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Bolivie : Interdiction de penser !

10 Jan 2020 Par Camilo Katari
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Sucre. Vendredi 10 Janvier 2020. CCN/Bolivarinfos/Françoise Lopez. Comme pendant les jours sombres de la dictature militaire (1971 – 1978 et 1980 – 1982), penser et exprimer son opinion est interdit en Bolivie.

Les arrestations de jeunes activistes pour la démocratie qui ont été ordonnées par le Gouvernement de fait sont la démonstration manifeste du totalitarisme installé au Gouvernement.

Le discours du « rétablissement de la démocratie » a été jeté aux ordures avec toutes les garanties citoyennes que prévoit la Constitution.

Il n'y a plus d’arguments pour déguiser un coup d'Etat sanglant qui se consacre à présent à la persécution politique. Ce Gouvernement est-il un Gouvernement de transition ? La réponse est un « Non ! » catégorique.

Le Congrès est dans l’obligation de rappeler les fonctions limitées d'un Gouvernement de transition et en même temps les interpellations doivent être effectives pour que le Gouvernement définisse ce qu'il entend par « sédition, subversion et terrorisme, » ces mots étant devenus magiques pour suspendre les Droits et réaliser des arrestations illégales.

L'activité politique a été proscrite et seuls les groupes néofascistes qui continuent de semer la terreur en ont la capacité. Ce sont les enfants des années de terreur.

Le Parlement a une autre tâche, c'est d'interpeler le Ministre de la Défense pour qu'il donne des éclaircissement sur les arrangements qui ont été faits et les responsabilités des militaires dans le coup d'Etat.

La Bolivie ne vit pas une période de paix, nous vivons une guerre interne dirigée depuis le Palais du Gouvernement et réalisée grâce à des groupes paramilitaires qui se chargent de faire du renseignement et ensuite de signaler sur les réseaux sociaux ceux qui sont coupables de « sédition » ou de « subversion » et doivent être arrêtés. On pratique le lynchage médiatique comme instrument de terreur psychologique.

Les tactiques du terrorisme psychologique ont pour but d'affaiblir l'énergie de la résistance populaire. Il s'agit d'annuler les tentatives de réorganisation politique de la gauche bolivienne pour que le « front unique » qui a la « présidente » à sa tête soit vainqueur des prochaines élections dont on voit déjà qu'elles ne seront ni libres ni transparentes.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2020/01/03/bolivia-prohibido-pensar/

 

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