiennent des hébergements et proposent des nuitées prélevaient la taxe de séjour, cela pourrait chiffrer gros. Selon ses calculs, on arriverait à une recette de 10 millions d’euros par an en moyenne.

Pierre-Yves Chicot, à quant à lui, énoncé les compétences économiques des EPCI dans le cadre de la loi NOTRé. Il a commencé son exposé sur « l’imprégnation économique du nouveau droit intercommunal ». Pour rappel, il a redéfini ce qu’est l’intercommunalité : « C’est un espace de solidarité pour élaborer et conduire ensemble un projet de développement économique, écologique, éducatif, culturel et social afin d’en améliorer la compétitivité et la cohésion. »

Du fait que la loi NOTRé redéfinisse le travail des Offices du Tourisme, devenus OTI, les membres de l’assistance, pour beaucoup, des élus venus s’informer sur les changements à venir, ont pu poser leurs questions aux intervenants. Plusieurs sont revenus sur la taxe de séjour qui semble être compliquée à collecter du fait que certains propriétaires d’hébergement ne jouent pas le jeu et deviennent ce qu’on appelle des « gîtes marrons ». Maintenant ce qui reste à éclaircir pour beaucoup est : Où ira cette manne financière ? contribuera-t-elle à donner l’impulsion nécessaire au développement de l’économie touristique ?

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires