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Haïti. Un des pires pays pour faire des affaires selon Forbes

27 Déc 2017
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Port-au-Prince. Mercredi 27 Décembre 2017. Lenouvelliste/CCN. La République d’Haïti occupe la 151e place sur 153 pays dans le classement « Best Countries for Business » (les meilleurs pays pour faire des affaires) que le magazine américain Forbes vient de rendre publics.

Le score d’Haïti est le pire obtenu au niveau régional alors que le Chili (33e) est le champion de la région Amérique latine et Caraïbe, suivi du Costa Rica (45e), du Panama (64e), de la Jamaïque (72e) et de la République dominicaine (93e).

PIB

Chaque année, depuis les 12 dernières années, Forbes évalue l’attrait pour les affaires des plus grandes économies du monde. Pour pouvoir déterminer les meilleurs pays pour faire des affaires, Forbes classe 153 pays à partir de 15 facteurs différents: droits de propriété, innovation, taxes, technologie, corruption, infrastructure, taille du marché, risque politique, qualité de vie, main-d'œuvre, liberté (personnelle, commerciale et monétaire), bureaucratie et protection des investisseurs. Le magazine inclut uniquement les pays ayant des données dans au moins 11 catégories.

Et pour chacune de ces catégories, Forbes utilise des rapports comme « Doing Business » de la Banque mondiale par exemple pour évaluer les taxes des pays, la protection des investisseurs et les formalités administratives ; l'indice de liberté économique de la Fondation Héritage pour ses évaluations de la liberté commerciale et de la liberté monétaire ; le rapport annuel sur la compétitivité mondiale du Forum économique mondial pour la technologie, l'innovation et l'infrastructure et l'Indice de perception de la corruption de Transparency International pour ses classements de la corruption.

Le Royaume-Uni, qui obtient la première place cette année pour la première fois, se classe parmi les 25 premiers pays dans chacune des catégories, à l'exception du risque politique, où il se situe à un rang inférieur. Aux antipodes du Royaume-Uni dans ce classement, on retrouve le trio Tchad (153e), bon dernier, accompagné de la Gambie (152e) et de la République d’Haïti (151e).

Pauvreté, corruption, vulnérabilité aux catastrophes naturelles représentent certains des obstacles les plus sérieux à la croissance économique d'Haïti dont le PIB s’élève à 8 milliards de dollars américains. Principale source de devises du pays, les envois de fonds représentent plus d'un quart du PIB, et presque le double de la valeur combinée des exportations haïtiennes et des investissements étrangers directs. L'investissement en Haïti est entravé par la difficulté de faire des affaires et la faiblesse des infrastructures, y compris l'accès à l'électricité. En effet, Haïti est classée avant-dernier (152e) dans la catégorie lourdeur bureaucratique et protection des investisseurs, son pire score après celui de la corruption (143e) et de l’innovation (136e).

Fortement dépendante des services, qui représentent plus de 70% du PIB, l'économie jamaïcaine s’en est mieux tirée dans ce classement que celle d’Haïti. Classée 72e sur 153 pays, la Jamaïque, dont les envois de fonds et le tourisme représentent chacun environ 15% de son PIB qui s’élève à 14 milliards de dollars, obtient son meilleur score dans la bureaucratie (5e) et arrive en 64e, 72e et 78e position pour respectivement l’innovation, la corruption et la protection des investisseurs.

La République dominicaine, qui affiche depuis 2015 la croissance économique la plus rapide en Amérique latine, arrive 93e dans ce classement en raison de ses performances dans des catégories comme protection des investisseurs (91e), bureaucratie (98e), corruption (107e) et innovation (119e). Le pays voisin souffre d'une inégalité de revenu accrue car la moitié la plus pauvre de la population reçoit moins d'un cinquième du PIB, tandis que les 10% les plus riches bénéficient de près de 40% du PIB estimé à 72 milliards de dollars américains.

Un des pays les moins corrompus dans la région, le Costa Rica, classé 36e dans cette catégorie, devancé uniquement par le Chili (24e), a attiré l'un des plus hauts niveaux d'investissement direct étranger (IDE) par habitant en Amérique latine. Cependant, une bureaucratie complexe (107e), la faible protection des investisseurs (105e) et l'incertitude de l'exécution des contrats entravent l'augmentation des investissements. Contrairement au reste de l'Amérique centrale, le Costa Rica n'est pas très dépendant des envois de fonds, qui ne représentaient que 0,7% du PIB en 2015, mais repose sur l'IDE, qui représentait 4% du PIB.

Forbes a peaufiné sa méthodologie cette année pour la première fois en dix ans en retranchant la performance boursière et en ajoutant la main-d'œuvre, l'infrastructure, la taille du marché, la qualité de vie et le risque politique. La taille du marché est strictement fonction du PIB. Les États-Unis caracolent à nouveau en tête dans ce domaine avec 18,6 billions de dollars, tandis que la Gambie dispose de la plus petite économie qui est estimée à 1 milliard de dollars.

Le classement de qualité de vie a été obtenu grâce à l'indice de développement humain des Nations unies. Il repose sur l'espérance de vie, les années de scolarité et le revenu national brut par habitant. La Norvège termine première dans cette catégorie et le Tchad dernier parmi les 153 pays classés par Forbes.

Source de cet article : http://lenouvelliste.com/article/181044/haiti-un-des-pires-pays-pour-faire-des-affaires-selon-le-magazine-forbes

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