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Haïti. Les cinq principales importations d’Haïti au regard des chiffres

10 Jan 2018
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Port-au-Prince. Mercredi 10 Janvier 2018. Lenouvelliste/CCN. Le riz, le pétrole, l’huile de palme et ses fractions, les étoffes de bonneterie et la viande constituent les cinq principales importations d’Haïti. À défaut de trouver les derniers chiffres y relatifs, on se réfère à ceux de l’exercice 2014-2015 où les importations du pays, rien que pour le riz, s’élevaient à plus de 210 millions de dollars américains selon les données rendues publiques par les organes étatiques.

Les données fournies par le ministère de l’Agriculture font état d’un déséquilibre flagrant entre la production et la consommation de riz en Haïti. Des 500 000 tonnes de riz consommeés, rien que 100 000 tonnes sont produites dans le pays. Pour cette denrée, les importations pour l’exercice 2014-2015 sont estimées à 210 999 165 dollars américains. C’est de loin le produit agricole et non agricole le plus consommé et pour lequel le pays affiche une aussi grande dépendance, surtout des États-Unis d’Amérique. Les principales explications des autorités demeurent le faible rendement à l’hectare malgré les différentes interventions des autorités agricoles au niveau de la Vallée de l’Artibonite.

Ces données confirment la hausse des importations du pays et de sa situation de dépendance alimentaire. Mais, la dépendance ne se situe pas uniquement à ce niveau. Les huiles de pétrole et les minéraux bitumineux occupent le second rang des importations du pays pour l’exercice en question. 112 748 839 dollars ont été mobilisés pour l’achat de ces produits. Le pays n’est pas un producteur de produits pétroliers, ce qui, selon plus d’un, explique cet état des choses. Un point de vue qui omet, dit-on, certains paramètres combien importants.

Car une partie non négligeable du pétrole importé est utilisée dans la production de l’électricité. Une diminution des énergies fossiles entraînerait, affirme-t-on, du même coup une diminution dans l’importation de ces produits, donc une baisse du déficit de la balance commerciale du pays dans un contexte où ce déficit n’est point assuré par les échanges de travail, mais en grande partie par les transferts courants de la diaspora qui ne cessent de croître depuis plusieurs années.

Par ailleurs, les huiles de palme non chimiquement modifiées se retrouvent également à la tête des produits les plus prisés par Haïti. Pour la période considérée, les importations d’Haïti concernant ces produits s’élèvent à 100 070 227 dollars américains. Ici, l’on parle de fuites de devise considérables quand on sait que le pays a le potentiel adéquat pour produire ces genres de substances. Un contrat a été signé en 2015 entre l’État haïtien et deux firmes haïtiennes pour la production de palmiers à huile en vue de la fabrication de l’huile de palme dans le pays.

Par ce projet dont on ignore l’évolution, les initiateurs comptaient injecter 50 millions de dollars pendant cinq ans rien que pour les plantations. L’objectif était de planter, au cours de ce laps de temps, 139 000 palmiers à huile dans le département du Centre. Ce projet est-il encore d’actualité ? En absence d’une réponse immédiate, il faut mentionner qu’il y a fort longtemps qu’un projet d’une telle envergure n'a pas vu le jour dans le secteur agricole. Le ministre de l’Agriculture, Carmel André Béliard, ne rate aucune occasion pour mentionner le manque d’investissement dans le secteur agricole, qu’il qualifie à tort ou à raison d'une branche d’activité très rentable. D’autant qu’avec plus de 85.5 millions de dollars d’importations, les étoffes de bonneterie occupent le quatrième rang des importations d’Haïti.

La production animale n’est pas en reste. Le pays importe de la viande et des produits dérivés de la viande de plusieurs pays de la région. Les chiffres font état de 68 640 184 dollars en 2015. Dans tous ces cas de figure, les chiffres continuent de grimper. Et c’est en grande partie ce qui explique que le pays affiche un niveau d’importation record au cours du dernier exercice. L’on rappelle souvent que les importations ne constituent pas un mal en soi. Mais importer les denrées qui pourraient être produites dans le pays constitue sans doute un frein au développement de ce dernier. Le président de la République, Jovenel Moïse, annonce déjà qu’il fera de l’agriculture et des énergies renouvelables ses principales priorités pour l’année en cours. Espérons que le secteur privé emboîtera le pas et qu’une attention particulière sera accordée aux produits susmentionnés.

Source de cet article : http://lenouvelliste.com/article/181544/insalubrite-jovenel-moise-promet-daccompagner-le-smcrs-et-les-mairies

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