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Nicaragua : La version moderne de la recette de propagande nazie

11 Mai 2018
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Managua. Vendredi 11 mai 2018. CCN/Bolivarinfos/ Carlos Fonseca Terán. Le Président Daniel Ortega et son Gouvernement ont été surpris par une violence généralisée, clairement de la sorte qu'organise la CIA yankee, mise en place par l'extrême-droite nicaraguayenne de la même façon que les groupes terroristes qui, au Venezuela, ont organisé les criminelles guarimbas en 2017 pour renverser le Président Nicolás Maduro.

Dans les récents événements au Nicaragua, certaines absurdités ou simplement des choses fausses ont été diffusées comme des vérités absolues dans les médias et sur les réseaux sociaux. On a voulu présenter les protestations comme des protestations contre des réformes néolibérales, ce qui signifie qu'à présent, les entreprises privées et la droite nicaraguayenne sont contre le néolibéralisme qui a été précisément introduit dans le pays par elles quand le sandinisme était dans l'opposition. Et ensuite, le sujet le plus sensible grâce auquel on a manipulé sans aucun scrupule l'opinion publique est celui des morts survenues pendant ces jours troublés.

Pour manipuler la sensibilité des Nicaraguayens, on veut vendre la fausse idée qu'au Nicaragua, il y a eu un massacre d'étudiants ou l'image malintentionnée d'une manifestation pacifique criblée de balles par les forces armées génocides qui ont fait des dizaines de morts.

Rien à voir avec ce qui s'est réellement passé 

Les vidéos truqués sur lesquelles les faits sont déformés ou falsifiés ont été largement démasquées. La simultanéité des violences dans différentes villes du pays n'ont rien eu d'innocent et n'a pas été due au hasard. Comme toujours, les réseaux sociaux ont été utilisés pour fabriquer la post-vérité, c'est à dire un mensonge qui, grâce à al manipulation, devient une vérité en étant présenté comme une preuve et en étant répétée, non pas des centaines de fois comme à l'époque où Goebbels, l'idéologue en chef de la propagande nazie, a déclaré : « Un mensonge répété cent fois devient une vérité » mais des milliers de fois par seconde en utilisant pour cela la technologie du XXI° siècle qui nous donne le don d'ubiquité dans notre vie quotidienne.

Il y a des vidéos révélatrices comme celle sur laquelle on voit avec un groupe d'étudiants, un gamin bien détendu et à demi-souriant – évidemment sans talent d'acteur – disant que la police était en train de les tuer tous mais on n'entend pas de détonations et on ne voit pas un seul policier dans les environs. Et ainsi, des dizaines de vidéos alarmistes et falsifiées... ais à ce moment-là de l'histoire collective, elles font l'effet souhaité. Plusieurs vidéos prises par des spectateurs de l'incendie du CUUN à León ( un local des étudiants sandinistes) et du vil assassinat du journaliste Ángel Eduardo Gahona (correspondant de la Chaîne 6, un organe officiel du Gouvernement) montrent clairement que la responsabilité de ces actes abominables revient à des groupes ou à des individus de droite spécialement préparés à cela.

La rumeur que les incendies de leurs propres locaux et les pillages ont été dirigés par le FSLN a été propagée de façon intéressée, ce qui est évidemment absurde mais qui, dans des situations limites comme celle-là, prend un sens à cause et grâce à l'état émotionnel des gens et à la manipulation de groupes qui ont intérêt à ce que les faits soient perçus d'une certaine façon. Il y a quelques temps, la Police a empêché de passer un groupe de manifestants qui menaçaient de renverser la statue d'Hugo Chávez mais il n'y a pas eu un seul coup et pas d'affrontement malgré les provocations des manifestants . Cependant, 100% Noticias (la chaîne agitatrice et propagatrice de la haine) avait déjà mis un bandeau qui disait : « Forte répression policière dans une marche spontanée. »

La généralisation de la violence déchaînée aux pires moments de ces récents événements n'a pas été créée par le sandinisme ou par le Gouvernement ou par la Police mais par des groupes d'opposants qui ont profité de la tension existante pour déchaîner le chaos et provoquer la déstabilisation du pays.

Les morts ont été produits par un grand nombre d'affrontements dans tout le pays entre manifestants d'un côté et de l'autre. Des 2 côtés, il y a eu des armes de toutes sortes. Il y a eu aussi des gens qui, de façon criminelle, en se protégeant dans les groupes plus violents qui protestaient, ont attaqué la Police avec des armes à feu, exposant ainsi la vie des manifestants.

Il y a même eu des bagarres entre des bandes rivales qui ont profité de cette situation. Il y a eu aussi des affrontements avec des armes à feu entre la Police et les bandes.

Dans cette sorte de situation, il est impossible que tous les morts soient d'un seul côté bien qu'en général, les incendies et les pillages aient été de façon évidente l'œuvre des manifestants et de certains groupes de malfaiteurs qui les soutenaient pour défier les autorités et en tout cas encouragés par les secteurs les plus radicaux et irresponsables de l'opposition.

Il faut attendre les enquêtes qui donneront le nombre réel de morts dans ces événements, des enquêtes qui devront révéler des informations sur les causes de ces morts. Le Parquet a annoncé qu'il prendra les mesures qui s'imposeront suite aux résultats de l'enquête, l'Assemblée Nationale a formé une Commission de la Vérité et le Commandant Daniel Ortega a proposé que le résultat des enquêtes concernant les responsables des morts soit inclus dans le Dialogue National pour que ceux qui sont d'accord avec les investigations du Parquet et de la Commission de la Vérité fassent leurs propres propositions.

On parlait d'environ 25 morts et en quelques minutes, le nombre est passé à plus de 60 par la grâce du CENIDH, dont l’éternelle Présidente, l'ex-sandiniste Vilma Núñez, a dit que parmi les morts,il y avait 18 étudiants. Immédiatement après, Miguel Mora qui, selon ce que nous savons maintenant, est le futur Président du Nicaragua, comptait déjà 100 morts. On ne sait pas encore quand on connaîtra le nombre réel de morts dans ces violences ni combien étaient contre la réforme de l'INSS ou contre le Gouvernement ni combien sont morts pour défendre le Gouvernement et le processus de changement et les améliorations qu'il représente comme c'est le cas des morts qui faisaient partie de la Jeunesse Sandiniste, des dirigeants étudiants et des militants sandinistes brûlés vifs par les flammes de la furie génocide des ennemis de la paix comme le jeune journaliste de la Chaîne 6.

Le fait que les photos et les noms de morts qui ont servi de drapeau aux secteurs les plus violents de la droite pour aiguiser la violence ne dépassent pas 20 et qu'ils n'étaient pas tous étudiants et que sur cette liste, il y ait des morts morts pour défendre le Gouvernement qui sont cyniquement ajoutés par les activistes de droite comme s'ils appartenaient à leur bande (il y a parmi les morts pris en compte par l'opposition comme leur appartenant les policiers tombés en accomplissant leur devoir) attire l'attention. On a connu le cas de morts, de blessés et de disparus virtuels, c'est à dire qui sont réapparus ensuite sains et saufs et dans certains cas, ils ne faisaient même pas partie des manifestations. Il est aussi curieux que la plupart des morts at été comptabilisée – sans noms – quand le calme était déjà revenu. On dit que c'étaient des blessés morts ensuite à l'hôpital mais c'est tout de même étrange puisqu'il ne peut pas y avoir plus de morts que de blessés dans un affrontement même si la plupart des blessés meurent et qu'il est aussi impossible que la plupart des morts aient été des blessés arrivés vivants à l'hôpital. Mais on ne pourrait expliquer qu'ainsi une augmentation de plus du double du nombre de morts après la fin des violences. 

Dans un environnement où n'importe qui peut transmettre publiquement en direct n'importe quel événement où il se trouve ou publier des photos et les opposants au Gouvernement sandiniste ne s'en étant pas privés, il est révélateur qu'il n'y ait pas une seule image ni une seule video sur laquelle on puisse voir des policiers tuant des gens dans les protestations. La présence notoire de gens riches à certains endroits comme la rotonde Jean Paul Genie et que, quand ils se retirent, apparaissent des bandes qui sèment la terreur et abattent les arbres de la vie est symptomatique du modus operandi de la droite d'opposition depuis les événements violents que nous connaissons. Il y a des témoignages enregistrés qui circulent sur les réseaux sociaux de personnes qui ont vu des groupes de délinquants avec des armes à feu tirer sur les étudiants qui protestaient à l' UPOLI et ensuite affronter la police, cela aidant les agresseurs.

Définitivement, quelque chose ne cadre pas : on a déjà les premières informations disant que les politiciens malintentionnés, pour maintenir l'angoisse, alimenter la haine et boycotter le dialogue mettent parmi les morts dans les protestations des personnes mortes dans des circonstances qui n'ont rien à voir avec ces violences survenues dans e cadre de la crise créée par les semeurs de haine. Il y a effectivement, probablement des policiers qui ont utilisé la force de façon indue et ont provoqué des morts et s'il en est ainsi, ils seront très certainement punis mais il est également certains que ce sont des cas exceptionnels puisque la Police Nationale du Nicaragua n'a pas la répression pour axe d'action mais la prévention du délit grâce à la participation active de cette institution aux diverses manifestations organisées par la communauté, ce qui en fait une Police modèle sur le continent et ce à quoi est dû également le haut niveau de sécurité dont jouissent les citoyens de notre pays et dont ils continueront à jouir si on gagne la bataille pour la paix que nous livrons aujourd'hui, nous, les Nicaraguayens qui semons l'amour où il y a la haine.

Carlos Fonseca Terán

Revue Caracola

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

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