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Amérique Latine : Les Etats-Unis, le vrai Pirate des Caraïbes

03 Jui 2020
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Amérique Latine. Mercredi 3 juin 2020. CCN/Bolivarinfos/Françoise Lopez. Le comportement des Etats-Unis dans leurs relations avec les pays, leur façon d'orienter leur commerce et même de combattre des maux qui affectent l'ensemble de la planète placent Washington en marge des lois internationales. Il se comporte comme un pirate.

Les productions de l'industrie du cinéma étasunien ne sont pas à la hauteur ds agissements du président Donald Trump en terme de piraterie internationale que ce soit dans la lutte contre le COVID-19 ou dans ses actions destinées à empêcher le commerce entre l’Iran et le Venezuela.

En effet, Donald Trump et le régime civil et militaire qu'il dirige dépassent la portée et les intérêts que représentait le pirate Jack Sparrow, interprété par l'acteur Johnny Deep dans la saga des studios Disney “Pirates des Caraïbes”. 

Un Trump qui a commencé à utiliser des techniques propres à ces personnages qui dévastaient les mers dans la première moitié du XVI° siècle et la première moitié du XVII° siècle essentiellement. En ce temps-là, ils agissaient avec des patentes de course, des boucaniers, des flibustiers ou par la voie directe grâce à leurs forces navales. Comme c'est arrivé avec l'Empire britannique qui ravageait les villes côtières des colonies de l'empire espagnol d'autrefois, chaque fois qu'il attrapait ses bateaux chargés de trésors provenant pour la plupart des terres américaines, il marche vers cette « vache gloutonne et gaspilleuse qu'était la monarchie hispanique. »

Un Trump, que en ce XXI° siècle, a donné une nouvelle dimension au concept de pirate international car non content de faire chanter le monde, de soumettre à un blocus les nations qu'il n'apprécie pas, de voler leurs fonds investis dans des banques étrangères, de remettre des entreprises en usufruit à des cliques politiques impliquées dans des processus de déstabilisation, il fait aussi des incursions dans le vol de véritables trésors en temps de COVID-19: ventilateurs mécaniques, kits de détection du virus, gants chirurgicaux, masques et tout ce qui peut être usurpé que ce soit dans les aéroports étrangers ou en faisant usage des lois de la piraterie qu'il a l'habitude d'appliquer grâce à son pouvoir économique et militaire.

Il en a même été ainsi avec des pays amis auxquels il a rançonné des expéditions déjà payées, ce qui veut dire multiplier l'offre jusque par 3 à l'aéroport par rapport à ce qui avait été payé pour changer la destination du matériel. Ainsi, le gouvernement allemand a qualifié le Gouvernement étasuniens de « pirate moderne » qui utilise les méthodes propres non seulement à ces individus qui agissent en mer mais aussi aux pistoleros de l'ouest sauvage.

La sénateur de Berlin, Andreas Geisel, a accusé le Gouvernement étasunien d'avoir détourné à Bangkok 200 000 masques de protection contre le COVID-19 destinés à la police de Berlin. « Au point où en sont les choses, nous affirmons que cela est en relations avec l'interdiction du Gouvernement des Etats-Unis d'exporter des masques. Nous considérons que cet acte est un acte de piraterie moderne, » a déclaré Geisel.

A la même date – début avril 2020 – la compagnie étasunienne 3M a fait savoir que le président Trump lui avait demandé de cesser d'exporter des masques et des respirateurs N95 très demandés pendant la pandémie au Canada et en Amérique Latine. La France, pour sa part, a critiqué la conduite d'intermédiaires étasuniens qui ont payé jusqu'à 3 fois la valeur d'une charge sur le point d'être embarquée dans un avion à destination de ce pays. Renaud Muselier, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a déclaré qu'au moment où le pays affronte une crise à cause de la pénurie de matériel médical, les Etats-Unis ont acheté un avion chargé de masques produits en Chine qui était sur le point de s'envoler pour la France. 

Le comportement des Etats-Unis dans leurs relations avec les pays, leur façon d'orienter leur commerce et même de combattre des maux qui affectent l'ensemble de la planète placent Washington en marge des lois internationales. Il se comporte comme un pirate, selon la définition qu'en donne l'écrivain Manuel Lucena : « Celui qui vole pour son propre compte … un ennemi du commerce qui agit seulement par désir de lucre, sans aucune discrimination de pavillon national. »

Quelqu'un qui se place, enfin, hors du système prédominant de l'époque et qui, dans la plupart des cas, peut être considéré comme un misérable, un délinquant et un déserteur. Une description exacte pour ce misérable qui il vole les articles dont les autres ont besoin, un délinquant car il le fait en utilisant des moyens illégaux comme un vulgaire délinquant et en plus, en le faisant en dehors des lois internationales, il se comporte comme un déserteur.

Le Pirate veut attaquer l’Iran et le Venezuela

Ces derniers jours, la conduite du chef de gang de quartier qui caractérise les Etats-Unis, leurs agissements hors des canons de respect des lois internationales a dépassé tout ce que peut supporter un monde pendant une pandémie. De plus, les effets sanitaires, économiques et le peu de possibilités de changements positifs à court terme rendent encore plus condamnable cette conduite propre aux hors-la-loi. Un Gouvernement étasunien qui menace à droite et à gauche, qui sanctionne celui qui ose l'affronter, qui bloque les actifs des pays dont il veut usurper les richesses naturelles. Un Gouvernement qui affronte même la Chine, la Fédération de Russie, le Venezuela, Cuba, la République Islamique d’Iran et même des pays alliés qui ont dû céder face à l'arrogance de Washington.

La situation la plus brûlante concerne les menaces de Trump et de son équipe civile et militaire contre l'Iran qui, dans son droit légitime de faire du commerce avec qui il veut et de vendre ses produits à qui il veut, dans ce cas du pétrole, à qui est prêt à l'acheter, affronte les menaces militaires de Washington. En fait, un frein naval aux pétroliers qui , partis du port iranien de Bandar Abás, font route vers des ports vénézuéliens. Les Etats-Unis , profitant de ses sanctions contre le Venezuela qui ont provoqué l'envoi de bateaux de guerre dans la zone maritime vénézuélienne, ont décidé que ces bateaux, l'USS Detroit, l'USS Lassen, l'USS Preble et l'USS Farragut pourraient être utilisés pour empêcher l'arrivée des pétroliers iraniens : une menace inacceptable.

Les dernières coordonnées connues des 5 bateaux iraniens font penser que le Fortune pourrait arriver au Venezuela le 23 mai, le Petunia, le 25, Forest, le 27, le Faxon, le 29 et le Clavel le 2juin. Cette réalité nous indique que la vision stratégique de l'Iran dépasse de beaucoup les idées des Etats-Unis et ce qu'ils ont envisagé. Washington, à mon avis, n'a jamais imaginé que ses agressions, ses interventions et ses conflits en général au Moyen Orient vont exploser ici même, sur notre continent, sous sa barbe de flibustier. Là, on voit clairement que l'Iran a étudié la situation sérieusement et en profondeur. Audacieusement, conscient de ses capacités, il est sorti de la zone du golfe Persique , du Détroit d'Ormuz et de leurs environs.

Là, ceux qui ont un gros dilemme, ce sont les Etats-Unis car il sera très difficile pour le Gouvernement de Trump, d’attaquer es bateaux iraniens dans les eaux internationales puisque ça créerait un précédent aux conséquences incommensurables. Sans aucune déclaration de guerre, attaquer en nombre des bateaux civils ouvre la voie à ce que la la République Islamique d’Iran ou n'importe quelle autre puissance commette des actions similaires dans n'importe quel océan ou n'importe quelle mer de la planète. Alors, bon, imaginons que les bateaux de guerre étasuniens qui maraudent dans la zone maritime souveraine du Venezuela osent aborder les bateaux iraniens sous prétexte « d'inspecter ces bateaux. » Cette conduite accorde immédiatement à l'Iran la possibilité de faire exactement la même chose avec des bateaux d'entreprises étasuniennes qui naviguent dans les eaux qu'il contrôle. Si rien de cela n'arrive et que les bateaux iraniens arrivent dans les eaux territoriales bolivariennes, l'effet politique sur le monde sera conséquent. Washington est pris dans une camisole de force comme le fou à qui on la met pour contrôler sa conduite inadéquate.

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a annoncé que la FANB escorterait les bateaux iraniens qui transportent du combustible dans la zone maritime du Venezuela. 

« Nous, nous avons pris contact avec le ministre iranien de la Défense, tous ces bateaux, quand ils entreront dans notre zone économique exclusive, seront escortés par des navires, des bateaux et des avions de la Force Armée Nationale Bolivarienne pour leur souhaiter la bienvenue et dire au peuple iranien : « Merci pour tant de solidarité et de coopération » dans les difficultés qu’affronte le monde, qui est notre maison, à cause du coronavirus. »

Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a fait savoir que le jeudi 21 mai, la Force Armée Nationale Bolivarienne a fait des essais de missiles dans les eaux du nord du pays à cause de l'escalade des tensions avec Washington.

« Nous avons été témoins de manœuvres militaires (…) sur l'île de La Orchila, avec des essais de missiles de très grande précision pour défendre les eaux et les côtes du Venezuela. »

Des essais qui ont été exécutés dans le cadre des manœuvres militaires intitulées « Bouclier Bolivarien, » un déploiement permanent destiné à renforcer la défense du pays contre les menaces des Etats-Unis et de leurs alliés contre le Venezuela. En accord avec les affirmations des autorités vénézuéliennes, la République Islamique d’Iran a prévenu aussi bien le Gouvernement des Etats-Unis que l’Organisation des Nations Unies (ONU) qu'elle se réserve le droit légitime de contrecarrer toute action belliqueuse des Etats-Unis. 

Téhéran a affirmé dans une lettre envoyée par le chancelier Mohamad Yavad Zarif que la politique d'agressions menée à bien par le Gouvernement de Trump viole le droit international et que ces actions d'ingérence en Mer des Caraïbes « sont des menaces illégales, dangereuses et provocatrices. Une sorte de piraterie qui suppose un gros risque pour la paix et la sécurité internationales. »

Comme preuve de sa façon d'agir différente et de comprendre le respect du droit international, l’Iran, à travers son vice-chancelier pour les affaires politiques, a convoqué l'ambassadeur de Suisse à Téhéran (le pays qui représente les intérêts des Etats-Unis après la rupture des relations diplomatiques en 1979) Marcos Lightner, pour protester contre les actions et les déclarations menaçantes de Washington à propos du pétrolier sous pavillon iranien qui navigue vers le Venezuela.

« L’utilisation de mesures coercitives ou d'une autre sorte d'intimidation par les Etats-Unis est une menace pour (…) le libre flux de l'énergie et est une manifestation évidente de piraterie, une grave violation du droit international et contrevient aux objectifs et aux principes établis dans la Charte des Nations Unies. Toute menace contre les bateaux de notre pays affrontera la « réponse immédiate et ferme de l’Iran. » 

Les Etats-Unis veulent poursuivre la saga de “Pirates des Caraïbes” même en l'élargissant à toutes les mers du monde, imaginant que leur action leur vaudra de la considération en tant qu'artiste politique de l'année. La difficulté se trouve dans le fait qu'ils n'ont pas pris en considération les autres acteurs internationaux qui font les choses avec le sérieux et la responsabilité que mérite l'humanité. Washington joue avec le feu et l’Iran l'a prévenu par l'intermédiaire du porte-parole de son Gouvernement, Ali Rabiei, qui a signalé que toutes les options sont ouvertes pour répondre à Washington et à son gouvernement si quelque chose est fait contre les pétroliers iraniens qui vont au Venezuela.

Même si les Etats-Unis ont une longue histoire de piraterie, il est encore trop tôt pur se prononcer sur la réaction de l’Iran. Mais s'ils commettent une telle erreur, nous nous réservons toutes les possibilités et nous ferons des réponses proportionnées pour préserver la liberté de naviguer et faire payer un prix sans précédent pour ces illégalités. » 

L’Iran l'a dit clairement : les conséquences de toute action irrationnelle contre les bateaux sous pavillon de la République Islamique d’Iran retomberont sur Washington.

(Extrait de Rebelión)

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

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