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Venezuela : Un faux rapport de l'Université Johns Hopkins inventé par Human Rights Watch

03 Jui 2020
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José Miguel Vivanco (Archivo) José Miguel Vivanco (Archivo)

Caracas. Mercredi 3 juin 2020. CCN/Bolivarinfos/Françoise Lopez. Le soi-disant rapport de l'Université Johns Hopkins et Human Rights Watch (HRW) n'existe pas. Ce n'est qu'un résumé des rapports récurrents de l'ONG de José Miguel Vivanco qui a été présenté lors d'une conférence de presse virtuelle à laquelle a participé le docteur Kathleen Page, qui a dit  « sans avoir les données en mains, » qu'elle estime à 30 000 les morts du COVID-19 au Venezuela « et les Vénézuéliens vont beaucoup souffrir. »

tout cela a été combiné avec l’intervention de Vivanco pour affirmer, une fois de plus, que le Président Nicolás Maduro est un dictateur.

Kathleen Page est, en effet, membre du Centre de Santé Publique et des Droits de l'Homme de l'Ecole Bloomberg de Santé Publique de Johns Hopkins, une fondation financée par le multimillionnaire Michael Bloomberg, ex-maire de New York et ex-pré-candidat démocrate à la présidence qui, en février dernier, avait émis un communiqué de soutien à Juan Guaidó dans lequel il disait des choses comme : « Sachez que quand le Gouvernement de Maduro tombera, nous soutiendrons vos efforts pour reconstruire un Venezuela libre, prospère et démocratique. »

Mais il n'existe aucun rapport de l'Université ni même du centre auquel elle appartient. Sur le site du centre, on trouve seulement une invitation à la conférence de presse à laquelle elle participerait.

La seule information donnée par l'Université Johns Hopkins sur le Venezuela et le COVID-19, ce sont les statistiques sorties en temps réel sur tous le pays qui peuvent être consultées là et où on rapporte les mêmes informations que le Gouvernement vénézuélien : 11 morts du coronavirus au Venezuela.

Page, comme elle le dit elle-même dans sa conférence de presse, travaille depuis plus d'un an pour HRW. C'est le docteur qui s'est présenté au Conseil de Sécurité de l'ONU le 10 avril dernier pour demander qu'on déclare l'urgence sanitaire au Venezuela, toujours pour Vivanco. Elle écrit aussi des articles à 4 mains avec Tamara Taraciuk, la personne que Vivanco utilise exclusivement pour s'occuper de ce qui concerne le Venezuela. Pour le 25 mars, elles ont écrit un article critiquant l'action du Gouvernement vénézuélien face au coronavirus pour le journal La Tercera du Chili. 

Sur le compte Twitter de Page, @DrKathleenPage1, il n'y a que 6 twitts dont 5 sont dirigés contre le Gouvernement du Venezuela.

C'est avec ces antécédents que Vivanco et Page sont venus il y a 3 jours à la conférence de presse pour parler du Venezuela. Page a dit baser son interprétation sur des sondages faits dans des hôpitaux du Venezuela et des conversations téléphoniques avec des médecins dans lesquelles se détachaient le problème du manque d'eau. Presque à la fin de la conférence de presse, elle a lancé le chiffre de 30 000 morts, « modéré, » dit-elle.

Cette donnée a été reprise par l'agence de presse France Press, entre autres et ensuite par des dizaines de médias comme la revue colombienne Semana : « Le Venezuela ment sur le nombre de morts du COVID-19, disent HRW et Johns Hopkins. »

Le journal argentin Clarín a repris la fausse information sur son site et y a ajouté une autre erreur : qu'au Venezuela vivent 30 000 000 000 de personnes.

Page a été encore plus téméraire que le rapport de HRW car celui-ci ne comprend pas son chiffre de 30 000 morts. Il note seulement, en las ajoutant aux vieilles déclarations de Vivanco contre le Gouvernement du Venezuela, que le nombre réel est beaucoup plus élevé à cause de la faible disponibilité de tests fiables. »

Cette fausse information, bien que publiée dans de nombreux médias, en particulier en Amérique, a été très peu divulguée par les médias de l'opposition vénézuélienne qui préfèrent des concepts relatifs pour pouvoir spéculer à un chiffre qui ne tient pas la route, ce que l'AFP n'a pas dit alors qu'elle a un service de contrôle de données et de « contenus suspects » @AfpFactual. Elle aurait pu l'appliquer à cette information avant de lancer son câble. 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

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