Caracas. Mardi 27 Février 2018.CCN/Bolivar infos. « Pendant qu'ils font pression sur d'autres Gouvernements pour qu'ils rompent leurs relations avec nous, l'ambassade les utilise pour introduire ici des agents qui conspirent et des terroristes parce que le terrorisme a été dirigé sous la protection de l'immunité diplomatique. »

Fidel Castro Ruz

Pendant ces presque 20 années de révolution, nous avons eu au Venezuela 5 ambassadeurs yankees, chacun plus irrespectueux et pratiquant plus l'ingérence que le précédent : John Maisto (1997–2000), Donna Hrinak (2000 –2002), Charles Shapiro (2002–2004), William Brownfields (2004–2007) et Patrick Duddy (2007–2010) et d'innombrables chargés d'affaires, certains pendant la période qui a suivi un changement d'ambassadeurs et d'autres, à partir de 2010, parce qu'un nouvel ambassadeur n'a pas été nommé. Un 6° ambassadeur du nom de Larry Palmer, désigné pour remplacer Duddy a atteint ce qui doit être un record mondial d'imprudence diplomatique en signalant au Sénat de son pays avant de venir au Venezuela une soi-disant « baisse du moral » des Forces Armées Nationales Bolivariennes (FANB) et de soi-disant liens du président Chávez avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombia (FARC), raison pour laquelle il n'a pas reçu l'approbation de notre chancellerie et n'a pas pu exercer sa charge. Nous présentons à la suite ces funestes personnages :

John Maisto était un vétéran des opérations secrètes et des opérations de renseignement . En Bolivie, il avait assisté la CIA lors de la capture et de la mort de Ché Guevara, il avait travaillé dans le renseignement en Colombie et au Costa Rica. Aux Philippines, il avait aidé à renverser le président Marcos, au Panama, il gérait la section politique de l'ambassade sui a préparé l'invasion de 1989 et au Nicaragua, au début des années 90, il a aidé à démanteler le Gouvernement sandiniste après la victoire sous tutelle de Violeta Chamorro. Au Venezuela, avant la victoire de Chávez aux élections en 1998, l'ambassade étasunienne avait financé une campagne médiatique contre lui et en faveur du candidat Henrique Salas Römer qu'is ont réussi à imposer comme candidat à tous les partis de droite à a fin de la campagne, destituant les autres candidats qui avaient fait campagne pendant plus d'un an.

 

Donna Hrinak avait été ambassadrice en République Dominicaine et en Bolivie, des pays dans lesquels elle avait l'habitude de traiter les présidents comme si elle était leur patron. C'est peut-être pourquoi on lui a facilité l'obtention d'une audience privée avec Chávez après que celui-ci ait condamné le bombardement de l'Afghanistan par les Etats-Unis qui a fait de nombreux morts civils. Lors de cette audience, suivant les instructions de sa chancellerie, elle essaya d'exiger de lui qu'il soit moins critique envers les Etats-Unis. Il est bien connu que Chávez l'a interrompue en disant : « Vous parlez comme le Chef de l'Etat. En ce qui concerne votre position, vous ne vous comportez pas correctement, s'il vous plaît, retirez-vous maintenant... » Certaines sources ont soutenu que Chávez l'a laissée lire le message jusqu'à la fin, ce qui n'enlève rien à sa position si digne et courageuse.

 

Charles Shapiro était apprécié pour son travail d'attaché militaire au Chili tandis qu'il préparait le renversement de Salvador Allende et s'était distingué pendant la « guerre sale » contre les guérillas du Salvador et du Nicaragua dans les années 80. C'est pourquoi Washington avait confiance en lui pour traiter le « problème Chávez. » Il est arrivé au Venezuela un mois avant le coup d'Etat d'avril 2002 qu'il a évidemment contribué à financer et auquel il a participé directement comme le prouvent les enregistrements de certaines émissions de radio faites par les putschistes ainsi que sa présence avec les attachés militaires James Roger et Ronald Mac Cameron aux côtés des généraux putschistes à Fuerte Tiuna” (siège du Ministère de la Défense) les 11 et 12 avril. Il faut noter que le 13 avril, il s'est rendu à Miraflores avec l'ambassadeur d'Espagne à Caracas, Manuel Viturro de la Torre, pour rencontrer personnellement le président de fait Pedro Carmona Estanga, après que celui-ci ait abrogé la Constitution de 1999 et dissout les pouvoirs publics constitués. Une semaine plus tard, essayant sans doute de placer un écran de fumée sur sa participation à ces événements, Shapiro demanda à rencontrer Chávez. Lors de cette rencontre, Shapiro l'informa de l'existence d'une conspiration pour l'assassiner. Chávez lui demanda : « Que savez-vous exactement de cette conspiration ? Qui est derrière ? Donnez-moi les noms. » Shapiro haussa les épaules et dit : « Les instructions que j'ai reçues ne traitent pas cette sorte d'information. » Quelques années plus tard, Chávez commenta devant des journalistes cette conversation avec Shapiro et e décrivit comme « un vrai clown, pas un ambassadeur. » « En ayant la CIA, le FBI et d'autres agences, ils déclarent ne pas avoir plus d'informations sur ce problème. »

 

William Brownfield, a commencé sa carrière diplomatique en 1979 comme vice-consul à Maracaibo, la seconde ville du Venezuela, siège d'importantes installations pétrolières. Il est prouvé que traditionnellement, tous les postes à ce consulat sont occupés par des agents de la CIA ou par des fonctionnaires du renseignement. Avant d'être nommé ambassadeur au Venezuela, Brownfield a participé à la préparation de ce qu'on appelle le Plan Colombie et a supervisé les politiques du Département d'Etat concernant Cuba. Au Venezuela, il s'est consacré énormément à promouvoir la sécession de l'état de Zulia et a installé une succursale de l'ambassade, pas un consulat, dans la ville de Maracaibo, dans un immeuble très coûteux. Il est l'auteur d'un rapport chiffré envoyé de l'ambassade même en novembre 2006 dans lequel il précise comment des dizaines d'organisations non gouvernementales (ONG) du Venezuela reçoivent un financement du Gouvernement nord-américain par l'intermédiaire de l'USAID et du Bureau des Initiatives deTransition (OTI). Dans ce rapport, l'ambassadeur proposait la stratégie suivante : renforcer les « institutions démocratiques, » s'infiltrer dans la base politique de Chávez, diviser le chavisme, protéger les affaires vitales pour les Etats-Unis et isoler Chávez au niveau international. Il faut signaler que ce rapport ne fut divulgué qu'en avril 2013 par Wikileaks.

 

Patrick Duddy a suivi la tendance de son prédécesseur bien qu'avec plus de modération, à cause de sa plus grande prudence et de son bagage intellectuel plus important. Sous sa gestion, le contrespionnage vénézuélien reçut des rapports disant que l'ambassade nord-américaine préparait une « surprise » pour les élections régionales de 2008 qui furent cependant largement gagnées par le chavisme. Au mois d'août 2008, Chávez lui donna 72 heures pour quitter le pays dans un geste de solidarité envers le Gouvernement de la Bolivie qui avait expulsé l'ambassadeur Philip Goldberg et fermé l'ambassade. Une décision courageuse digne de servir d'exemple à cause des réussites qu'elle a provoquées jusqu'à présent. A son retour à Caracas 9 mois plus tard, il s'est consacré à prodiguer des financements juteux à des médias d'opposition, selon des rapports de Wikileaks qui rendent compte, en outre, de son mécontentement et de sa frustration à cause du très bas rendement de ces financements.

 

Après le départ de Duddy nous n’avons plus eu d'ambassadeurs mais des chargés d'affaires qui ne se sont pas moins livrés à l'ingérence et n'ont pas été moins irrespectueux que les ambassadeurs comme l'avant-dernier d'entre eux dont le nom ne mérite pas d'être cité, en demandant qu'on accorde l'accès au consulat à 5 ex-hauts fonctionnaires corrompus de notre entreprise CITGO (filiale de PDVSA qui opère en territoire étasunien), en alléguant leur soi-disant nationalité étasunienne. En effet, avec l'arrogance et la stupidité qui les caractérise, ce fonctionnaire a déclaré : « Nous demandons au Gouvernement vénézuélien qu'il se mette immédiatement en conformité avec la Convention de Vienne sur es relations consulaires, » oubliant très opportunément qu'il s'agit de citoyens vénézuéliens par la naissance qui ont la double nationalité et que ce qui est important dans cette affaire, c'est qu'ils ont été accusés et privés de liberté par le Ministère Public en vertu de la commission présumée de très graves délits contre l'Etat vénézuélien.

 

L'actuel chargé d'affaires, du nom de Todd Robertson, à son arrivée au Venezuela, le 18 décembre dernier, essayant de se présenter lui-même comme « le couvercle de la bouteille » a eu le toupet d'écrire sur son compte Twitter qu'il était venu au Venezuela avec la mission de rétablir la démocratie dans notre pays laissant voir implicitement avec l'arrogance et l'insolence qui le caractérisent qu'il a été envoyé par le Gouvernement de Donald Trump pour conspirer et essayer de renverser le Gouvernement constitutionnel du Président Nicolás Maduro. Ce même fonctionnaire, lors d'une réunion avec le chancelier Arreaza, se faisant l'écho d'un communiqué du Département d'Etat en date du 14 décembre 2017, a prétendu exercer une pression indue pour qu'on libère immédiatement Joshua Holt, un terroriste reconnu arrêté dans la résidence de sa conjointe (un logement populaire construit par le Gouvernement révolutionnaire dans le cadre de la Grande Mission Logement Venezuela) en possession d'un véritable arsenal de guerre dont le procès avait débuté 2 jours auparavant. Il faut noter que ce Holt a été signalé par le député à la Constituante Diosdado Cabello comme directeur d'un réseau d'espionnage yankee s'étendant sur toute l'Amérique Latine.

 

LE summum de l'ingérence de cette version en négatif d'Henry Kissinger a été atteint lors d'une mielleuse interview accordée la semaine dernière au célèbre “pitiyanqui1” Pedro Pablo Peñaloza par le média digital d'extrême oppositionwww.runrun.estellement basse et vile de la part de l'intervieweur et tellement présomptueuse de la part de l'interviewé que je ne sais pas comment en parler... Je dirais seulement sue le « diplomate » s'est consacré tout le long de celle-ci à proférer les menaces habituelles, à sa vanter de l'efficacité des sanctions imposées et à en annoncer d'autres, à inciter la FANB à faire un coup d'Etat et à annoncer que lui-même et son personnel sortiront dans la rue pour entrer en contact avec les membres de la contre-révolution, parmi beaucoup d'autres actions irrespectueuses et d'ingérence. Pour répondre à la question très bête de savoir s'il avait peur d'être déclaré persona non grata, il a répondu : « Non, je n'ai aucune peur, ce n'est pas une menace pour moi. »

 

Il est évident qu'en ce moment, il ne s'agit pas de déclarer persona non grata cet individu qui serait rapidement remplacé par un autre identique ou peut-être pire mais de trancher dans le vif et d'ordonner le départ de tout le personnel de l'ambassade nord-américaine une bonne fois pour toutes, d'en venir à avoir les relations minimales qu'il faudra toujours avoir avec l'Empire par l'intermédiaire d'un pays ami désigné d'un commun accord.

 

Une mesure de cette nature, qui pourrait sembler drastique même à des camarades bien intentionnés, correspond à mon avis aux seules relations qu'on peut conserver avec un pays qui, sans nous avoir déclaré officiellement la guerre, nous soumet à une guerre non conventionnelle dans toutes ses variantes : diplomatique, médiatique, économique, financière, psychologique et cybernétique depuis bien avant que la camarade Maduro ne soit devenu président.

Cette mesure servirait à empêcher ou au moins à rendre beaucoup plus difficile le soutien logistique et financier que l'Empire apporte effrontément à la contre-révolution à travers son ambassade depuis trop longtemps déjà, sur la base de l'immunité diplomatique.

 

C'est pourquoi dans des moments comme ceux que nous vivons, avec une recrudescence notable des actes terroristes destinés à saboter nos principaux systèmes de prestation de services publics (hôpitaux, S/E électriques, centrales de communications et stations des systèmes de transport de masse) comme cela s'est produit ces dernières semaines et face aux nombreuses tentatives de la contre-révolution pour engager une nouvelle escalade de terreur de masse grâce à des enlèvements et des assassinats sélectifs de personnalités chavistes, une mesure comme celle-là devient impérative.

 

Jusqu'à la victoire toujours !

La Patrie ou la mort !

Nous vaincrons !

Port-au-Pirince. Mardi 27 Février 2018. CCN. Le président de la République, Jovenel Moïse, et le Dr Hubert Minnis, Premier ministre du commonwealth des Bahamas, en marge de la 29e réunion intersessionnelle de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CARICOM, se sont prononcés, le dimanche 25 février, au palais national sur le futur des relations entre leurs pays. Produire des fruits et des légumes pour le marché bahaméien d’ici la fin de cette année rentre dans ce cadre.

Selon les confidences du Premier ministre des Bahamas, Jovenel Moïse a accordé au ministre de l’Agriculture un délai allant jusqu’au 21 décembre 2018 pour conditionner et acheminer vers les Bahamas les fruits et légumes dont ce pays aura besoin. Le chef de l’État, de son côté, a mis en avant l’opportunité que représente ce pays de 400 000 habitants visité par 6 millions de touristes par an. « Haïti est un pays producteur et les Bahamas un pays consommateur », a déclaré Jovenel Moïse pour faire parler son optimisme.

Le président Moïse a annoncé la tenue d’une rencontre des ministres de l’Agriculture des deux pays dans l’idée de faire les mises en place dans « un temps record » pour que les produits haïtiens puissent être exportés vers les Bahamas. Le gros problème, reconnaît-il, réside au niveau des règlements phytosanitaires. Les dignitaires ont exprimé leur désir de renforcer les liens commerciaux pour l'achat et la vente de ces produits agricoles et de pêche tout en respectant les normes de contrôle de qualité phytosanitaire en vigueur sur le marché international.

Selon un communiqué conjoint des deux parties, les discussions entre les deux hauts dignitaires se sont déroulées autour de la mise en œuvre de trois accords signés à Nassau le 29 juillet 2014 entre les deux gouvernements. Il s’agit de l’accord-cadre sur la coopération bilatérale, d'un autre sur la coopération commerciale et technique dans le domaine du contrôle de la qualité des produits agricoles et des pêcheries exportables, le dernier sur la promotion et la protection des investissements.

Au cours de cette réunion, le président Moïse et le Premier ministre Hubert Minnis des Bahamas ont exprimé leur détermination à faire face à la situation migratoire et à entreprendre des initiatives conjointes qui pourraient contribuer à réduire le flux migratoire vers les Bahamas. «Nous avons pris la décision de redynamiser ces accords afin que nos pays respectifs puissent en profiter », a affirmé Jovenel Moïse, qui a soulevé l’épineux problème d’identification des ressortissants haïtiens aux Bahamas. La solution qu’il envisage, c’est d’installer un centre de réception et de livraison des documents d’identité à l’ambassade d’Haïti à Nassau, la capitale des Bahamas.

D’autres engagements ont été pris par les deux dirigeants à l’issue de leurs pourparlers. Ils ont pris la décision de créer des opportunités économiques, commerciales et d'investissement entre les secteurs privés d'Haïti et des Bahamas. Ils ont reconnu la nécessité de développer un accord maritime pour le contrôle des frontières, pour lutter contre l’immigration illégale, le trafic des produits illicites, la migration clandestine. Le développement de la coopération culturelle ainsi que l'établissement de liens entre institutions culturelles, académiques pour une meilleure connaissance des deux pays étaient également à l'ordre du jour.

Port-au-Prince. Mardi 27 Février 2018. CCN/Le Nouvelliste. La ville accueille lundi et mardi la réunion semestrielle de la Caricom à laquelle participent des délégations de 19 pays de la région. Les principaux accès à l’hôtel Marriott à Turgeau où se déroule l’activité sont bloqués presque à longueur de journée, par mesure de sécurité, provoquant ainsi des embouteillages monstres dans les artères avoisinantes. Outre les délégations étrangères, les ministres du gouvernement, des directeurs générateurs et d’autres fonctionnaires de l’État ainsi que des membres du secteur privé ont marqué leur présence à l’ouverture de l’événement.

À la première journée, les discussions portaient sur les principaux problèmes liés à l’environnement, la sécurité, la criminalité, la lutte contre la corruption. Mais les sujets clés liés à l’intégration d’Haïti à l’organisme régional sont toujours dans l’agenda, notamment la libre cicurlation des biens et des personnes, l’adoption du créole et du français comme langues officielles, la mise en œuvre des dispositifs et des composantes du Marché et de l’économie uniques, le transport… Les autorités haïtiennes doivent débattre de ces questions pendant les deux jours des assises pour tenter d’avancer dans cette lente marche d’intégration. D’éventuels accords signés ou des solutions apportées à certains problèmes seront dévoilés ce mardi à la fin de l’événement.

Secoués très souvent par des catastrophes naturelles, les pays de la communauté accordent une importance particulière à ce fléau. Comme il l’a annoncé à Paris en décembre dernier, le président de la République plaide pour un fonds d’assurance afin de répondre plus rapidement aux besoins des pays affectés par des catastrophes naturelles, notamment dues au réchauffement climatique. « Selon les experts, la fréquence de ces phénomènes tend à augmenter, a rappelé Jovenel Moïse à l’ouverture de l’événement. Cette situation causera des pertes et dommages, parfois irréversibles, pouvant ralentir sérieusement le développement socio-économique des pays de la région et, en même temps, miner les lourds efforts engagés en vue d’atteindre les objectifs de développement durable vers l'horizon de 2030. »

Face aux menaces environnementales, le chef de l’État, qui assure la présidence de la Caricom jusqu'en juillet, appelle les leaders de la région à « tout faire pour le respect des engagements internationaux, le maintien du momentum de l’Accord de Paris ainsi que l’impulsion pour une nouvelle dynamique en faveur de l’action climatique confrontée au défi de son implémentation ».

« L’un des instruments préconisés par la Banque mondiale serait de mettre en place un mécanisme de financement ex ante, basé sur une stratégie qui permet de déployer rapidement un plan d’actions fiable à même de s’adapter à l’évolution des menaces », a avancé Jovenel Moïse. Selon lui, « cette stratégie requiert, entre autres, de la détermination régionale, un plan coordonné, un processus décisionnel rapide et enfin, un fonds de réserve pour lancer les premiers travaux de reconstruction ».

Le crime et la violence

Conscient des défis auxquels fait face la région, le secrétaire général de la Caricom, Irwin LaRocque, a attiré l’attention sur d’autres attentes. Il soutient que seul un effort commun et à long terme peut aider à relever les défis. « Alors que nous mettons en commun nos ressources et nos stratégies pour combattre les effets dramatiques du changement climatique, nous devons contrer une autre menace pour nos sociétés, le crime et la violence », a indiqué Irwin LaRocque, en ouverture de la réunion des chefs d’État et de gouvernement.

« La sécurité reste et demeure la clef de voûte pour le bon fonctionnement, par exemple, du secteur touristique régional, locomotive de l’économie de la grande majorité de nos membres », croit, pour sa part, le président de la République.

Selon lui, le crime transnational organisé est « un souci majeur tant il est devenu une gangrène pour nos États ». « Pour le combattre, une politique concertée est nécessaire, a plaidé le chef de l’État. Nous ne sommes pas sans savoir que ses effets sont lourds de conséquences pour nos sociétés et, par ricochet, pour notre jeunesse. »

Pour l’adoption du français et du créole comme langues officielles

S’il y a un élément de blocage d’intégration à la Caricom, il s’agit de la question de langue. Cette question est soulevée dans quasiment toutes les récentes réunions de l’organisme régional. Le problème reste entier. « Il y a exactement cinq ans, ici à Port-au-Prince, les chefs d’État et de gouvernement de la région ont adopté une résolution adoptant le français comme l’une des langues officielles de la Caricom », a rappelé le président de la République. Le moment, dit-il, est venu de mettre en application cette résolution « pour accompagner l’intégration d’Haïti à cette belle famille, pour une meilleure communication, donc une meilleure compréhension mutuelle, et surtout pour faire tomber cette barrière psychologique, invisible, qui a tendance à nous éloigner. Nous sommes tout à fait d’accord que notre diversité linguistique fait notre richesse culturelle. »

Qu’en est-il du tarif douanier ?

Là où le bât blesse concerne le tarif douanier dans les échanges commerciaux qui n’existent que sur le papier. « J’ai fait le constat que les échanges ont évolué, ce malgré les retards enregistrés dans le processus de révision de notre tarif douanier consolidé, a indiqué Jovenel Moïse. Mon pays est en train de finaliser le processus de renégociation de la liste de concessions tarifaires à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). J’espère que les négociations en cours avec la République dominicaine se concluront d’ici la fin du 1er trimestre 2018. Cela nous permettra de nous mettre à jour avec les dispositifs du traité révisé », a ajouté le président de la République dans son discours en prédude des réunions plénières.

Les réunions se suivent et se ressemblent. Les discours aussi. Face à la lenteur enregistrée dans le processus d’intégration au sein de la Caricom, le chef de l’État promet un « rythme plus soutenu ». « L’intérêt bien compris du peuple haïtien commande que notre pays poursuive sur un rythme plus soutenu son processus d’intégration au sein de la Caricom, a assuré Jovenel Moïse. Pour ma part, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour imprimer agilité et vitesse à notre processus d’intégration. »

 Auteur : Valéry Daudier

Guatémala. Mardi 27 Février 2018. CCN/Françoise Lopez/Bolivar infos. Loué comme le pays de l'Éternel Printemps en raison de sa végétation luxuriante et de ses paysages multicolores, le Guatemala ressemble en réalité aujourd'hui à un pays dans lequel les mauvaises pratiques et la corruption se sont installées afin de perdurer au détriment de la qualité de la vie de sa population, victime d'un dépouillement constant.

Une preuve en est le scandale qui a éclaté cette semaine lorsque l'ex-président Álvaro Colom, et 10 de ses ministres ont été arrêtés sous le soupçon d'avoir participé au détournement de 35 millions de dollars correspondant à la mise en place d'un système de transport dans la capitale du pays.

Selon les données fournies par le Parquet, le chef d'état et plusieurs de ses ministres ont signé un accord qui a permis le transfert à des entreprises privées d'importants fonds publics censés être utilisés dans la création du dit Transurbain, appelé supposément à résoudre le problème chronique du déplacement rapide et sûr de centaines de milliers de personnes dans la capitale.

Ces firmes ont, non seulement bénéficié de ses transferts, mais elles ont aussi reçu des subsides et le Congrès de la République les a exemptées du paiement d'impôts et, cependant, le voyager aller-retour de Guatémaltèques à leur travail ou à leurs établissements scolaires reste le calvaire quotidien de ces dernières décennies car, dans la pratique le Transurbain n'a jamais été opérationnel.

Par contre, l'argent est allé aux comptes privés et une bonne partie des équipements qui ont été achetés sont en proie à la rouille dans des dépôts.

Le Parquet et la Commission Internationale contre l'Impunité au Guatemala, Cicig, ont signalé que plusieurs arrestations sont encore en suspens et que les enquêtes se poursuivent raison pour laquelle le nombre de personnes impliquées pourrait encore augmenter.

Une des personnes arrêtées est l'ex-ministre des finances, Alberto Fuentes Knigth, qui, au moment de son arrestation, occupait un important poste au sein de l'organisation humanitaire Oxfam, éclaboussée par un scandale de délits sexuels commis en Haïti.

Bien que l'affaire soit grave, elle ne surprend pas les Guatémaltèques qui ont déjà vu d'autres gouvernants impliquées dans des scandales de ce type.

Tel est le cas d' Alfonso Portillo (2000-2004),qui, en 2010, a été arrêté pour blanchiment international d'argent et ensuite extradé vers les États-Unis où il a purgé deux ans de prison. Plus récemment, l'on a assisté la chute de l'ex-président Otto Pérez Molina et de la vice-présidente Roxana Baldetti, liés à une fraude fiscale et douanière qui leur aurait rapporté des millions de dollars. Tous les deux sont en prison en attendant le procès auquel ils pourraient être condamnés à de lourdes peines de prison.

Mais ce type de délit n'est pas seulement commis dans les hautes sphères du pouvoir. Beaucoup de Maires, de députés et d'autres autorités sont souvent accusés d'irrégularités administratives ou financières de tout type comme si, au Guatemala, l'exercice de n'importe de quel poste impliquait nécessairement la possibilité de détourner de l'argent ou tout simplement de voler.

Ce sont des délits d'autant plus graves qu'il s'agit d'un pays pauvre avec des inégalités profondes où des millions de personnes n'ont pas accès à la santé, à l'éducation, à l'eau potable, à l'électricité et à d'autres services tandis que leurs gouvernants remplissent leurs poches avec impudence.

Asuncion. Mardi 27 Février 2018. CCN/Rosario Ignacio Denis/Bolivar infos. « James Monroe disait : « l'Amérique aux Américains » et par cette Amérique du Sud sont venus San Martín, Bolívar, O’Higgins, Artigas qui disaient : « L'Amérique du Sud aux Sud- Américains. » Je crois que c'est l'esprit de ce sommet que personne ne vienne rien imposer à personne, l'Amérique du Nord aux Nord-américains, l'Amérique Centrale aux Américains du Centre, les Caraïbes aux Caribéens, l'Amérique du Sud aux Sud- Américains, Notre Amérique, comme disait José Martí, à nous, les « nôtraméricains », oui. »

Hugo Chávez

La Doctrine Monroe est le nom sous lequel on connaît la politique étrangère adoptée par les Etats-Unis pour les pays d'Amérique Latine, connue essentiellement par la phrase : « l'Amérique aux Américains. » A Lima, Pérou, on prépare un autre sommet qui doit avoir lieu les 13 et 14 avril 2018 dans un seul but : ramener à son essence ce sommet d'endoctrinement de l'Empire pour tracer un ordre du jour d'offensive contre les peuples du Sud. Son but est de renverser les Gouvernements démocratiques et progressistes du Venezuela, de la Bolivie et du Nicaragua en utilisant leurs diverses plateformes de coups d'Etat parlementaires ou électoraux comme au Paraguay, au Brésil, en Argentine, au Honduras. Les plans d'intervention sont dirigés contre le projet de libération démocratique, unioniste comme l'UNASUR, CELAC, ALBA – TCP. Sa seule fin est de reconquérir ce qu'ils appellent leur arrière-cour en imposant la rétablissement du néolibéralisme qui a échoué.

Si nous faisons un bilan de la région, les pays qui ont subi des coups d'Etat contre les institutions démocratiques sont revenus vers la tyrannie, l'impossibilité à être gouvernés et la corruption. Dans le cas du Brésil, la réforme du travail imposée par le président de fait Michel Temer représente une régression des droits des travailleurs conquis pendant des décennies et consacrés par la Constitution. Le Bureau de l’Organisation des Nations Unies (ONU) au Brésil a déjà exprimé « sa profonde inquiétude » à cause de la résolution sur le travail esclave.

Dans le cas de l' Argentine, Macri, depuis qu'il est arrivé au pouvoir en décembre 2015, fait face à des manifestations anti-gouvernementales de masse à cause de ses mesures qui font polémique comme le licenciement de travailleurs, l'augmentation des tarifs des services publics et une inflation qui frôle les 40 %.

Le Honduras a subi récemment un coup d'Etat, la persécution et la criminalisation des protestations, des assassinats sélectifs, le pillage de territoires et de biens communs, la corruption et l'impunité. Maintenant, une fraude aux élections qui frôle le toupet et qui a amené le pays au bord d'une guerre civile.

Dans le cas du Paraguay, après le coup d'Etat parlementaire s'est imposée la mafiacrasie avec un système judiciaire au service de la mafia et de la corruption. Aujourd'hui, ces mêmes groupes s'unissent et s'entendent pour le retour du Stronisme. Pour ces élections du 22 avril, un coup d'Etat et une fraude se préparent à partir des tribunaux électoraux qui excluront les assemblées civiques et d'autres entités de contrôle du Front Guasu, un groupe de gauche qui fait partie de la Grande Alliance Nationale Restaurée GANAR.

Dans ce  Sommet des Amériques aux Américains, ces mêmes présidents pantins de l'impérialisme traiteront le sujet de la « possibilité de gouverner démocratiquement face à la corruption » mais dans le but principal d'isoler les pays qui ont des Gouvernements progressistes et au nom de l'aide humanitaire, d'intervenir militairement. Dans le cas du Venezuela, ils violent de façon flagrante les droits internationaux en excluant le président Nicolás Maduro.

Ce sommet «  des Amériques » a toujours été une instance de pression et de soumission des peuples de Notre Amérique. C'est un lieu qui a été créé pour soumettre Notre Amérique et les Caraïbes aux intérêts du Nord. En 1823, dans son discours devant le Congrès, le président Monroe faisait une synthèse de certains points de sa doctrine en disant : « Le système politique des puissances alliées est essentiellement différent (…) de celui de l'Amérique (…) toute tentative de celles-ci pour étendre leur système à n'importe quelle portion de notre hémisphère serait considérée par nous comme dangereuse pour notre paix et notre sécurité. »

Caracas. Mardi 27 Février 2018, CCN/Farruco Sesto/ Bolivar infos. 1.Face aux bassesses quotidiennes, n'oublie pas une minute qu'il s'agit d'une guerre totale et éminemment cruelle, conçue pour démoraliser notre peuple et éradiquer ainsi le projet bolivarien. A n'importe quel prix. La plupart des difficultés proviennent de cette condition de guerre imposée. Aie-le toujours à l'esprit.

2.Cherche des lieux appropriés à l'apport, au débat honnête et à la critique constructive. Et aussi à l'auto-critique. Mais ne te concentre pas obstinément sur les éventuelles erreurs de la Révolution. Pendant une guerre, les erreurs ne se soulignent pas publiquement. Ce n'est pas le sujet. Ce qui compte, c'est l'unité de toutes les forces et le moral de chaque combattant.

3.N'accepte pas l'idée qu'il existe un soi-disant « madurisme. » Ca n'existe pas en tant que tel car ça n'a pas de sens. Chávez lui-même nous définissait comme « bolivariens » et a tardé des années à accepter le mot « chavisme. » Quand enfin, il l'a accepté comme une réalité, il l'a fait à condition que Chávez, ce ne soit pas lui, que nous soyons tous Chávez, comme une idée qui était l'expression de nous-mêmes. Par conséquent, le mieux est de se méfier de celui qui parle de « madurisme. » C'est quelque chose que manipulent les ennemis de la Révolution.

4.Garde une humeur offensive. Et essaie de la cultiver au sein du peuple. C'est fondamental dans toute guerre. Il revient à nos dirigeants de marquer les orientations stratégiques en fonction du déroulement de la guerre : résistance, accumulation de forces, controffensive, ce qui convient au moment. Mais notre rôle, en tant que militants, est de garder une humeur toujours prête à l'offensive.

5.Dans le milieu dans lequel tu milites, na participe pas aux luttes internes de groupes d'intérêt. Prends-les pour ce qu'elles sont, c'est à dire des forces dissolvantes qui agissent contre l'unité et, par conséquent, place-toi au-dessus d'elles. L'unité est notre devise. L'unité du peuple. L'unité des révolutionnaires. L'unité des Forces Armées. L'unité de la direction.

6.Si tu es au PSUV, reste discipliné en tout et soutiens le parti pour en faire la force principale qui, en tant qu'expression du peuple organisé, dirige la société et supporte la charge de la Révolution. C'est une tâche très importante.

7.Et comme dernier conseil : comprends Chávez. Ne le lâche pas. Etudies-le. Suis-le. Nous sommes la génération de Chávez. Nous avons eu le privilège historique d'être ses contemporains. Honore ce privilège.

C'est la loyauté absolue envers notre révolution Socialiste, Bolivarienne et Chaviste, c'est à dire la loyauté envers Bolívar, Chavez et Maduro! CHAVEZ VIT!

Caracas. Mardi 27 Février 2018. CCN/Françoise Lopez/Bolivar infos. Le chancelier du Venezuela, Jorge Arreaza, a dénoncé samedi le fait que son homologue chilien Heraldo Muñoz, s'est consacré à torpiller le processus de dialogue entre le Gouvernement vénézuélien et l'opposition qui s'est déroulé en République Dominicaine.

Sur son compte Twitter, Arreaza a assuré que le chancelier chilien s'est consacré à se moquer du processus de dialogue dès le premier jour sur les réseaux sociaux, dans la presse et par des actions tendancieuses lors des réunions.

« Nous croyions que l'accompagnement d'Heraldo Muñoz serait constructif Mais il s'est consacré à torpiller et à se moquer de ce processus dès le premier jour, » a écrit Arreaza.

Il a assuré qu'avec cette sorte d'actions, Muñoz « a discrédité le Chili. »

Arreaza a fait ces déclarations après que son homologue chilien ait affirmé qu'au Venezuela, la Charte Démocratique des Amériques n'est pas respectée.

Caracas. Mardi 27 Février 2018. CCN/Françoise Lopez/Bolivar infos. Le Venezuela participera lundi 26 février à l'ouverture de la 37° session du Conseil des Droits de l'Homme de l'Organisation des Nations Unies (ONU) qui aura lieu à Genève, en Suisse.

Le représentant du Venezuela sera le chancelier Jorge Arreaza qui interviendra à 12H50 (7 h du matin dans la Patrie de Bolívar.)

Cette période de sessions durera jusqu'au 23 mars.

Le Conseil des Droits de l'Homme a été créé le 15 mars 2006 en tant que principale instance des Nations Unies pour la promotion et la protections des Droits de l'Homme en remplacement de la Commission des Droits de l'Homme formée en 1946.

 

47 Etats membres de l'ONU élus par l'Assemblée Générale de l'ONU composent le Conseil des Droits de l'Homme. Cette instance est chargée de renforcer la promotion et la protection des Droits de l'Homme dans le monde,de faire face aux situations de violation de ces droits et de faire des recommandations les concernant, rapporte l'organisme sur son site.

 

Le Conseil tient au moins 3 périodes de sessions par an. Si un tiers des Etats membres le demandent, il peut décider à tout moment de tenir une période extraordinaire de sessions.

 

Le Venezuela fait partie de cet organisme multilatéral depuis novembre 2012, date à laquelle il a été élu par 154 voix pour la période 2013-2015 et pour la période 2016-2018, il a été réélu par 131 voix, ce qui fut considéré parle chef de l'Etat, Nicolás Maduro, comme une “Grande Victoire Morale” et un “Triomphe de la Diplomatie Bolivarienne de Paz”.

Sucre. Lundi 19 Février 2018. Bolivarinfos/CCN. Le président Evo Morales a reçu vendredi le salut protocolaire du corps diplomatique accrédité en Bolivie et il a souhaité que les Etats-Unis cessent de conspirer contre la Bolivie et le processus de changement.

 

« Nous affrontons beaucoup de conspirations et excusez-moi, je suis sincère, direct, puisse l'Ambassade des Etats-Unis ne plus conspirer contre le peuple bolivien et encore moins contre la Révolution Démocratique et Culturelle. »

 

Caracas. Lundi 19 Février 2018. Bolivarinfos/CCN. Le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro, a donné des instructions vendredi soir à la Chancellerie pour qu'elle prenne des mesures pour dénoncer et affronter la campagne de xénophobie contre les Vénézuéliens qui se développe en Colombie, au Panama et dans d'autres pays.

 

Pendant une journée de travail au Palais de Miraflores, à Caracas, le chef de l'Etat a condamné la campagne menée à l'étranger par des médias pour mettre en difficultés les Vénézuéliens à l'étranger, les agresser et les persécuter, semblable à celle du régime nazi contre les juifs.

 

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