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Venezuela : Faux positif organisé par des déserteurs de la GNB sur le pont Simón Bolívar qui réunit le Venezuela et la Colombie

26 Fév 2019
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Caracas. Mardi 26 février 2019. CCN/Bolivarinfos/Françoise Lopez. Ce qu'on appelle " faux positif" en Amérique Latine, c’est ce qu’on appellerait en français « une provocation », c’est à dire un événement créé de toute pièce pour le mettre sur le dos de celui qu’on veut attaquer en utilisant, par exemple, des paramilitaires colombiens vêtus  d’uniformes vénézuéliens … Mais « provocation » ne me convient pas vraiment non plus parce qu’une provocation, c’est une action destinée à provoquer une riposte. Là, c’est autre chose, c’est une action destinée à être mise au crédit de quelqu’un d’autre… Je crois que « manipulation » convient  mieux. Françoise Lopez


Dans la matinée de ce samedi 23 février, on a enregistré un faux positif sur la frontière du Venezuela avec la Colombie organisé par le Gouvernement de la Colombie et des dirigeants de l'opposition vénézuélienne. 2 véhicules blindés de la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) sont rentrés dans la barrière de sécurité vénézuélienne installée sur le pont international Simón Bolívar.

Après cela, 3 terroristes infiltrés ont fui en Colombie où ils ont été reçus par 2 dirigeants de l'extrême-droite vénézuélienne : l'ex-député d'opposition José Manuel Olivares et le dirigeant de l'Université des Andes (ULA) Villca Fernández, tous 2 en fuite pour échapper à la justice vénézuélienne.

 

« Du calme, ils sont à nous, » ont-ils dit quand ils ont vu arriver les infiltrés qui couraient avec leurs armes vers le côté colombien de al frontière.

Le correspondante de Telesur sur place, Madeleine García, a précisé qu'après la barrière de sécurité, il y avait un cordon d'au moins 30 policiers vénézuéliens dont l'un a été blessé. Une photographe chilienne a également été blessée quand la barrière a été forcée.

Le protecteur de l'état de Táchira, Freddy Bernal, a dénoncé le fait que le Gouvernement du Président de la Colombie, Ivan Duque, essaie de porter atteinte à la paix au Venezuela pour obéir aux ordres donnés par le président étasunien Donald Trump, comme l'a dit le président vénézuélien et d'autres porte-aroles de son Gouvernement : « Duque essaie de porter atteinte à la paix au Venezuela et il attaque » un pays frère. Malgré cela, nous sommes toujours ici, tranquilles et en paix, » a-t-il affirmé.

Il a signalé que la plupart des fonctionnaires vénézuéliens défendent toujours fermement la patrie et qu'ils ne rendront ni aux empires ni aux Gouvernements qui leur sont soumis.

A propos de la remise par le Gouvernement vénézuélien de 20 600 caisses des Comités Locaux d'Approvisionnement et de Production (CLAP) à la population colombienne, Bernal a assuré qu'elle se ferait sur le pont Simón Bolívar pour améliorer la situation de famine que vit le peuple de Colombie qui réside dans le Nord de Santander comme l'a ordonné le Président Maduro.

A la suite de ces faits, des citoyens vénézuéliens sont venus sur le pont Simón Bolívar en criant des slogans en faveur de la paix et du Gouvernement du président Nicolás Maduro.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

(…)

3 membres de la GNB qui agissaient pour leur propre compte sans doute dans l'intention de déserter, ont conduit ces véhicules blindés sur le pont, ont foncé sur les barrières de sécurité et sur un groupe de membres de la Police Nationale Bolivarienne (PNB) qui se trouvait au milieu du pont, blessant un membre de la PNB et un photographe chilien. En arrivant du côté colombien, ils ont été reçus par les services d'Emigration Colombie et par 2 opposants vénézuéliens : le fugitif José Manuel Olivares et Vilca Fernández.

« Du calme, ils sont à nous, » ont crié Olivares et Vilca Fernández aux autorités colombiennes quand les déserteurs sont descendus des véhicules blindés avec leurs armes de service, selon Madeleine García, la journaliste de Telesur.

« Ils cherchaient à dire que la GNB attaquait la Colombie, » a déclaré Freddy Bernal, le protecteur de l'état de Táchira qui a dénoncé une tentative de faux positif.

Vilca Fernández a bénéficié d'avantages au mois de juin 2018 à la suite des dialogues de paix entre e Gouvernement et l’opposition.

Erika Ortega, journaliste à RT, a partagé une vidéo sur laquelle on voit le moment de la désertion et des membres de la « Coalition Aid and Freedom » qui aident à recevoir les déserteurs. Ce groupe connu sous le nom de « Coalition Aide et Liberté au Venezuela » est un mouvement de l'opposition vénézuélienne qui mis en place à la demande de Juan Guaidó qui affirme organiser « des volontaires » pour la soi-disant « aide humanitaire » mais qui agit en réalité comme un groupe de choc.

(…)

Bernal a expliqué que les infiltrés ont pris les véhicules blindés de la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) sont rentrés dans la barrière de sécurité vénézuélienne installée sur le pont international Simón Bolívar qui unit le Venezuela et la Colombie : « Avec la complicité de la Police Nationale de Colombie, ils ont jeté les grilles dans le fleuve Táchira et ont essayé d'entrer de force par le pont Simón Bolívar mais la Police Nationale Bolivarienne a réagi rapidement. »

Il a précisé qu'il s'agit de 2 sergents de la Garde Nationale : 1 qui travaillait à la cuisine et l'autre dans les services administratifs, gardait les portes de la garnison : « Les traîtres sont rares et nous, les patriotes, sommes l'immense majorité, » a-t-il déclaré. 

3ces jours-ci, nous disions que la frontière était en paix et était toujours en paix mais que le Gouvernement d'Iván Duque - de Colombie - et des traîtres vénézuéliens allaient monter un faux positif et c'est ce qu'ils ont fait ce matin.Nous voulons dénoncer, de plus, le fait qu'aujourd'hui, ce qu'avait dit Guaidó est devenu réalité : que peu importaient les morts, que ce serait un investissement. »

Cependant, Bernal a souligné que malgré les prophéties annonçant la violence, la paix allait triompher : « Nous sommes ici, une frontière de paix, une frontière calme et nous continuerons à faire la fête bolivarienne, » a-t-il déclaré.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

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