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Guadeloupe. 1ère Plénière du Conseil départemental Mardi 3 Mars 2020

09 Mar 2020
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Basse-Terre. Capitale. Lundi 9 Mars 2020. CMA. Les élus départementaux se sont réunis en plénière, Mardi 3 mars 2020 à 9h au palais du conseil départemental.  Le Département à donc délibéré sur son adhésion et sur les statuts de la future autorité unique de l'eau et de l'assainissement. Josette Borel-Lincertin a tenu un discours que CCN vous livre. 

Nous nous retrouvons ce matin, pour la seconde fois en quelques jours pour tenir notre première séance plénière de l’année 2020. Vendredi - et je le dis avec beaucoup de regret - nous n’étions pas parvenus à réunir le quorum de notre assemblée, à deux élus près.

Cela peut arriver. Surtout, si l’on considère que nous sommes dans une période pré-élec- torale qui mobilise par ailleurs certains d’entre nous. Nos collègues de la Région ont, eux- mêmes, atteint leur quorum de justesse. Mais, j’avais espéré que le sujet principal de cette plénière - à savoir le dossier de l’eau - suffisait à lui seul à ce que chacun comprenne l’urgence qu’il y avait à délibérer.

Je veux remercier ceux qui avaient fait le déplacement vendredi dernier. Et je remercie ceux qui sont présents aujourd’hui, en nombre, malgré l’absence d’obligation de quorum.

La Guadeloupe nous regarde. Je le dis souvent. Et nos compatriotes ont suffisamment de raisons d’être déçus de la politique pour ne pas en rajouter. En ces temps où nombre d’entre vous briguent leurs suffrages pour les municipales, je veux rappeler l’importance qu’il y a à exercer pleinement les responsabilités qu’on a déjà sollicitées. Les campagnes sont importantes. Ce sont des moments essentiels de rencontres avec les citoyens. Mais c’est aussi ici, que nos réussites collectives d’hier et d’aujourd’hui renforcent vos chances de succès demain.

Oui, cette plénière est importante.
Elle sera, pour l’essentiel, consacrée à une problématique que nous avons beaucoup abor- dée ici depuis bientôt 5 ans.

Je veux parler du dossier de l’eau et, plus précisément, de la création de l’autorité unique de gestion de l’eau et de l’assainissement en Guadeloupe que nous tentons de mettre sur les rails depuis maintenant plusieurs années.

Mais avant d’entrer dans le vif de nos débats, je voudrais d’abord saluer la mémoire d’un ancien élu du Département, M. Robert JOYEUX, dit Lully qui fut conseiller général du can- ton des Saintes. Outre ce mandat, il aura bien sûr été maire de Terre de Haut de 1977 à 2000, ainsi que conseiller régional. Mais il a été aussi un agent de notre collectivité, en charge de l’aérodrome départemental de Terre de Haut.

Ancien militaire, c’était un personnage haut en couleurs, au caractère bien trempé, avec une conception très personnelle du combat politique. Il aura en tout cas incontestablement marqué sa commune de son empreinte. Et, de manière républicaine, en votre nom à toutes et à tous, j’ai adressé à sa famille mes condoléances.

Je voudrais ensuite revenir sur l’épidémie de Coronavirus qui s’étend dans le Monde, mais aussi en France et qui, par conséquent, vient à menacer notre île, surtout depuis que des cas ont été identifiés dans les Iles du nord.

La semaine dernière, nous nous sommes réunis : élus, représentants du préfet, Agence régionale de santé, avec les différents services du port et de l’aéroport, afin de faire un point sur cette menace qui se précise et sur notre capacité à y faire face.

Au terme d’un large tour d’horizon de la situation, cette réunion a je crois permis de montrer que la gestion de cette crise nécessite de la part de l’ensemble des pouvoirs publics du sang froid, de la mesure et une préoccupation constante de transparence et de communi- cation à destination de notre population.

Il s’agit d’une affaire sérieuse de santé publique et nous savons combien ce sont là des sujets qui figurent au premier rang des inquiétudes sur un territoire ayant subi un long em- poisonnement au chlordécone et qui a vu son offre de soins dégradée à la suite de l’incen- die de son CHU.

Il s’agit, de plus pour nous, d’une problématique étroitement liée à notre insularité, qui fait de nous un territoire par essence très dépendant de ses relations avec l’extérieur et donc, par conséquent, forcément exposé à de possibles cas importés de ce virus.

J’ai donc bien sûr compris le réflexe qui consistait à demander aux autorités de l’Etat de fermer notre aéroport à des vols provenant de pays à risque comme, désormais, l’Italie.

J’ai aussi compris que certains puissent réclamer la fermeture du port à des bateaux de croisière ayant à leur bord des passagers provenant de ces mêmes pays à risque.

Mais dès lors que l’épidémie progresse en France, de telles restrictions aux voyages aé- riens ou maritimes devraient très vite être généralisées pour être véritablement efficaces. Au point qu’elles devraient rapidement concerner nos propres compatriotes d’ici ou de l’Hexagone qui voyagent et qui deviennent autant de vecteurs potentiels de l’arrivée du virus sur notre territoire.

Chacun voit bien que cette logique nous conduirait très vite, et pour une durée indétermi- née, à nous couper du monde, avec ce que cela entraînerait comme conséquences pour nos approvisionnements, pour notre économie et - tout simplement - pour nos vies.

Je l’ai donc dit la semaine dernière et je le redis aujourd’hui : il faut bien sûr renforcer le contrôle des passagers au départ, en particulier ceux provenant de zones à risques qui, nous pouvons le prédire, devraient s’étendre dans les jours et les semaines qui viennent. Le rôle de la coopération internationale sera primordial en la matière.

Mais nous devons surtout nous préparer à faire face, ici, à notre part de l’épidémie. C’est même aujourd’hui la seule préoccupation que nous devrions avoir.

De quels moyens disposent nos hôpitaux ?
De quels moyens disposons-nous en Guadeloupe pour diagnostiquer avec certitude les cas suspects ?
Quels sont les dispositifs d’information à la population sur les bons gestes et les bons réflexes à avoir ?

Et, surtout, ces moyens suivront-ils si l’on passe de quelques cas isolés à une épidémie plus importante ?

Ce sont les questions que nos parlementaires Hélène VAINQUEUR, Victoire JASMIN et Victorin LUREL ont adressées la semaine dernière à la directrice générale de l’ARS dans un courrier que nous avons mis en ligne sur le portail des élus.

Je m’y suis pleinement associée, car nous sommes là au cœur du domaine régalien de l’Etat : la santé publique et le contrôle aux frontières aériennes et maritimes.

Et je serai vigilante, en ma qualité de présidente du Conseil de surveillance du CHU, sur les moyens qui lui seront donnés par le Gouvernement pour faire face à cette situation.

J’étais hier avec les personnels de notre hôpital pour une réunion d’information et de mo- bilisation qui m’a convaincu que nos soignants sont prêts.

Le Conseil départemental prendra lui aussi, bien évidemment, toute sa part dans la gestion d’une éventuelle crise liée au COVID-19. Il le fera notamment en commençant par informer l’ensemble de ses collaborateurs sur les mesures de précaution à prendre. Nous veillons tout particulièrement à doter les services médico-sociaux en lien avec le public des moyens de protection mis à leur disposition (masques, solution hydro-alcoolique).

Mais je souhaite surtout que l’ensemble des élus que nous sommes cherchent avant tout à rassurer notre population en évitant des propager des communications anxiogènes et les rumeurs qui ne manqueront pas de circuler, notamment via les réseaux sociaux.

Je lance un appel solennel à tous ceux qui sont, dans leur domaine, des leaders d’opinion - et je pense également à la presse - pour que tous ensemble nous ressentions l’ardente obligation d’informer nos compatriotes au plus près des réalités.

Sans grossir le risque. Et sans le minimiser.

Comme l’a dit, la semaine dernière, notre collègue Jocelyn SAPOTILLE qui était à mes côtés lors de cette réunion : nous nous devons à tout prix d’éviter la panique et éviter de nous montrer nous-mêmes en panique.

C’est un virus. C’est une grippe. Dont on peut guérir dans la très grande majorité des cas même si au moment où je parle il reste difficile d’établir avec certitude sa létalité précise.

Le comité de suivi dont nous avons décidé la mise en place avec les services de l’Etat doit se réunir prochainement. Il aura cette mission importante de communication de données fiables pour notre population et d’évaluation constante de la bonne adaptation des moyens engagés à la situation du moment.

Voici donc, chers collègues, ce que je pouvais vous dire, à ce stade, au sujet de ce coro- navirus.

Bien sûr, celles et ceux qui le souhaitent pourront intervenir sur ce sujet à l’issue de mon intervention liminaire, avant que nous ne passions aux discussions sur le dossier « eau et assainissement » qui, je le disais, est celui qui doit nous occuper plus particulièrement ce matin.

******
L’eau et l’assainissement.

Voilà donc une crise déjà ancienne qui n’a que trop duré et qui, depuis 2014, perturbe fortement la vie de dizaines de milliers de nos familles en plusieurs points de notre archipel.

Pourtant, très vite, une feuille de route s’est dessinée devant nous avec quatre défis à re- lever pour sortir de cette situation :

- le défi de la production - avec de nombreuses infrastructures à réhabiliter ou à recons- truire ;

- le défi de la distribution - avec un réseau de canalisations à rénover presque en totalité

- le défi de la gouvernance - avec la nécessité de la rationaliser autour d’une autorité unique de gestion de l’eau et de l’assainissement permettant la mise en œuvre d’un véritable service public proposant de l’eau de qualité à un prix abordable identique dans tout notre archipel ;

- sans oublier le défi de l’assainissement - dont on parle moins mais qui constitue au- jourd’hui une véritable bombe à retardement.

Au moment où nous sommes réunis pour nous pencher plus particulièrement sur la gou- vernance en adhérant au nouveau et tant attendu syndicat mixte ouvert destiné à être cette autorité unique de gestion du service public de l’eau et de l’assainissement en Guadeloupe, je voudrais chers collègues rappeler l’action qui a été la vôtre depuis 2015 sur chacun de ces quatre défis que nous avons tenté de relever.

Ainsi, en matière de production et de distribution, nous avons prolongé et surtout amplifié l’action initiée dès 2014 par Jacques GILLOT, en lien avec son homologue de la Région, Victorin LUREL.

Et comme vous le présentera en détails dans un instant notre directeur des équipements ruraux, Guillaume LIEVEN, le bilan des travaux que le Conseil départemental aura conduits en six ans est particulièrement édifiant.

Le programme des opérations portées par le Conseil départemental sur la période 2014- 2020 représentera au total 66,4 millions d’euros de travaux sur les infrastructures de pro- duction et sur les canalisations.

A ce jour, une grande partie de ces opérations sont achevées ou en cours d’achèvement.

De sorte que nous ne disons pas seulement que nous allons faire. Car nous pouvons dire que nous avons déjà fait. Et beaucoup fait.

Ainsi, ce sont 8 usines d’eau qui ont d’ores et déjà été réhabilitées ou reconstruites, ce qui représente 1/3 de la capacité de production d’eau potable de la Guadeloupe qui a été remise à neuf par le Département : Moule, Deshauteurs à Sainte-Anne, Prise d’eau Lamen- tin, Ferry Deshaies, Baillif Montval et Bailllif Saint-Louis, Sofaïa Sainte-Rose et Vernou Petit- Bourg que nous inaugurerons fin mars.

Ce sont également près de 60 km de réseaux qui ont été déjà rénovés un peu partout sur le territoire.

Concrètement, plusieurs zones du territoire ont vu leur situation nettement s’améliorer très directement grâce à notre action. C’est le cas à Baillif et plus généralement en Côte sous le vent. C’est le cas dans le nord Basse-Terre et c’est le cas dans le nord Grande Terre.

Il n’est donc pas exact de dire que la situation est aujourd’hui identique à celle d’il y a 5 ans. Mais nous ne pouvons que comprendre l’exaspération de notre population car un trop grand nombre de nos compatriotes sont encore victimes de coupures, parfois très longues.

C’est pourquoi nous restons plus que jamais à pied d’œuvre pour achever, comme prévu, notre programme de travaux en 2020 avec comme chantiers emblématiques des interven- tions sur les usines de Belle Eau Cadeau à Capesterre, de Moustique à Petit-Bourg, et celles de Beauvallon et de Morne Houël à Saint-Claude, sans oublier des renouvellements de canalisations à venir à Marie-Galante. J’ajoute qu’à Goyave, section Douville, le Conseil départemental va lancer dans les prochains jours les travaux d’installation d’un surpresseur très attendu par la population et je veux remercier notre collègue conseiller départemental Rémy SENNEVILLE qui a beaucoup œuvré pour cet équipement et qui a maintenu de ma- nière constante le lien avec les riverains.

En outre, s’agissant d’assainissement, je veux annoncer ici que le Conseil départemental réalisera en maîtrise d’ouvrage les travaux de réhabilitation de la STEP de Petit-Bourg pour le compte du SIAEAG, marquant ainsi notre volonté de nous impliquer également dans cette dimension de la crise qui est aussi celle de nos moyens d’assainissement.

Ainsi donc, devant un tel bilan et sachant combien la Guadeloupe souffre encore des tours d’eau, je ne peux m’empêcher de regretter ces presque trois années - entre 2016 et 2018 - durant lesquelles, en dépit de nos efforts, le Conseil départemental est resté malheureu- sement seul à s’impliquer aussi fortement dans le domaine de l’eau, avant d’être finalement rejoints par les communautés d’agglomération et la Région dans le cadre du plan d’actions prioritaires.

Bien sûr, l’essentiel c’est que nous soyons aujourd’hui tous mobilisés pour sortir de cette crise. Mais ce doit être un engagement partagé d’efficacité, synonyme de promesses te- nues envers notre population qui désespère de nous voir sortir de cette crise.

Et c’est évidemment sur la question de la gouvernance que nous sommes plus que jamais attendus.

Cela fait des mois que nous y travaillons avec la Région, les communautés d’aggloméra- tion, en lien avec les services de l’Etat.

Le Conseil départemental s’est fortement impliqué dans ces échanges durant lesquels, hélas encore trop souvent, a pu ressurgir la tentation des égoïsmes territoriaux qui nous ont déjà empêchés d’aboutir en 2016, alors que nous étions si proches de créer « Eau de Guadeloupe ».

Ce travail de longue haleine a été conduit grâce à la mobilisation de tous nos élus, mais je veux saluer en particulier l’action à mes côtés de Marcel SIGISCAR, en sa qualité de pré- sident délégué de l’Office de l’eau, et de Laurent BERNIER qui a accepté la mission quasi- impossible de maintenir le SIAEAG à flots et que je veux remercier pour ses conseils.

Ce travail a été aussi conduit sous l’égide de cadres territoriaux de grande valeur, experts en leur domaine, dont je veux saluer la mobilisation, ainsi que le temps et l’énergie qu’ils y ont consacrés.

J’ai une pensée particulière pour Henri LAVENTURE et ses collaborateurs, pour mon cabi- net, mais également pour Dominique LABAN, le directeur de l’Office de l’eau, qui a remar- quablement encadré les équipes de consultants missionnées par l’Office (l’Office interna- tional de l’eau et Ernst&Young) pour nous accompagner dans l’élaboration du modèle éco- nomique de notre future autorité unique de l’eau et de l’assainissement.

Ils sont présents ce matin avec nous et je leur laisserai la parole à la fin de mon propos introductif afin qu’ils vous présentent les contours de ce modèle économique et qu’ils mon- trent que le chemin existe pour créer, comme nous nous y sommes engagés, un syndicat mixte ouvert (SMO) viable financièrement, proposant de converger vers un prix unique de l’eau acceptable socialement, disposant des ressources humaines nécessaires à la gestion des deux compétences, tout en évitant la casse sociale que représenteraient des licencie- ments.

Ces travaux ont été conduits en associant, comme je m’y étais engagée avec le président de Région, les syndicats des travailleurs de l’eau, ainsi que les associations d’usagers qui, les uns comme les autres, disposeront d’une capacité à faire entendre leurs choix et leurs options au sein des instances placées aux côtés de la future autorité unique, qui ont voca- tion à les accueillir, dans le respect de la légalité.

Cet après-midi même, nous rencontrerons ainsi une nouvelle fois les associations d’usa- gers.

Je veux croire que le temps passé dans ces concertations n’aura pas été du temps perdu, mais du temps gagné pour parvenir à un consensus sur un outil qui devra être rapidement efficace.

Nous avons fait le choix d’une période préparatoire permettant à chaque composante du nouveau syndicat mixte ouvert de trouver sa place dans la nouvelle entité en visant une prise en charge progressive de ses compétences. Une période transitoire qui permette également au SIAEAG de s’inscrire dans cette nouvelle structure.

Nous avons également fait collectivement le choix, au regard de la modélisation écono- mique de la nouvelle structure, d’accorder une dotation d’amorçage de 20 millions d’euros afin de permettre au SMO d’entrer rapidement en phase opérationnelle avec de réels moyens d’actions. Le Département s’engagera - si vous en êtes d’accord - à y contribuer à hauteur de 5 millions d’euros, tout comme la Région.

Je souhaite, au terme de la discussion que nous aurons, éclairés par les présentations de l’Office de l’eau, que nous validions l’adhésion du Département au SMO et que nous en adoptions les statuts sans modification.

Car nous devons donner le signal, conjointement avec nos homologues de la Région, d’une volonté politique, au sommet, d’aboutir au plus vite.

Je rappelle que cette structure unique est le préalable que tous les gouvernements qui se succèdent depuis 2014 nous opposent pour nous refuser un accompagnement de l’Etat de grande ampleur pour réparer notre réseau d’eau et d’assainissement.

C’est donc une partie de notre crédibilité qui se joue sur notre capacité à mettre ce SMO sur les rails.

Le Département, en tout cas, doit rester dans l’axe des positions qu’il n’a cessé de dé- fendre depuis 2015 : mettre en place un système dans lequel l’eau paye l’eau et qui inspire de nouveau confiance aux usagers.

Et nous devons pouvoir regarder la Guadeloupe dans les yeux et dire que nous avons tenu nos engagements.

Voilà, mes chers collègues, ce qu’il vous reviendra de discuter et d’adopter ce matin.

Avant de conclure tout à fait, je précise que notre ordre du jour comportera trois autres points soumis à votre approbation :

  • des garanties d’emprunt dont vous connaissez l’importance en matière de logement social et qui consacrent notre engagement dans la relance de la construction de logements neufs au bénéfice de nos familles ;

  • une modification technique mais règlementaire du tableau des effectifs de notre collectivité ;

  • et enfin la labellisation du Conseil départemental comme « Terre de jeux » en vue des Jeux Olympiques de Paris 2024.

  • Si vous en acceptez le principe, nous serons la première collectivité majeure d’outre-mer à être ainsi labellisée par le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris

     

    En octobre dernier, j’avais rencontré M. Tony ESTANGUET, le président du COJOP, avec lequel nous avons jeté les bases de la convention d’adhésion à ce label qui vise à associer le plus grand nombre de territoires de l’Hexagone est des Outre-mer à l’aventure olympique et paralympique.

    Il s’agit bien sûr de faire vibrer tout le pays lors des compétitions. Mais il s’agit de créer cette dynamique dès à présent et de positionner notre collectivité comme un partenaire naturel du mouvement sportif guadeloupéen.

    Ces JO qui auront lieu à Paris devront résonner jusque chez nous. Beaucoup de nos spor- tifs, nous l’espérons tous, iront briller sur les terrains olympiques en Ile de France en juillet 2024. Mais notre objectif, grâce à ce label, sera d’associer de la manière la plus large notre territoire et, plus précisément, notre population à la fête olympique.

    Nous le ferons avec l’ambition de promouvoir le sport dans notre archipel, de contribuer à augmenter le nombre de licenciés, de valoriser les bienfaits du sport sur la santé, d’intensi- fier la promotion du sport dans les collèges, et de concevoir et mettre en œuvre des projets communs entre notre collectivité et Paris 2024 à destination de nos publics cibles.

    Je suis particulièrement fière de positionner ainsi le Conseil départemental au côté de plu- sieurs dizaines d’autres départements français.

    La signature officielle est prévue le 9 mars prochain à Paris et j’espère que nous serons en mesure de faire le voyage pour concrétiser ce beau partenariat.

    Vous le voyez, nous demeurons plus que jamais au coeur des grands enjeux de notre ter- ritoire, plus que jamais mobilisés pour répondre aux attentes de notre population et plus que jamais déterminés à viser l’excellence pour la Guadeloupe.

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