Breaking News

×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 1502

Porto Rico. Une île qui se noie sous sous la dette

01 Jui 2016
1512 fois
Bidonville de Porto-Rico Bidonville de Porto-Rico

San Juan.Mercredi 1er juin2016 .CCN Il y a une crise humanitaire en cours à Puerto Rico. Cela fait bientôt 10 ans qu’elle dure et elle est la conséquence directe d’une dette devenue largement insoutenable et d’une gestion qui a privilégié les intérêts des créanciers, de la classe des 1 %, plutôt que ceux de la population. Pourtant, il devrait être clair aujourd’hui que la solution au surendettement ne viendra pas de plus de fermetures d’écoles et d’hôpitaux, de la suppression du salaire minimum, de l’augmentation des taxes ou de la diminution des aides sociales.

C’est pourtant ce que propose le Congrès américain, au travers de la mise en place d’un conseil de supervision financière qui devra tenter de résoudre la crise de la dette portoricaine par des mesures d’austérité drastiques, comme le vivent les pays du Sud depuis plus de 30 ans, et les pays européens depuis l’éclatement de la crise de 2008. Sans résultat.

L’île de Puerto Rico croule sous une dette de 72 milliards de dollars et a mis en place un moratoire sur le paiement de sa dette grâce à un décret d’urgence pris au mois d’avril 2016 |1|. Cette dette provient en grande partie de la fin des avantages fiscaux dont bénéficiaient les investisseurs états-uniens, il y a 10 ans. Cette législation fort favorable envers les détenteurs de capitaux, et les taux d’intérêt élevés pratiqués à Puerto Rico, les avaient fait affluer massivement vers l’île. Leur départ en 2006, tout aussi massif, a été accéléré par la crise de 2008. |2|

Depuis lors, Puerto Rico a perdu 20 % de ses emplois, 60 % de la population adulte est sans emploi, ces 5 dernières années, 150 écoles publiques ont été fermées et le taux de pauvreté infantile a grimpé à 57 %. L’inégalité y est plus forte que dans n’importe quel autre État des États-Unis.

 

Pour couronner le tout, les fonds vautours, toujours à l’affût d’un pays ravagé par la dette, ont commencé à racheter massivement des bons portoricains, exemptés de taxes, au prix moyen de 29 cents le dollar, avec des taux d’intérêts allant jusqu’à 34 %. Aujourd’hui, on estime que près de la moitié de la dette de Puerto Rico est aux mains de ces fonds vautours. |

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Connectez-vous pour commenter

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires