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Venezuela : Grande opération de faux positifs planifiée par les Etats-Unis et la Colombie pour attaquer le Venezuela

26 Fév 2019
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Caracas. Mercredi 27 février 2019. CCN/Bolivarinfos/Françoise Lopez. « Le Gouvernement Bolivarien a défendu le droit à la paix de tout le peuple vénézuélien, » a affirmé dimanche le vice-président du secteur de la Communication, du Tourisme et de la Culture, Jorge Rodríguez, dans des déclarations à la presse faites au Palais de Miraflores, à Caracas.

Rodríguez a assuré qu'on «  a réussi, avec fermeté et ténacité, avec la tête froide et des nerfs d'acier, à démanteler les opérations de faux positifs » sur le Pont International Simón Bolívar : « Le peuple, la Police Nationale Bolivarienne, la Garde Nationale Bolivarienne ont défendu le droit à la paix, » a déclaré Rodríguez.

« Si les plans de Juan Guaidó, du président colombien Iván Duque, du secrétaire général de l'OEA Luis Almagro et du président chilien Sebastián Piñera avaient réussi, qui sait quel affrontement violent nous affronterions aujourd'hui, » a-t-il ajouté.

Il a déclaré que l'incendie de 2 camions sur la frontière colombo-vénézuélienne qu'ils ont cherché à imputer aux forces de sécurité vénézuéliennes constitue un fake news (fausse information) : « Il n'avait aucune intention d'amener de l'aide humanitaire, ceux qu'ils essayaient de faire était une agression contre un pays qui défend sa souveraineté et sa démocratie, » a-t-il commenté.

Celui qui est aussi ministre de la Communication et de l'Information a présenté des vidéos qui prouvent les liens du président colombien et de députés vénézuéliens avec l'incendie de ce chargement.

« Tout cela s'est produit du côté colombien, avec la complicité du président Iván Duque. Ca a été fait par les mêmes délinquants qui étaient sur le camion, qui se sont baissés et ont vidé les bombonnes d'essence. De plus, on voit clairement les cocktails Molotov lancés pour incendier le camion. Dans ces camions, il n'y avait rien, ils étaient destinés à être brûlés, » a-t-il expliqué.

Il a dénoncé le fait que ces actions ont été organisées en territoire colombien dans l'intention d'envahir le territoire du Venezuela parce qu'à aucun moment, l'idée n'avait été de faire entrer des aliments ou des médicaments : « La Colombie est un pays expert en faux positifs. Il n' avait aucune intention d'amener de l'aide humanitaire. »

Il a montré comment 2 infiltrés ont jeté des véhicules blindés de la Garde Nationale Bolivarienne contre les barrières situées sur le Pont International Simón Bolívar et ont blessé une policière et une journaliste chilienne : « S'il était vrai qu'ils voulaient faire entrer de l'aide humanitaire, pourquoi la première chose qu'ils ont faite a-t-elle été d'écraser des gens avec les blindés ? » a demandé Rodríguez et il a assuré que l'objectif était de créer un faux positif pour rendre les membres de l'armée vénézuélienne responsable de la violence.

« Ne mentez plus ! L'opération d'hier était destinée à écraser des gens avec des blindés. Quel être humain a le culot de voir la mort de gens comme un investissement ? C'est la sorte de gens d'hier. Et le bobard de « l'aide humanitaire » est clair : c'était seulement une agression contre le Venezuela, » a-t-il déclaré.

Rodríguez a affirmé que cette action montre les véritables intentions de Guaidó qui a fréquemment déclaré aux médias que la transition se ferait à n'importe quel prix parce que « les morts ne sont pas un coût, c'est un investissement sur l'avenir. »

Le vice-président du secteur de la Communication, du Tourisme et de la Culture, Jorge Rodríguez, a réaffirmé que le soi-disant Gouvernement du député de l'Assemblée Nationale (AN) dans l'illégalité et dont les actes sont nuls et non avenus, Juan Guaidó, qui s'est autoproclamé « président par interim » est illégitime : « Le soi-disant Gouvernement de Guaidó en soi est un mensonge, » a-t-il déclaré.

Des opposants violents agressent Olivares sur la frontière colombienne parce qu'il ne les avait pas payés.

Rodríguez a aussi révélé que le député de l'Assemblée Nationale (AN) José Manuel Olivares a été frappé, dans la zone frontalière de l'état de Táchira, samedi, par des jeunes qu'il avait engagés (des “guarimberos”) parce qu'il ne les avait pas payés : « La façon dont les mêmes guarimberos drogués brûlent le camion avec la soi-disant aide humanitaire est parfaitement claire sur les vidéos. Et ensuite, il y a le coup qu'ils donnent à leur chef (Olivares) parce qu'il ne les a pas payés, » a indiqué Rodríguez.

Rodríguez a fait ces déclarations à la suite de la publication par Olivares d'un twitt dans lequel il disait qu'il avait été attaqué par 3 « membres infiltrés » dans les rangs des volontaires au moment où l'extrême-droite cherchait, obéissant aux ordres des Etats-Unis, à faire entrer de force le soi-disant « aide humanitaire » au Venezuela. 

Rodríguez a déclaré que la version d'Olivares est invraisemblable puisque le député a voulu faire croire que des partisans du président Nicolás Maduro étaient entrés à Cúcuta alors que la frontière était fermée et bien que les guarimberos aient été soutenus par la Police Nationale de Colombie avaient réussi à accéder, à frapper Olivares et ensuite l'avaient amené au Venezuela sans aucune résistance des violents qui étaient sous les effets de la drogue.

Rodríguez a rappelé qu'en 2017, le député de l'AN Miguel Pizarro et Henrique Capriles Radonsky avaient été frappés par les mêmes “guarimberos” qui sont à présent à Cúcuta parce qu'ils ne les avaient pas payés.

Le cas de Freddy Superlano 

Rodríguez a aussi évoqué le député à l'AN dans l'illégalité Freddy Superlano Salinas et son assistant et cousin Carlos Salinas, qui ont été intoxiqués par 2 prostituées dans un motel à Cúcuta, Colombie, un événement lors duquel ce dernier est mort et que la droite a utilisé pour créer un autre faux positif.

Le média La Opinión de Cúcuta rapporte les faits :

« Les cousins Salinas passaient la nuit de vendredi en compagnie de 2 femmes après être allé les chercher au Centre Commercial Bolívar mais hier, vers 6 heures du matin, ils ont décidé d'aller dans un motel continuer la fête. Il semblerait qu'une fois dans la chambre, celles qui les accompagnaient les aient drogué Superlano et son cousin qui ont perdu connaissance.

Selon ce qu'on sait, les 2 femmes leur ont volé leurs bagues, leurs téléphones portables et l'argent liquide qu'ils avaient sur eux et ont quitté les lieux. Cependant, les autorités ont engagé une enquête et appuient les travaux d'identification des suspectes sur les vidéos des caméras de sécurité de l'établissement qui sont contrôlées par la Police. »

Rodríguez a assuré qu'il existe des enregistrements des 4 personnes en train de payer la chambre et que les caméras ont également enregistré le moment où les 2 femmes ont quitté le motel. « Vers 6 heures du matin, alors qu'ils demandaient aux gens d'envahir le Venezuela, alors qu'ils écrasaient la journaliste chilienne et la Police Nationale Bolivarienne (PNB), alors qu'ils avaient mise en place la terrible opération de faux positif pour écraser des centaines de personnes qui traversaient le pont Simón Bolívar, Superlano était dans un hôtel avec une prostituée ! »

Il a aussi déclaré : « Marco Rubio, (le sénateur de l'état de Floride, des Etats-Unis) a mentionné un événement familial que nous n'avons pas voulu mentionner mais nous le faisons parce qu'il faut prouver au monde l'immense et puissante opération de faux positif destinée à agresser le Venezuela. »

Il a souligné que, grâce à l'échec de ces plans de déstabilisation que l'extrême-droite à tenté de perpétrer sur la frontière du Venezuela, aujourd'hui, le pays est en paix.

« Le peuple, la Police Nationale Bolivarienne, la Garde Nationale Bolivarienne ont défendu le droit à la paix » et le démantèlement des opérations de faux positif sur le Pont International Simón Bolívar destinées à porter atteinte à la tranquillité des citoyens a réussi.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

NOTE de la traductrice:
En effet...

Précisions apportées par Maurice Lemoine :

le terme « faux positif » vient de Colombie. 

* Le scandale des faux positifs est le nom donné aux révélations qui, fin 2008, ont impliqué des membres de l'armée nationale colombienne dans des assassinats de civils innocents, dans le but de les faire passer pour des guérilleros morts au combat. Ces assassinats avaient pour objectif d'améliorer les résultats des brigades de combat et d’obtenir des primes et des gratifications. . 

5 700 plaintes avaient été posées devant la justice en 2015, donnant théoriquement lieu à 3 430 enquêtes. 

D’après les chiffres de la Justice spéciale pour la paix (née après les accords de paix entre les FARC et le gouvernement) en août 2018, cette pratique criminelle aurait fait 2 248 victimes (mais sans doute beaucoup plus).

Maurice Lemoine 

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CCN

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