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Guadeloupe. CHU : Imprévoyance et logique comptable, le pire est-il à venir ?

20 Déc 2017
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Freddy Manioc, en jaune, Philippe Bélair en blanc et Jean-Marie Nomertin en rouge Freddy Manioc, en jaune, Philippe Bélair en blanc et Jean-Marie Nomertin en rouge

Pointe-à-Pitre. Mercredi 20 décembre 2017. CCN. La Confédération Générale des Travailleurs de Guadeloupe  (CGTG) a tenu  mercredi  matin à son siège un point presse. Le point du  jour : « le CHU, 3 semaines après l’incendie ». Présents à ce point de  presse :  Philippe Bélair, secrétaire général CGTG, Freddy Manio, secrétaire CGTG CHU et Jean-Marie Nomertin, secrétaire général CGTG . reportage..


A l’ordre du jour du point presse, tels que cités par la CGTG, 3 semaines après l’incendie survenu le 28 novembre dernier dans l’après-midi, au sein d’un local technique, et qui a engendré le déplacement de nombre de malades vers les autres hôpitaux de la Guadeloupe, voire jusqu’en Martinique :

-          Les avertissements, en amont, de la FSAS-CGTG

-          La politique sanitaire en cours

-          La gestion de la crise par les autorités, après 3 semaines

-          Les conséquences de la crise sur le terrain

-          Le retour des services au sein du CHU et la prétendue zizanie administrative

-          Le projet de direction-commune entre le CHU et le CHGR dans la logique de la loi « Santé » sans tirer les leçons de cet indcendie

-          Le prochain Plan Régional de Santé toujours sous l’empire de la logique comptable

 « Il n’est plus question qu’on applique un schéma continental » - Philippe Bélair

 

Le manque de matériel, la politique de gestion sanitaire qui mène à de grandes difficultés pour répondre aux besoins sont mis en exergue par Philippe Bélair. Il avance que ‘lincendie a révélé (après 2 ouragans), le risque qu’ils avaient mis en exergue précédemment. Des risques de plus en plus avérés, rappelle le syndicaliste.

« Il est temps de cesser cette orientation politique qui nous conduit droit dans le mur », martèle-t-il. Il y a une véritable cacophonie entre la Préfecture et l’ARS, selon lui, dans un pays à risque majeur, où la population est vieillissante et le chômage en continuelle hausse. Il faut stopper l’application d’un schéma continental : « on a l’impression que les technocrates qui nous dirigent ne tiennent pas compte des difficultés ».

En matière d’argent, le secrétaire général estime que l’argent est là, mais qu’il est mal réparti : « tout doit se faire dans une enveloppe restreinte ».

 « On a pensé à tout, sauf au feu » - Freddy Manioc

 

Il faut, selon le secrétaire CGTG CHU, prendre des mesures pour mieux répartir l’offre de soins sur le territoire. C’est un combat de tous les jours pour sensibiliser tout un chacun. Selon lui, le but de l’ARS est de réduire les moyens.

Sans parler de la construction de l’hôpital, digresse-t-il, dans un contexte sismique, cyclonique et volcanique. Le bâtiment n’aurait pas dû se trouver en hauteur.

Dans l’esprit également de M. Manioc, la situation du personnel en détachement depuis le feu. Certains parcourent des kilomètres tous les jours. D’autant que dans la tour Nord du CHU, où certains personnels sont encore en poste au niveau des admissions pédiatriques, il règne une odeur très présente encore, qui nécessitera sans aucun doute un suivi de la médecine du travail.

 

« Nous ne sommes pas responsables » - Jean-Marie Nomertin

Selon le secrétaire général, la CGTG l’avait prévu, et cela s’est réalisé, argue-t-il face à son camarade Freddy Manioc. Mais aucune responsabilité n’est à déplorer dans ce sinistre incendie hospitalier qui fait couler de l’encre. « A partir de janvier, ce sera dur pour le personnel », face à la désorganisation totale que pointe du doigt le syndicaliste. 

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