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Guadeloupe. La catastrophe du CHU : Qui sont les responsables ?

30 Nov 2017
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Pierre Thépot, directeur du CHU, entouré du sous-préfet de Pointe-à-Pitre JM Jumez, du Maire de Pointe-à-Pitre Jacques Bangou, de Suzy Duflo, Président de la Commission Médicale d'Etablissement et de Patri Pierre Thépot, directeur du CHU, entouré du sous-préfet de Pointe-à-Pitre JM Jumez, du Maire de Pointe-à-Pitre Jacques Bangou, de Suzy Duflo, Président de la Commission Médicale d'Etablissement et de Patri Alexandra Giraud

Pointe-à-Pitre. Jeudi 30 novembre 2017. CCN. Un incendie s’est déclaré avant hier aux alentours de 14h au CHU de Pointe-à-Pitre dans un local technique. Des fumées très denses se sont ensuite propagées dans le reste de l’hôpital par des gaines techniques, conduisant à l’évacuation de 1200 personnes. Un CHU dont la vétusté avait pourtant été à plusieurs reprises signalée par l’UTS-UGTG. Mais aucune mesure n’avait été prise. Cette catastrophe ( c’en est une !) pour les patients et pour le personnel soignant qui aurait pu être évitée, tombe très mal, car elle réduit considérablement l’offre de soins d’urgence de la Guadeloupe, dans le cas d’un éventuel tremblement de terre. Il faudrait plusieurs semaines pour remettre le CHU en état. Dans l’intervalle, les malades sont dans une relative précarité sanitaire, victimes involontaires de l’inertie des responsables du secteur santé. Toutefois, il faut ici saluer le sang froid et l’abnégation des pompiers, de la sécurité civile, des personnels hospitaliers, qui ont réussi à évacuer les malades sans jamais les mettre en péril.

Action, réaction

L’incendie s’est déclaré dans un local technique du 1er étage hier mardi 28 novembre aux alentours de 14h, et a été maitrisé tard dans la soirée par 58 sapeurs-pompiers. Le service de réanimation, le service de la maternité, les urgences et les étages 3, 4, 5, 8 et 9 ont été évacués. Environ 700 patients et 500 membres du personnel sont concernés par ces évacuations.

Les patients qui nécessitent une prise en charge aigue ont fait l’objet d’un transfert vers les autres hôpitaux de l’île, voire même dans les hôpitaux de Martinique. C’est l’activation du plan « blanc » de manière élargie qui a permis ces transferts.

Le sous-préfet de Pointe-à-Pitre, Jean-Michel Jumez, revient sur cette « journée exceptionnelle » en trois mots : « réactivité, professionnalisme et solidarité ». 3 qualificatifs qu’il saupoudre avec fierté au-dessus du personnel hospitalier et des sapeurs-pompiers. « Il se sont battus tout l’après-midi jusque tard dans la soirée », déclare-t-il. « Pendant 6 à 7 heures, et de manière acharnée », renchérit Patrick Portecop, directeur médical du SAMU.

De son côté, Pierre Thépot, fraichement arrivé à la direction du CHU, admet parfois « prendre des décisions difficiles ». Néanmoins, il se félicite du travail déjà mené par les personnels, et de la mobilité déjà en place du CHU : « le CHU sort de ses murs et va où sont les malades ».

Le directeur émet malgré tout quelques inquiétudes sur le service maternité. Mais « les équipes du CHU sont mobilisées », rassure Suzy Duflo, Présidente de la Commission Médicale d’Etablissement. Et ce pour qu’il n’y ait pas de rupture dans la continuité des soins des patients. « Il faut vraiment rassurer la population là-dessus », insiste-t-elle.

Un hôpital de campagne oui, mais où et quand ?

Stérilisation, chambres, logistique : un hôpital de fortune certes, mais « qui va permettre de retrouver une capacité totale d’ici 48h », selon Pierre Thépot. 1000 m2 seront mobilisés, et arriveront par 2 avions de France. « Une structure qui peut durer plusieurs semaines », rajoute-t-il.

En revanche pour le moment, lorsqu’on cherche à en savoir davantage, le chef du SAMU Patrick Portecop émet timidement : « on saura où le mettre le moment venu ». Autant dire qu’il « se réserve le droit de ne pas communiquer le lieu pour le moment ».

La vétusté de l’hôpital en cause ?

Si l’UGTG semble en accord avec cette hypothèse, en déclarant que « ce genre de catastrophe met toutes les vérités du CHU au grand jour, et rappelle combien il est urgent non seulement d’assurer la mise aux normes du CHU actuel, que le financement du nouvel Hôpital », il n’en demeure pas moins que les circonstances exactes du déclenchement de cet incendie n’ont pas encore été mises à jour.

Le reste du bâtiment, autour du local technique calciné, est en confinement. Des reconnaissances sont toujours en cours. Les premières évaluations seront bientôt engagées. Des experts devraient d’ailleurs arriver en fin de journée aujourd’hui mercredi de Paris. « On attend le diagnostic », répond finalement le directeur du CHU aux questions pressantes. Ce sera certainement une « opération tiroir » quant à la réfection des services, les uns après les autres.

L’UGTG se prononce

« La section UTS-UGTG du CHU se déclare catastrophée par la gravité de l’incendie qui s’est déclaré dans les locaux de l’étage technique du CHU. L’UTS-UGTG se félicite du dévouement et de la disponibilité déployée par le personnel pour faire face à cet évènement, tant pour mettre à l’abri les patients, et également pour assurer la continuité des soins. S’il est trop tôt pour en chercher les causes et responsabilités, l’UTS-UGTG se doit cependant de confirmer que ce genre de catastrophe met toutes les vérités du CHU au grand jour, et rappelle combien il est urgent non seulement d’assurer la mise aux normes du CHU actuel, que le financement du nouvel Hôpital. L’UTS-UGTG invite le personnel du CHU à se conformer aux directives de l’encadrement pour assurer tant la continuité des services au CHU, que la continuité des soins et prise en charge pour les malades transférés ».

En outre, la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sera en Guadeloupe dés ce jeudi. Le Préfet de Guadeloupe Eric Maire, originellement en déplacement à Paris, sera sur place en fin d’après-midi aujourd’hui pour effectuer une reconnaissance de l’étendue des dégâts causés par l’incendie et rencontrer le directeur général de l’ARS, le directeur du CHU Pierre Thépot, le directeur du SDIS, le Maire de Pointe-à-Pitre et les autres élus et représentants syndicaux du CHU.

Que faire en cas d’urgence ?

Toutes les urgences adultes et pédiatriques doivent s’adresser aux autres urgences de l’île, à savoir la Polyclinique des Eaux Claires, et le CH de Basse-Terre. Pour les urgences gynécologiques et maternité, les patientes sont invitées à s’orienter vers la Polyclinique des Eaux Claires. Par ailleurs, les dialyses prévues mercredi 29 novembre au matin ont été reportées au soir à la Clinique de Choisy.

Qui appeler en cas d’urgence ?

Le numéro d’urgence 15 n’est plus opérationnel. Le 18 prend le relais jusqu’à nouvel ordre. La direction du CHU rappelle néanmoins qu’il est important de ne pas encombrer actuellement cette ligne sauf si urgence. La régulation des médecins libéraux est joignable au 05 90 85 13 13. Les famille qui souhaitent avoir des nouvelles de leurs proches peuvent composer le numéro vert suivant : 05 90 89 10 12.


Que faire en cas d’urgence ?

Toutes les urgences adultes et pédiatriques doivent s’adresser aux autres urgences de l’île, à savoir la Polyclinique des Eaux Claires, et le CH de Basse-Terre. Pour les urgences gynécologiques et maternité, les patientes sont invitées à s’orienter vers la Polyclinique des Eaux Claires. Par ailleurs, les dialyses prévues mercredi 29 novembre au matin ont été reportées au soir à la Clinique de Choisy.

Qui appeler en cas d’urgence ?

Le numéro d’urgence 15 n’est plus opérationnel. Le 18 prend le relais jusqu’à nouvel ordre. La direction du CHU rappelle néanmoins qu’il est important de ne pas encombrer actuellement cette ligne sauf si urgence. La régulation des médecins libéraux est joignable au 05 90 85 13 13. Les famille qui souhaitent avoir des nouvelles de leurs proches peuvent composer le numéro vert suivant : 05 90 89 10 12.



UTS UGTG

La section UTS-UGTG du CHU se déclare catastrophée par la gravité de l’incendie qui s’est déclaré dans les locaux de l’étage technique du CHU.

L’UTS-UGTG se félicite du dévouement et de la disponibilité déployée par le personnel pour faire face à cet évènement, tant pour mettre à l’abri les patients, et également pour assurer la continuité des soins.

S’il est trop tôt pour en chercher les causes et responsabilités, l’UTS-UGTG se doit cependant de confirmer que ce genre de catastrophe met toutes les vérités du CHU au grand jour, et rappelle combien il est urgent non seulement d’assurer la mise aux normes du CHU actuel, que le financement du nouvel Hôpital.

L’UTS-UGTG invite le personnel du CHU à se conformer aux directives de l’encadrement pour assurer tant la continuité des services au CHU, que la continuité des soins et prise en charge pour les malades transférés.

L’assemblée Générale prévue ce mercredi 29 est reportée au jeudi 30 novembre à 11h au hall d’accueil. Tous à l’Assemblée Générale Jeudi 30 novembre 2017 à 11h hall d’accueil du CHU ...Bay lavwa !

 

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Alexandra Giraud

Journaliste CCN

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