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Amérique Latine : Un « commandement » pour dominer le Sud

13 Jui 2019
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Amérique Latine. Jeudi 13 juin 2019. CCN/Bolivarinfos/Françoise Lopez. Dans une interview accordée au magazine Foreign Policy, le chef du Commandement du Sud des États-Unis, l'amiral Craig Faller, a admis que l'armée nord-américaine est prête à exécuter les ordres d'intervention de Donald Trump

Dans une interview accordée au magazine Foreign Policy, le chef du Commandement du Sud des États-Unis, l'amiral Craig Faller, a admis que l'armée nord-américaine est prête à exécuter les ordres d'intervention de Donald Trump.

Il y a quelques jours, l'envoyé du président intérimaire autoproclamé Juan Guaido, Carlos Vecchio, a demandé une rencontre avec l’amiral Faller pour discuter de « comment restaurer la démocratie au Venezuela ». Dans une lettre adressée à ce haut personnage de l’armée étasunienne, il est signalé que la l'invasion et la guerre contre ce pays d’Amérique du Sud est la formule préférée de Guaido et de ses plus proches collaborateurs.

Il est curieux que la recherche de la « démocratie » tant ressassée dans la nation bolivarienne se fasse à travers un mécanisme militaire qui a une longue histoire d’agressions et d'interventions militaires dans la région, et de penser que ce sont ces personnages que Donald Trump et son équipe fondamentaliste ont utilisés dans leur plan pour provoquer un coup d'État au Venezuela ! Mais revenons à quelques méfaits perpétrés par ce « commandement » au service de la domination des États-Unis sur les pays du Sud. L’U.S. Southern Command est l'un des dix commandements de combat du Pentagone. Ses interventions et ses bombardements sont souvent déguisés en « aide humanitaire », et parmi leurs navires et leurs avions de guerre, on peut souvent apercevoir un drapeau blanc ou une croix rouge…

Ce commandement couvre 31 pays et ses tentacules s’étendent sur au moins de 24 900 000 kilomètres carrés. Dans sa conception stratégique, il a pour fonction d'assurer la planification d'urgence, les opérations et la sécurité pour l'Amérique centrale, l'Amérique du Sud et la région des Caraïbes, ainsi que la protection des moyens militaires nord-américains dans ces régions. Et, ce qui est très important et vient nous rappeler un triste souvenir, il fut chargé d'assurer la défense du Canal de Panama et de la région environnante. Ce mécanisme armé resta stationné dans la zone du canal de 1947 à 1997, date à laquelle son quartier général fut transféré à la Floride.

Son rôle au cours des dernières décennies a été orienté vers la préparation des armées nationales dans la région, que le Pentagone se charge d’armer, d’entraîner et d’endoctriner pour servir les intérêts de Washington. Ses origines remontent au 2 novembre 1903, lorsque les États-Unis débarquèrent leurs marines sur le sol panaméen, à la veille de la déclaration de séparation de ce pays d’Amérique centrale de la Colombie, qui donna naissance de la République du Panama. Ces forces ont également participé à l'invasion de la République dominicaine, en 1965, et à 41 autres interventions dans les pays de la région, selon une étude de l'Université Harvard. En ce qui concerne le Venezuela, Rick Scott, ancien gouverneur de Floride, a déclaré qu' « il n’y a plus qu'une seule option pour faire parvenir de l' "aide" au peuple vénézuélien, et personne ne veut en parler. Il devient clair que nous devrons envisager la possibilité de faire appel à l’armée des États-Unis ».

Rappelons également que le chef du Commandement du Sud a eu une réunion à Bogota avec des militaires du Pérou, de Colombie, d'Équateur et du Brésil, le 24 avril dernier, dont le thème central était le Venezuela.

Il ne reste plus qu’à attendre pour voir si la raison l'emporte sur la haine et si la communauté internationale empêchera les États-Unis d'entreprendre une autre aventure militaire aux conséquences incalculables contre la République bolivarienne du Venezuela.

Trump devrait déjà se rendre compte que John Bolton, Mike Pompeo, Elliott Abrams, Mike Pence et Marco Rubio le conduisent à une impasse, dans leur obstination pour renverser un président légitime, élu par plus de six millions de Vénézuéliens dans des élections libres et transparentes, reconnues au niveau national et international.

http://fr.granma.cu/mundo/2019-06-05/un-commandement-pour-dominer-le-sud

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