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Guadeloupe. Changement climatique : la prévention est chère mais peut rapporter gros

30 Avr 2018
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Doris Mirre est chargée de mission au sein de la CANGT, l'une des structures les plus avancées en matière de prévention des risques Doris Mirre est chargée de mission au sein de la CANGT, l'une des structures les plus avancées en matière de prévention des risques

Pointe à Pitre. Mardi 1er Mai 2018. CCN. L’élévation du niveau de la mer qui pourrait atteindre 80 cm d’ici 2100, l’évolution du trait de côte qui grignote le littoral, l’augmentation de la température de plus de 4°C et une recrudescence des épisodes de très fortes précipitations pendant la saison cyclonique, devraient sérieusement inquiéter les élus

Depuis 4 ans, l’ADEME et la Région lancent un appel à projet auprès des communes, des communautés d’agglomération, des établissements publics et des entreprises de plus de dix salariés pour les impliquer dans la prévention des aléas climatiques. 12 lauréats retenus, mais un manque d’implication des élus qui sont freinés par les coûts de ces plans d’action dans la mesure où il s’agit principalement de relocaliser les personnes et les biens vers de nouvelles zones, moins à risque. La communauté d’agglomération du Nord Grande-Terre (CANGT) va dépenser pas moins de 1,6 million d’euros, financé en partie par l’Etat, pour élaborer un diagnostic de vulnérabilité sur son territoire, préserver la bio diversité et se protéger des inondations. Puis, il s’agira de rendre opérationnel ce plan d’action dans le but de protéger au maximum habitat, infrastructures et réseaux routiers.

Le temps de l’action

Paradoxalement, nos régions sont à l’avant-garde en matière d’observation et d’évaluation des impacts. Ils bénéficient de l’expertise de centres de recherche comme le Cirad, l’Inra et le BRGM pour élaborer des plans d’action efficaces. Ce sont bien plus les communes, les communautés d’agglomération et les entreprises qui ont du mal à s’impliquer. En Guadeloupe, en dehors de Petit Bourg, de la CANGT et du Grand Port, les autres structures ont du mal à «prendre le train en marche». Aussi, pour mettre chacun face à ses responsabilités, le BRGM réalise sur trois ans, une étude chiffrée sur le coût de cette inaction face aux impacts du changement climatique. Les impacts seront majeurs sur les bâtiments, et les réseaux routiers mais aussi sur la population et les activités économiques. L’étude prévoit aussi des scénarios interdisant de nouvelles implantations, des lieux de repli stratégique, la construction d’infrastructures de protection contre la houle etc…Beaucoup d’efforts, mais pas encore assez d’implication des élus.

 

 

 

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