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Guadeloupe. Politique : Josette Borel Lincertin : « Nous avons accumulé beaucoup de sujets d’inquiétudes »

20 Déc 2017
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Josette Borel-Lincertin, présidente du Conseil Départemental Josette Borel-Lincertin, présidente du Conseil Départemental

Basse-Terre-Capitale. Jeudi 21 décembre 2017. CCN. La 4é et dernière séance plénière du Conseil Général s’est tenue jeudi dernier à Basse-Terre. A l’ordre du jour : le vote du budget primitif 2018. Egalement dans la liste des priorités des élus réunis dans la grande salle du conseil : l’eau, le cheval de bataille de la présidente du Conseil, la situation du CHU après l’incendie du 28 novembre dernier et le tourisme. Résumé. 


 « L’eau est plus que jamais une priorité pour nous », débute la présidente du conseil départemental pour ouvrir cette dernière séance plénière de l’année.

Depuis 3 ans, le plan de secours en eau potable est activé. Les millions de travaux n’ont pas suffit à régler définitivement les problèmes d’eau. Il est plus que jamais nécessaire de mettre en place un plan pluriannuel de réfection des infrastructures. Les travaux s’étaleront sur 10 à 12 ans. Le Département demande aujourd’hui à assurer la maitrise d’ouvrage des chantiers. Un dossier qui représente tout de même une menace potentielle pour l’ordre public.

« En cette fin d’année 2017, nous avons accumulé beaucoup de sujets d’inquiétudes », s’attriste Josette Borel-Lincertin, présidente du Conseil Départemental.

 « Vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous sommes inquiets » - Laurent Bernier à propos du CHU

 

Pierre Thépot, directeur général du CHU était invité aux côtés du directeur de l’ARS et de Suzie Duflot, présidente de la Commission Médicale. Il a fait un point sur la situation du CHU, à la demande de Mme Borel-Lincertin. Le nettoyage zone par zone est en cours, et l’objectif est « de ramener nos patients au CHU », rappelle-t-il. A l’horizon de 6 à 9 mois, le directeur espère une réintégration totale.

Laurent Bernier prend alors plusieurs fois la parole, pour s’exprimer sur la catastrophe hospitalière : « vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous sommes inquiets ». Selon le conseiller départemental, il y a ici un besoin de 200 000 euros. Pour Suzie Dulfot c’est une certitude : « on doit pouvoir sécuriser la santé sur les 5 prochaines années », martèle-t-elle.

En outre et après l’incendie du CHU, Jacques Anselme, 1er vice-président, souhaite rappeler que les possibilités sont limitées pour le CHU de Martinique où beaucoup de patients ont été transférés. Il demande alors l’autorisation de l’ARS pour qu’un appareil IRM soit installé au Centre Hospitalier de Basse-Terre.  De son côté, Fabert Michely, conseiller départemental, demande le recrutement de 30 agents supplémentaires pour le CHU.

 

« Ce que veulent les guadeloupéens, c’est de l’eau lorsqu’ils ouvrent le robinet » – Josette Borel-Lincertin à propos de l’eau

 

Pour Laurent Bernier, le rôle du Conseil Départemental est de faire en sorte de sauvegarder le denier public. Il faut d’abord qu’il y ait un accord entre les élus pour une gouvernance partagée de l’eau en Guadeloupe. En effet, l’eau a un coût. N’en déplaise à David Nebor, conseiller départemental, qui va plus loin : « il faut venir en aide aux plus fragiles et améliorer les conditions de vie de nos populations ». Il s’agit de faire encore plus avec encore moins, déplore-t-il. Selon lui, il faut rationaliser l’outil public, afin que « nous allions tous dans le même sens ». Il fait alors une demande de création d’une « commission départementale d’aménagement foncier » 

La présidente Borel-Lincertin pose le problème de la « politisation du problème de l’eau ». Il faut que les présidents de communautés d’agglo se réunissent, selon elle, et prennent des décisions avec leurs compétences. Le Département a besoin de remontées des collectivités pour avancer : « nous avons à être encore plus rigoureux que nous ne le sommes », conclut-elle.

Débriefing de fin de séance

Suite à l’adoption unanime du budget primitif 2018, la présidente revient sur plusieurs points abordés lors de cette séance plénière. « C’est un véritable drame que vit la Guadeloupe, et le monde de la santé », avance-t-elle au sujet de l’incendie du CHU. « La ministre de la santé a été attentive, réactive. C’était le plus important pour nous : savoir que l’Etat allait accompagner la remise en état de cet hôpital ».

En matière d’eau en Guadeloupe, et plus particulièrement des problèmes de distribution de l’eau durant la crise hospitalière, la présidente dit ne plus pouvoir tolérer cela.

Plus généralement, elle poursuit : « nous allons continuer notre investissement au niveau de l’eau. Jusqu’à 2017, nous sommes la seule collectivité à intervenir sur les réseaux, sur la rénovation. La Région s’est engagée en début d’année à entrer à nos côtés. C’est la compétence des communautés d’agglomération : donc ça veut dire que nous allons accompagner ». L’Etat doit intervenir : « nous ne pourrons pas investir entre 800 000 000 et 1 milliard d’euros », prévient-t-elle. « Il faut mettre en place un plan pluriannuel avec l’Etat ».

En ce qui concerne l’évolution du CTIG, il y a eu une volonté de restructuration du président du Conseil Régional. Volonté face à laquelle la présidente du Conseil Départemental s’est dite de prime abord réticente. « Le personnel du CTIG est compétent », se souvient-t-elle, avant d’énoncer une anecdote : « j’avais très peur de l’avion ; pour aller parler Guadeloupe, je l’ai fait dans toutes les conditions ».  En relatant cet épisode, elle semble fière de tout l’amour que le personnel du CTIG a pour son pays : « il y a une belle équipe ».

Quand au cheval de bataille de la présidente :

-          Continuer les assises de la famille. Il y a eu beaucoup de moments difficiles en 2016-2017. Des Jeunes qui perdent la vie, des parents désemparés … : « nous avons rencontré beaucoup de gens tout au long de ces samedis ». Le personnel du Conseil Départemental est mobilisé. Le but est donc de continuer en janvier 2018, puis d’organiser une grande plénière en février 2018.

 

Le budget primitif 2018 comporte plusieurs grandes orientations :

- Répondre aux compétences du Conseil Départemental

- Prendre en charge des personnes âgées, handicapées et les enfants

- Faire des économies : « nous sommes exemplaires dans notre gestion », rappelle Josette Borel-Lincertin : « nous essayons de faire des économies tout en étant conscients que nous ne pouvons pas tout faire ».

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