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Espagne. Le gouvernement a décidé à retirer le dictateur Franco de son mausolée. A quand les restes de Richepance, hors de la Guadeloupe ?

20 Jui 2018
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Madrid. Mercredi 20 juin 2018 CCN/Le Monde. « L’Espagne ne peut pas se permettre des symboles qui divisent les Espagnols », a estimé le premier ministre socialiste Pedro Sanchez. Alors que le pays reste en proie à de vifs débats sur le travail de mémoire, l’exécutif socialiste espagnol est bien décidé à retirer les restes du dictateur Francisco Franco de son mausolée près de Madrid. Objectif : faire de l’endroit un lieu de « réconciliation ».

« Nous n’avons pas encore la date, mais le gouvernement va le faire », a assuré le premier ministre Pedro Sanchez dans sa première interview télévisée depuis sa prise de fonctions le 2 juin. Il a rappelé que le Parlement avait déjà demandé, dans une résolution en 2017, l’exhumation des restes du dictateur, qui seraient remis à sa famille, et la transformation du sépulcre de la « Valle de los Caïdos » (« vallée de ceux qui sont tombés ») en « mémorial des victimes du fascisme ». L’Espagne ne peut pas se permettre des symboles qui divisent les Espagnols », a poursuivi le chef du gouvernement, estimant que ce serait inimaginable en Allemagne et en Italie, « qui ont aussi connu des dictatures fascistes ». Le mausolée doit être transformé « en lieu de réconciliation (…) et non d’apologie de la dictature », a abondé de son côté Oscar Puente, porte-parole du Parti socialiste (PSOE).

Complexe monumental

Vainqueur d’une sanglante guerre civile (1936-1939), Francisco Franco a été chef de l’Etat espagnol de 1939 à 1975. La Valle de los Caïdos est un complexe monumental commémorant ce conflit qu’il avait imaginé et fait construire, à 50 kilomètres à l’est de Madrid.

Il y est inhumé près de l’autel de la basilique surmontée d’une croix de pierre de 150 mètres de haut. Sa tombe toujours fleurie voisine avec celle du fondateur du parti fascisant de La Phalange, Jose Antonio Primo de Rivera…

Il est question dans ce texte de la création d’une « commission de la vérité » ou de l’annulation des décisions de justice prises durant la dictature pour des raisons politiques.

M. Sanchez avait présenté cette proposition dans un lieu symbolique près de Valence où plus de 2 000 républicains auraient été fusillés. « Si on ignore un passé inconfortable, on ne peut pas construire un futur confortable », avait-il alors dit.

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CCN

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