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Guadeloupe-Caraibes . Transport aérien : Curaçao en ligne

29 Nov 2018
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les principaux membres de la délégation concernée: Alain Bièvre, président de l'aéroport Pôle Caraïbes, Sonia Taillepierre, Steven Martina, ministre du tourisme de Curaçao, Eric Koury, président d'Air Antilles, Paul Pennicook, directeur du bureau du tourisme de Curaçao, Frantz Thodiard, président du directoire de l'aéroport Aimé Césaire les principaux membres de la délégation concernée: Alain Bièvre, président de l'aéroport Pôle Caraïbes, Sonia Taillepierre, Steven Martina, ministre du tourisme de Curaçao, Eric Koury, président d'Air Antilles, Paul Pennicook, directeur du bureau du tourisme de Curaçao, Frantz Thodiard, président du directoire de l'aéroport Aimé Césaire

Pointe à Pitre. Jeudi 29 novembre 2018. CCN. Ce 16 novembre, l’ATR 72-600 de la compagnie Air Antilles Express déchire plein Est-Ouest-Est le ciel caribéen. Destination Willemstad, capitale de Curaçao, pour cause de vol inaugural pour cet appareil (le 2éme) acquis récemment par l’opérateur aérien.

Présentation officielle pour l’ouverture d’une nouvelle ligne entre la Guadeloupe et l’île néerlandaise, séparée par 922 km, et seulement 66km de l’itinéraire orthodromique vénézuélien. 2h45 mn de vol avec escale à Fort-de-France.

Pour cette circonstance solennelle, ont répondu présents, outre la presse, la plupart des partenaires directs de l’évènement : les banquiers (pour avoir participé à l’achat des 2 ATR), des agences de voyage, des spécialistes de marketing et de communication.

Autres acteurs remarqués, la gouvernance des aéroports Pôle Caraïbes et Aimé Césaire personnalisée par Alain  Bièvre et Frantz Thodiard, acteur d’une vive répartie ciblant l’Etat, l’Aviation Civile et les collectivités locales, suite aux propos du directeur général d’Air Antilles Express sur la question sensible des « taxes sur les billets d’avion qui tuent le transport aérien !».

Parmi les participants de plein droit : les autorités curaçiennes, au premier rang desquels Paul Pennicook, managing director du Curaçao Tourist Board et le ministre du Tourisme de Curaçao, Steven Martina dont l’intervention s’est focalisée sur l’intérêt d’œuvrer pour la réalisation du projet d’ouverture de lignes dans le ciel caribéen, par les compagnies actuelles et soutenu par des fonds européens. Une opportunité de croissance touristique, de développement des activités économiques à la fois pour son pays mais aussi pour St Martin, la Guadeloupe et la Martinique, précise-t-il.     

 

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Photo : Eléments caractéristiques de la façade polychrome du quartier urbain Punda de Willemstad d’où l’on distingue le palais du gouvernement

Un projet aérien commun soutenu par l’Europe

Cette rencontre se déroule à l’hôtel Renaissance, au cœur de la capitale sous la houlette des porteurs officiels du projet, messieurs Eric Koury, l’actionnaire principal, Christian Marchand pour la compagnie Liat et Serge Tsygalnitzky, directeur général d’Air Antilles .

Une analyse qui a initié cette volonté de contractualisation dynamique de trois compagnies de la zone géographique des Petites Antilles. Ensemble, ils se livrent à un plaidoyer pour l’avènement de la nouvelle « route » Fort-de-France/Pointe-à-Pitre/Saint-Martin/Curaçao, assurément pourvoyeuse de bénéfices pour tous, autour d’un projet dénommé Caribsky.

La part prise par l’Europe est significative de son intérêt à favoriser la coopération et l’intégration régionale en co-finançant, en particulier, le volet des études et de la mobilisation des ressources humaines et financières du projet prévu sur 3 ans. A cet égard,  Air ANTILLES EXPRESS, la LIAT et WINAIR ont constitué une « alliance » dont l’objectif est le développement du trafic aérien dans les Caraïbes à travers notamment l’extension de leur réseau et l’établissement de connexions nouvelles inter-îles.

Dans l’espace Sud, après Sainte-Lucie et la Barbade, c’était au tour des Antilles néerlandaises d’être desservis.  Le Conseil régional de Guadeloupe représenté par Sonia Taillepierre, n’a pas hésité à préciser la nécessité de mieux structurer le réseau aérien de la zone en déclarant que son institution était « fière » d’accompagner à hauteur de 1,7 M d’euro, aux côtés du FEDER, ce projet de 5 millions afin d’optimiser les relations avec les pays environnants et de parvenir à terme à une augmentation des liaisons et une diminution des tarifs.

Curaçao s’avère une destination séduisante. Ce jour-là une prompte visite des deux quartiers principaux de la ville de Willemstad (Otrobanda et Punda) séparés par le canal portuaire de St. Annabaai et de l’unité de fabrication l’emblématique boisson nationale, le curaçao. Au cours de ces échanges, a été abordé l’aspect pénalisant de la quasi-absence actuelle de liaison entre les DFA et ces îles néerlandaises ainsi que le potentiel attractif de Curaçao, territoire avantagé par sa mise à l’écart de la route des cyclones et qui surmonte le déficit chronique de la ressources en eau (vu son climat sec d’île Sous-le- Vent) par la voie industrielle de la désalinisation et qui, dans le domaine de la santé, s’est équipé d’un hôpital flambant neuf aux portes de sa capitale.

Ici, le niveau de vie est satisfaisant au regard d’une certaine richesse économique fondée sur le raffinage du pétrole depuis 1918, l’exploitation des marais salants, le nombre croissant de touristes (700 000) et le grand nombre de ses sites de plongée (26),  l’activité transactionnelle et les produits financiers de ses banques.

D’autres paramètres contribuent à donner cette impression de prospérité comme l’aménagement urbain de Willemstad, l’organisation chirurgicale de son espace géographique limité à 471 km2 , la modernité et la taille de ses infrastructures pour une île de 160000 habitants seulement, la qualité de l’habitat, le multilinguisme ambiant nourri par plus 55 nationalités fédérées autour du papiamento, le parti-pris muséographique axé sur le kura hulanda muséum dédié à l’histoire de l’esclavage et le statut d’Etat autonome jalousé, depuis 1954.

A retenir également que le projet européen Caribsky - dont l’opérationnalité devrait être mesurée dans un délai minimum d’une dizaine de mois - cible 32 destinations, 1 400 000 passagers, 70 000 mouvements d’avion, un staff de 1100 agents et un prix d’appel d’environ 350 euro pour le billet PAP/Willemstad.   

  Max Etna 

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