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Guadeloupe. 5è Congrès dit des écrivains caribéens : Sans les Guadeloupéens, les Martiniquais et les Guyanais ?

07 Avr 2017
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Pointe-à-Pitre. Vendredi 7 avril 2017. CCN. Avant même la soirée de clôture de ce Vè congrès dit des écrivains de la Caraibe il faut déjà en tirer un bilan. Car des questions méritent d’être posées. Cette manifestation, qui se veut prestigieuse lourd héritage de l’ère Lurel, atteint elle  tous ses objectifs ? Pourquoi les écrivains guadeloupéens, dont la liste figure en vrac dans un « dossier de presse » ne sont ils pas vraiment associés à cette manifestation ? Pourquoi les écrivains martiniquais et Guyanais sont ils absents ? Pourquoi dans ce dossier de  presse on parle volontiers de littérature francophone, hispanophone, en oubliant les littératures créolophones de l’espace caribéen? Pourquoi pas un débat n’a été prévu sur la question du créole ? Autant de questions sans réponses, qui nécessitent  que ce « congrès - dont la séance inaugurale a été d’une infinie tristesse - soit totalement revu et corrigé. Il faudrait aussi qu’on arrive à une sorte de calendrier planifié des manifestations soutenues par les collectivités qui le plus souvent se font dans le désordre le plus complet. Karujet en même temps que ce Congrès, ? Cherchons l’erreur !

Georges Brédent « le ministre de la culture du gouvernement Chalus » sait qu’il devra dés la prochaine édition mettre sa marque, afin que ce congrès en soit vraiment un. En attendant : retour sur la cérémonie d’ouverture et les autres questions qui font aussi débat.  


Dans sa robe blanche, elle semble minuscule Simone Schwarz-Bart, sur cette scène du Mémorial ACTe et pourtant c’est à elle et à quelques autres écrivains que revient  l’honneur d’ouvrir cette 5ème édition du congrès des écrivains de la Caraïbe. Des témoignages et des poèmes déclamés dans toutes les langues de ce vaste territoire. La maîtresse de cérémonie, Lise Dolmare, enchaine les beaux mots et appelle ses invités les uns après les autres. Enchainement parfait jusqu’au moment, où le représentant du rectorat ne se manifeste pas ni celui de la collectivité départementale. Absence non justifiée pour le premier, plus compréhensible pour le second.  Car si Josette Borel-Lincertin clamait encore la semaine dernière sur les médias, qu’il n’y avait pas de rupture entre elle et son homologue de la Région, aujourd’hui plus personne n’y croit. Sourires entendus dans l’assistance donc car on peut être artiste, écrivain et s’intéresser aux facéties de la vie politique locale.

Même si d’une manière générale nos écrivains de la place sont bien plus focalisés  sur l’idée de « s’épier » les uns les autres. A telle enseigne que pour la première fois cette année, il n’y aura pas d’invité d’honneur. Le pauvre Daniel Maximin en 2015 s’était attiré les foudres de quelques jaloux qui étaient allés  jusqu'à demandé  des comptes auprès de l’Association des Ecrivains de la Caraïbe (AEC) qui orchestre cette manifestation,  à partir des subsides de la collectivité régionale qui en finance l’intégralité, c’est-à-dire près de 400.000  euros pour cette édition… sensiblement moins que pour les précédentes. Non mais oh…

Au-delà des écrivains envieux, s’identifie une autre catégorie, celle des écrivains grincheux. Des mécontents qui ne comprennent pas comment ils se retrouvent sur la liste officielle des écrivains présents au Congrès, sans en avoir jamais été contactés. Non mais oh… Mécontents aussi de n’être jamais sollicités en amont pour discuter des thèmes des tables rondes ou des ateliers. En même temps soyons logiques se retrouver à 90 pour définir d’un thème.

Enfin il y a la catégorie des écrivains utopiques, ceux qui rêvent de créer un congrès des écrivains de la Guadeloupe pour parler de notre littérature, des nouveautés littéraires,  du créole,  pour organiser des séances de lecture, d’échanges, pour donner la parole aux plus jeunes qui seraient conseillés et supportés par les « vétérans » dans un esprit de confraternité. Non mais oh.

Alors cette année encore, il y aura des grincements de dents, de ceux qui se prennent pour des stars, de ceux qui sont presque des stars et ne s’en rendent même pas compte, mais le plus important c’est le peu engouement du grand public pour cette manifestation qui n’a toujours pas bien compris que l’entrée est libre et gratuite comme pour la karujet !

 
 
 
 
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Site internet : www.caraibcreolenews.com
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