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Guadeloupe. Le Mois de l’Afrique : Pour renouer avec nos racines !

19 Jan 2018
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Marise Nyemb, vice présidente de Racines Marise Nyemb, vice présidente de Racines

Pointe-à-Pitre. Vendredi 19 janvier 2018. CCN. Au moment où Trump balance les inacceptables insultes à l’égard des Africains le Mois de l’Afrique, qu’organise l’association guadeloupéenne Racines, du 2 février au 3 mars 2018 est aussi une réponse pleine de dignité. Cette biennale qui ouvre sa 12ème édition proposera de nombreux événements et   accueillera de prestigieux invités : demandez le programme !

Reconnecter les afro-descendants avec leurs racines, c’est le but premier du Mois de l’Afrique. Cet événement a vu le jour avec un constat simple : de l’Afrique, on nous montre toujours le pire. Et pourtant. L’Afrique, comme les instigatrices de ce mois le clament haut et fort, l’Afrique a bien d’autres facettes à dévoiler au monde.

Le thème du Mois de l’Afrique 2018, c’est « l’Afrique d’aujourd’hui ». 4 invités prestigieux feront briller l’événement : Aminata Traore, luttant contre les effets du néocolonialisme, Kémi Séba, Marie-Evelyne Petrus Barry, ayant créé une fondation pour les droits des afro-descendants et Lambert Klah Popo, qui tiendra une conférence sur les possibilités d’échanges commerciaux au sein du continent africain.

Lassociation Racines lance la 12ème édition du Mois de lAfrique

L'association Racines lance la 12ème édition du Mois de l'Afrique

De nombreuses manifestations durant le Mois de l’Afrique

Le bateau du Mois de l’Afrique, qui marquera le lancement de l’événement, partira le 2 février de Vieux Fort en direction de Pointe-à-Pitre. Un bateau décoré par les scolaires en collaboration avec une association dominiquaise, et qui portera un message de lutte contre l’exploitation et l’esclavage africain moderne.

Le Didiko & Book, une formule unique à l’association qui verra se créer un club de lecture orienté vers le Mois de l’Afrique. Attention : il faut s’inscrire !

Les ateliers de la décolonisation, dirigés par une conférencière qui se bat depuis longtemps contre les « micros agressions » dont sont trop souvent victimes les afro-descendants, ici, en France ou dans le monde.

L’élection de la reine de Saba, dont le but sera de valoriser pleinement la beauté au naturel de la jeune femme noire. Pour participer, nul besoin de répondre à des critères de taille, de poids … La seule chose qui vous sera demandée, ce seront vos cheveux « au naturel ». Exit le défrisage.

Une comédie musicale se mettra sur pied également, sous la direction de Raymonde Torin. Son nom : « Lafrik ka kriyé mwen ». Le rendez-vous est fixé dans la commune du Moule, à la salle Robert Loyson.

Un concours « Chivé Naturel Sonny Christophe » aura lieu, en mémoire de cette dame décédée il y a deux ans de cela. Elle avait été la première à ouvrir un salon de coiffure entièrement dédié au cheveu naturel. Vous pourrez alors vous mesurer sur des épreuves telles que le concours de coiffage des locks, le concours de coiffage des cheveux naturels, et le concours de coiffage des cheveux masculins.

Un événement dans un événement enfin, c’est le « Weekend retour au naturel ». A sa 10ème édition, cette année on parlera chlordécone, notamment depuis la mesure gouvernementale française de relever le seuil de tolérance. Le but : essayer de trouver des solutions naturelles pour planter, à l’aide de professionnels.

« Aujourd’hui, je mets ma petite robe, mes talons, avec mes locks, et je me sens belle » -Marise Nyemb, vice présidente de Racines

CCN : Quels sont les prérogatives du Mois de l’Afrique ?

Marise Nyemb : Le but premier du Mois de l’Afrique, c’est de permettre au guadeloupéen de retrouver ses racines, et de connaitre son histoire. Parce que vous savez moi je suis de la génération où on a appris « nos ancêtres les gaulois » … et contrairement à ce qu’on pense, moi j’ai fait des études, mais beaucoup de personnes sont persuadées qu’elles ne sont pas africaines. L’histoire de l’esclavage, on ne l’a pas appris à l’école. Ca ne fait pas si longtemps que ça qu’on apprend l’histoire de l’esclavage, grâce à Mme Taubira.

CCN : Quels publics arrivez-vous à sensibiliser depuis 20 ans ?

Marise Nyemb : Le Mois de l’Afrique draine énormément de monde. Bien entendu, il y a un public déjà averti. Mais il y a également un autre public qu’on arrive à capter et qui vient suivre en fonction de leurs préférences, certaines conférences. Parce que ça intéresse, que les gens s’identifient à l’Afrique et beaucoup de guadeloupéens se sentent aujourd’hui africains.

CCN : Le cheveu crépu, c’est un aspect physique qui vous permet de faire passer un message ?

Marise Nyemb : Personnellement, j’ai été défrisée pendant 20 ans. Je n’ai jamais défrisé mes enfants. Quand je suis passée au naturel, je crois que je me suis sentie libre, parce que je n’avais plus besoin d’aller chez le coiffeur pour me faire défriser les cheveux. Mais quelque part, spirituellement, je me suis sentie libre. Il y a quelque chose qui s’est opéré en moi. Ce n’est pas anodin, cette histoire de cheveux. J’ai appris à dompter mes cheveux, et ils me plaisent aujourd’hui comme ça. Aujourd’hui, grâce au travail qui a été fait par les associations comme les nôtres, par les gens comme Sonny Christophe, par les réseaux sociaux … le jeune guadeloupéen se sent beau avec ses cheveux crépus.

Pour connaitre le programme du Mois de l’Afrique, rendez-vous dans la rubrique EVENEMENTS du site : https://www.associationracines.com

 

 

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