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Guadeloupe. Nos saveurs créoles s’exportent à Milan !

21 Nov 2017
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De magnifiques spectacles et défilés présentés par les associations de Nice, Grasse et Antibes De magnifiques spectacles et défilés présentés par les associations de Nice, Grasse et Antibes

Milan. Fiera Milano. Mardi 21 novembre 2017. CCN. Le « Village couleurs créoles et saveurs d’Outre-mer » sera présent à la 22ème Foire Internationale de Milan, en Italie. Du 2 ou 10 décembre prochains dans les Pavillons de Fiera Milano, l’espace « Séduction », consacré à nos couleurs et saveurs créoles dévoilera aux Italiens et voyageurs venus d’ailleurs notre production locale, nos destinations, nos produits authentiques de terroir, notre artisanat, notre savoir-faire ou encore notre savoir-être. Et tout cela au cœur du poumon économique italien, Milan. Ambiance.

Isanaja : du consulting, de l’export et une histoire

Isanaja est une entreprise basée à Lamentin, en Guadeloupe, pourvue d’un rayonnement international. Spécialisée dans le management et le consulting, c’est aussi le poumon originel du « Village couleurs créoles et saveurs d’Outre-mer ».

Entre mars 2014 et 2016, le Village Karukéra Séduction prend ses quartiers au Palais des Expositions, pour la Foire Internationale de Nice. Le succès de cette édition incite alors Isanaja à ouvrir la manifestation à l’ensemble des territoires ultramarins : c’est la naissance du « Village couleurs créoles et saveurs d’Outre-mer ». En outre, c’est aussi l’opportunité de promouvoir, partout et ensemble, nos cultures, nos destinations, nos patrimoines et savoir-faire / savoir-être.

En 2016, les Foires de Castres et Monaco sollicitent Isanaja pour faire valoriser les cultures, le folklore, la gastronomie, l’artisanat et la production des Outre-mer.

En 2017, Isanaja met en place une action dynamique et harmonieuse, afin que la Feria Milano intègre le Village Créole à son offre artisanale déjà très conséquente et propose ainsi aux visiteurs un ensemble d’entreprises et artisans motivés, qui sauront valoriser le patrimoine culturel et la diversité de leurs territoires en les faisant voyager et rêver.

 

Que trouvera-t-on dans le Village couleurs créoles ?

Des odeurs, des saveurs, des sensations nouvelles et ensoleillées, des produits et une offre touristique de qualité. Une vitrine touristique et culturelle, un artisanat divers et varié, principalement issu de l’agro-trasnformation : confiseries, épices , punchs et liqueurs, jus, condiments à base de fleurs et fruit tropicaux (hibiscus, avocat, mangue, coco, banane, fruit de la passion, goyave, ananas …).

A savoir : les produits ne seront pas seulement exportés physiquement sur le stand Séduction de la Foire de Milan. Ils seront également disponibles sur la boutique en ligne Artimondo (https://www.artimondo.fr/) !

 

Les retombées attendues : économie et tourisme

Sur le plan économique et commercial : c’est l’opportunité pour les exposants de réaliser un chiffre d’affaires conséquent, de promouvoir leurs produits et savoir-faire et de se faire connaitre. C’est l’occasion d’accompagner et de motiver les acteurs économiques, de prospecter en direct un nouveau marché offrant de sérieux débouchés et développer un nouveau circuit de distribution.

Sur le plan culturel et touristique : promouvoir les atouts propres à chaque région, cibler et séduire davantage les touristes, faire découvrir nos manifestations traditionnelles culturelles et folkloriques, comme le carnaval, les fêtes du créole et de la mer ou encore les festivals de musique et de théâtre.

 

La Foire Internationale de Milan en quelques chiffres

La Foire de Milan, c’est un véritable salon international de l’artisanat, de la gastronomie et du tourisme, qui se chiffre à :

  • 310 000 m² d'exposition

  • Plus de 3 000 exposants

  • 100 pays représentés.

  • 1,5 million de visiteurs (entrée gratuite afin qu'ils puissent entièrement se consacrer aux achats)

Isabelle Flandrina-Adonis est le visage du Village Créole : elle nous raconte son parcours et ses ambitions pour la Guadeloupe

CCN : Parlez nous d’Isanaja Consulting, votre entreprise

Isabelle Flandrina-Adonis : Isanaja Consulting, c’est un cabinet de conseil qui est né d’une frustration, puisque j’ai travaillé 18 ans à Paris, et que quand je voyageais - j’étais responsable export - j’étais très frustrée de ne pas trouver de produits de chez moi, de la Guadeloupe. Donc beaucoup de produits de la Caraïbe anglophone, mais pratiquement pas des Antilles, un petit peu de la Martinique, mais vraiment très très peu de la Guadeloupe. Donc le concept est parti comme ça : une promotion des entreprises par le Village Créole, par la représentation aussi de chef d’entreprise, puisque j’ai commencé par représenter des entreprises sur des manifestations de business France. Des entreprises comme Madras, Café Edouard … des entreprises qui n’avaient pas de service export proprement dit, et des chefs d’entreprise qui n’avaient pas toujours la disponibilité pour aller faire de la prospection à l’étranger. Donc j’ai commencé comme ça : représenter des entreprises à l’extérieur sur des salons en B to B. Isanaja, c’est vraiment la promotion de l’excellence guadeloupéenne, antillaise et ultra-marine. J’ai commencé avec la Guadeloupe en 2009 bien sûr. Et puis ensuite à force de communication et d’action, je collabore maintenant avec la Guyane, la Martinique … un peu la Réunion et Tahiti.

CCN : D’où est venue l’idée d’un « Village Créole » pour la Foire de Milan, et comment l’avez-vous mise en œuvre ?

IFA : Quand le Village Créole a été conçu, nous étions partis juste sur une manifestation commerciale sur le Festival Créole de Nice. Et en fonction de l’accueil que nous avions reçu, je me suis dit que c’était une bonne idée de créer vraiment un village qui offre aussi bien des animations culturelles qu’une animation entrepreneuriale. Donc nous avons commencé comme ça à Nice : 1ère, 2ème et 3ème éditions. Quand j’ai estimé que j’étais rodée, parce que j’ai quand même une formation à l’international, le but ce n’était pas de rester en métropole, dans l’hexagone, c’était vraiment de partir à l’extérieur. Donc j’ai recherché des salons, des manifestations qui me paraissaient déjà bien rodées, intéressantes pour nous en termes de potentiel de vente, de rayonnement à l’extérieur, et j’ai ciblé quelques manifestations : en Suisse par exemple. Le problème c’est qu’elle est pratiquement à la même période que l’Italie. Donc il a fallu que je fasse un choix entre l’Italie et la Suisse. Comment je procède : je contacte les organisateurs. En Italie ils sont quand même à la 22ème édition, donc à chaque fois je choisis des manifestations qui sont déjà bien rodées, bien installées dans leur pays respectif. Je leur propose alors de faire venir un Village Créole. Je dois ensuite présenter la manifestation en elle-même. Ce qui les intéresse eux, c’est qu’ils n’ont qu’un seul interlocuteur : ça leur évite de rechercher des exposants, de courir après des règlements. Par contre du coup c’est moi qui endosse : le risque est pour moi. Ils sont très intéressés parce qu’il y a une partie animation, une partie dynamisme, cohérence et mutualisation. C’est comme ça qu’on a pris un accord avec la Foire de Milan. Je dois avouer que cette première édition a été très difficile, dans la mesure où on a souffert des ouragans, parce qu’en fait beaucoup de personnes étaient intéressées, mais il y en a qui ont du se désister parce que soit ils n’avaient plus de marchandise, soit les contenants qui devaient arriver du Havre, admettons mi-septembre, ont été décalés … donc il y en a qui reçoivent leur contenant seulement maintenant à la fin du mois de novembre. Beaucoup de choses ont contrecarré la manifestation, mais nous avions le soutien de l’Italie qui nous a confirmé sa confiance, et qui nous a assuré de vouloir faire une manifestation. Ils préfèrent commencer petit, avec 4,5,6 entreprises, et monter en puissance, plutôt que de vouloir faire tout de suite beaucoup et se casser le nez le jour de la manifestation.

CCN : Quels produits et thèmes souhaitez vous mettre en avant ?

IFA : L’accent qui va être mis, c’est sur l’innovation : on a par exemple un artisan qui a mis au point des sauces et des vinaigrettes locales, et qui va lancer à l’occasion de la Foire de Milan la gamme cosmétique à base d’huile de roucou et d’huile de coco. Nous avons aussi en matière d’innovation une association qui travaille avec des jeunes, notamment sur la filière poisson fumé. Donc du poisson fumé local, avec un savoir-faire qui nous vient du saumon fumé : elle a fait venir un spécialiste pour travailler sur la méthodologie de fabrication. Ca donne du coup une gamme de poisson fumé avec du poisson chat, de la daurade et du thon. Egalement une partie stylisme avec une ligne de vêtements qui sera présentée à l’occasion d’un défilé à la Foire. On a bien sûr gardé notre côté traditionnel « snacking » : bokits, accras, punchs, jus : donc toute la partie gastronomie. Pour cette première édition, nous avons un partenariat très impliqué du CTIG – Comité de Tourisme des Iles de Guadeloupe, [ndlr] - qui va faire la promotion de la destination Guadeloupe et qui fait un travail extraordinaire en matière de communication, puisque le but c’est vraiment de positionner des tours opérateurs sur la destination, pour qu’ils puissent vendre directement en Italie. Sachant que le développement économique à proprement parler repose chez nous aux Antilles sur deux pilliers : le développement des entreprises, l’investissement et l’accompagnement économique, mais aussi le tourisme. Pour moi l’un ne va pas sans l’autre, donc je suis vraiment très fière que le CTIG soit présent, physiquement, et puisse offrir des informations et des précisions sur la destination qu’on n’a pas toujours en tant qu’organisateurs. L’objectif c’est de vraiment motiver les gens sur la destination Guadeloupe. Nous aurons aussi un stand de la Martinique avec du rhum pétillant, du sorbet et de l’artisanat d’art.

CCN : A-t’il été difficile de trouver des candidats exposants ? Quels arguments avez-vous avancés ?

IFA : Le plus difficile ce n’est pas de trouver : le problème que nous avons aux Antilles, c’est que les exposants attendent beaucoup des subventions. Donc beaucoup d’entreprises ne se déplacent que si la manifestation est subventionnée. Sachant que cette année la Chambre de Commerce, la Chambre d’Agriculture et la Chambre des Métiers ont refait leurs élections, c’est vrai qu’il n’y a donc pas eu d’accompagnement financier des chambres consulaires. Donc ceci, rajouté au passage des ouragans, a beaucoup compliqué la tâche. Mais l’intérêt est là : la manifestation ne peut que monter en puissance, parce que nous avons rencontré beaucoup de difficultés. Il y en a qui viennent, malgré les difficultés. Je me dis qu’il n’y a aucune raison que l’année prochaine on ne soit pas à Milan, et qu’on soit là de façon encore plus importante et visible.

CCN : Finalement, combien d’exposants font le déplacement ?

IFA : Il y en a 8. Sachant que l’Italie était prête à faire le Village même avec 3 ou 4 exposants. Parce qu’ils voulaient une marque, une empreinte. Et eux ce qui les intéresse, c’est le travail de longue haleine, la pérennité de cette manifestation. Ce n’est pas le « one shot », juste une manifestation pour vendre et ensuite « Ciao ! » Ils veulent vraiment un travail de fond. Il est prévu des réunions de travail sur place et des rendez-vous professionnels.

CCN : Combien de visiteurs comptez vous toucher, et de combien de nationalités ?

IFA : La manifestation attire en moyenne 2 millions de visiteurs, donc environ la population de la Guadeloupe par jour. Sachant que le Village Créole est positionné entre le Ministère du tourisme de Cuba et le Ministère du tourisme de Saint-Domingue : sachant le flux que ces destinations ramènent, nous savons que nous aurons du monde. Les nationalités sont diverses : la Suisse, l’Allemagne, la France, l’Italie, un peu le Portugal et l’Angleterre. Mais surtout les pays limitrophes en fait. Sachant que l’entrée est gratuite, contrairement à la Foire de Paris où l’entrée est entre 12 et 15 euros de mémoire -14 euros [ndlr]-. Là les gens peuvent revenir. Ceux qui viennent de l’étranger et qui viennent pour plusieurs jours, ils savent qu’ils peuvent revenir autant de fois qu’ils veulent. Les italiens souvent reviennent. Ca nous laisse quand même un potentiel de vente plutôt intéressant, et pour vous donner une idée, ça représente 3 fois la Foire de Paris en termes de fréquentation. 310 000 m² d’exposition, une centaine de pays représentés et une plage horaire immense de 8h à 22h : ça nous laisse de quoi travailler je dirais !

CCN : Si l’opération est un succès, quelle est la prochaine étape ?

IFA : Déjà, avant de partir, il y aura une réunion de travail avec l’équipe de la Foire de Milan pour mettre en place la prochaine édition 2018. Ici, j’ai déjà des exposants qui sont partant pour la prochaine édition. Normalement, les chambres consulaires se seront organisées et structurées donc a minima on devrait avoir également la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Je ne veux pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais je pense que nous pouvons partir confiants sur la prochaine édition sachant que l’idée c’est vraiment de monter en puissance et d’avoir un Village Créole qui atteigne les 500 m². Là nous sommes sur une base d’environ 70 m². Nous travaillons aussi actuellement sur une Foire à Dubaï. Une manifestation économique mais sur laquelle nous souhaitons greffer une petite partie entrepreneuriale. La Grande Foire de New-York également, qui se déroulera fin-août / début-septembre. Une manifestation économique également à la Jamaïque au mois de novembre. Et puis certaines manifestations institutionnelles comme les assises nationales du centre-ville, le forum de la coopération etc … Donc ça fait un planning assez chargé et puis des rencontres en B to B dans le cadre de missions business France.

Pour ce qui est des médias et de la communication du Village Créole à Milan, sachez qu’Isabelle Flandrina-Adonis est passée la semaine dernière sur le plateau du ZCL (Canal 10), et qu’une équipe de Canal 10 suivra le déroulement du Village Créole tout au long de l’aventure et retransmettra sur la chaîne en live pour que la population guadeloupéenne puisse ressentir l’ambiance de la Foire milanaise. Alors, si vous n’avez pas l’occasion de partir à Milan début décembre, restez branchés !

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