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Venezuela : Le « Plan directeur » des États-Unis pour en finir avec le Venezuela

01 Mai 2019
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Caracas. Mercredi 1 mai 2019. CCN/Bolivarinfos/Françoise Lopez. Venezuela : Le « Plan directeur » des États-Unis pour en finir avec le Venezuela L'art de la perversion va jusqu'à recommander de harceler, tourner en ridicule et montrer le président du Venezuela, Nicolas Maduro comme un symbole de maladresse et d'incompétence

En 100 jours, les violences se sont soldées par 172 morts, concentrées dans 51 municipalités du pays. Ce nombre effrayant en dit peu sur les événements tragiques survenus lors des Guarimba de 2017. Photo : Mission Verdad Photo: Granma

UN plan sinistre est en cours. Son objectif : en finir avec le Venezuela bolivarien. Les détails de ce projet sont minutieusement précisés dans un document signé par l'amiral Kurt Walter Tidd, l'actuel chef du Commandement Sud des États-Unis.

La première phase a commencé à être appliquée avant les élections vénézuéliennes. Dans le cas où elles n’aboutiraient pas au renversement du président Nicolas Maduro, le Plan B serait activé, lequel impliquerait plusieurs pays pour imposer une « force multilatérale » d’intervention militaire et utiliserait tout l'appareil de propagande et médiatique, ainsi que des actions violentes pour « défendre la démocratie ».

Ce document appelle à « encourager l'insatisfaction populaire en renforçant le processus de déstabilisation et les pénuries » afin de « s’assurer de la détérioration irréversible de son dictateur actuel ». Ce n’est pas sans rappeler le plan qui fut présenté dans un document du Secrétaire d'État adjoint, Lester Mallory, le 6 avril 1960, visant à mettre fin à la Révolution cubaine, lequel appelait à affaiblir la vie économique, à provoquer la faim et le désespoir parmi le peuple cubain pour qu’il en vienne à renverser le gouvernement.

L'art de la perversion va jusqu'à recommander de harceler, tourner en ridicule et présenter le président du Venezuela, Nicolas Maduro comme un symbole de maladresse et d'incompétence. Le plan doit être exécuté de façon rapide et efficace contre ce qu’ils appellent la « dictature » du Venezuela.

PREMIÈRE PARTIE DU PLAN

Accroître l'instabilité interne à des niveaux critiques, en intensifiant la décapitalisation du pays, la fuite des capitaux étrangers et la dévaluation de la monnaie nationale, par l'application de nouvelles mesures inflationnistes qui aggraveraient cette dépréciation.

Exacerber la division entre les membres du gouvernement, en révélant les différences dans leurs niveaux de vie.

Faire obstruction à toutes les importations et en même temps décourager les investisseurs étrangers potentiels, afin de rendre la situation de la population plus critique.

Faire appel à des alliés internes et à d’autres personnes insérées dans le panorama national dans le but de générer des manifestations, des émeutes et de l'insécurité, le pillage, les saccages, les vols, les agressions, les séquestrations de navires et autres moyens de transport, afin de désapprovisionner le pays, à travers toutes les frontières et autres voies possibles, en perturbant la sécurité nationale des pays limitrophes.

Causer des victimes et tenir le gouvernement vénézuélien pour responsable.

Amplifier, aux yeux du monde, la crise humanitaire que traverse le pays.

Utiliser le mensonge d'une corruption généralisée des dirigeants.

Lier le gouvernement au trafic de drogue afin de discréditer son image auprès du monde et de ses partisans nationaux.

Promouvoir la lassitude parmi les membres du Parti socialiste unifié du Venezuela, en suscitant le mécontentement entre eux, afin qu'ils rompent bruyamment leurs relations avec le gouvernement.

Structurer un plan pour parvenir à la désertion des professionnels les plus qualifiés du pays, pour ne laisser aucun professionnel, ce qui aggraverait davantage la situation interne et, à cet égard, blâmer le gouvernement.

DEUXIÈME PARTIE

Intensifier le mécontentement à l'égard du « régime » de Maduro.

Souligner l'incompétence des mécanismes d'intégration créés par les « régimes » de Cuba et du Venezuela, notamment l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) et Petrocaribe.

Utiliser les officiers de l'armée comme alternative pour une solution définitive.

Continuer à durcir la situation au sein des Forces armées pour organiser un coup d'État, si cette crise ne provoque pas l'effondrement de la « dictature » ou si le « dictateur » refuse de s’en aller.

Poursuivre les tirs incessants à la frontière avec la Colombie, multiplier la contrebande de carburant et autres biens, le mouvement des paramilitaires, les incursions armées et le trafic de drogue, afin de provoquer des incidents armés avec les forces de la Sécurité frontalière.

Recruter des paramilitaires, principalement dans les camps de réfugiés à Cucuta, La Guajira et du nord de Santander, des zones largement peuplées de citoyens colombiens qui ont émigré au Venezuela et qui sont maintenant revenus.

TROISIÉME PARTIE

Préparer l'implication des forces alliées pour soutenir les officiers de l'armée vénézuélienne ou pour contrôler la crise interne.

Établir une feuille de route rapide pour empêcher le « dictateur » de continuer à prendre le contrôle de la situation interne.

Obtenir le soutien des autorités alliées dans les pays amis.

Organiser le ravitaillement des troupes, le soutien logistique et médical.

Faire bon usage des moyens de surveillance électronique et des signaux de détection ; des hôpitaux et des équipements déployés à Darien (jungle panaméenne), de l’équipement des drones du Plan Colombie, ainsi que des terrains des anciennes bases militaires de Howard et Albroock, au Panama, ainsi que de ceux appartenant au Rio Hato. Par ailleurs, le Centre humanitaire régional des Nations Unies, conçu pour les catastrophes et les situations d'urgence humanitaire, dispose d'un aérodrome et de ses propres entrepôts.

Progresser dans l'implantation de bases pour avions de combat et hélicoptères, véhicules blindés, postes de renseignement et unités logistiques militaires spéciales, policiers, officiers militaires et prisons.

Mener l'opération militaire sous drapeau international, parrainée par la Conférence des armées latino-américaines, sous la protection de l'OEA et la supervision, dans le contexte légal et médiatique, du Secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro.

Déclarer la nécessité que le Commando continental renforce son action, en utilisant l'instrument du Chapitre démocratique interaméricain, afin d'éviter la rupture démocratique.

Associer le Brésil, l'Argentine, la Colombie et le Panama pour obtenir le plus grand nombre de troupes, mettre à profit leur proximité géographique et leur expérience des opérations dans les régions forestières ou de jungle.

Renforcer l’internalisation de l'action par la présence d'unités de combat des États-Unis et des pays cités, sous le commandement général de l'état-major interarmées dirigé par les États-Unis.

Promouvoir la participation internationale à cet effort dans le cadre de l'Opération multilatérale avec des contributions d'États, d'organismes non étatiques et d’organisations internationales et fournir une logistique adaptée, des renseignements et des soutiens, notamment en prévoyant les points les plus utiles à Aruba, Puerto Carreño, Inirida, Maicao, Barranquilla et Sincelejo en Colombie, et Roraima, Manaos et Boavista au Brésil.

PLAN MÉDIATIQUE

Accroître à l'intérieur du pays, par le biais des médias locaux et internationaux, la diffusion de messages conçus et basés sur des témoignages et des publications issus du pays lui-même, en faisant appel à toutes les capacités possibles, y compris les réseaux sociaux.

Assurer ou montrer l'utilisation de moyens violents par la « dictature » pour obtenir un soutien international en utilisant toutes les capacités de la guerre psychologique de l'armée étasunienne.

Les États-Unis devront soutenir sur le plan interne les États américains qui les soutiennent, rehausser leur image et de l'ordre multilatéral des institutions du système interaméricain, en tant qu'instruments pour la solution des problèmes régionaux.

Promouvoir l’idée de la nécessité d'envoyer la Force militaire de l'ONU pour imposer la paix, une fois que « la dictature corrompue de Nicolas Maduro aura été renversée ». •

SOURCE : Ces éléments sont tirés d’un article de la journaliste argentine Stella Calloni.

http://fr.granma.cu/mundo/2019-04-30/le-plan-directeur-des-etats-unis-pour-en-finir-avec-le-venezuela

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