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Guadeloupe. Politique : Pourquoi l’état colonial français veut-il déchouker jacques Bangou ?

15 Mai 2019
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Pointe-à-Pitre. Mercredi 15 mai 2019. CCN. A vrai dire la nouvelle d’une possible révocation de Jacques Bangou, maire de Pointe-à-Pitre, aux termes des dispositions de l’article L. 2122-16 du CGCT, n’est pas à vrai dire une surprise. Certains de ses opposants, avaient lors de la publication des rapports de la CRC envisagé cette possibilité. On se demande même si le Préfet Gustin ne s’en est pas un peu inspiré. Toutefois depuis la création en 1958 de la Vème république française, c’est bien la 1ère fois en Guadeloupe, qu’un représentant du gouvernement français met en œuvre cette disposition. Il est certain qu’avec un déficit qui dépasse les 78 millions, Jacques Bangou n’a pas fait la preuve d’une grande maitrise de la gestion de sa collectivité. Il est donc désormais placé sur un siège éjectable. Il faut cependant noter, et ce n’est pas un hasard, que la décision préfectorale, intervient quelques jours seulement après que le quotidien français France-Antilles, ait publié un « texte » mettant directement en exergue la gestion jugée calamiteuse des collectivités municipales.

 

Que ce soit la CRC, la Préfecture, ou France Antilles, au-delà des chiffres et des difficultés de gestion des collectivités, ils ont tous en commun, une volonté manifeste de contribuer au discrédit de tout ou partie de la classe politique actuelle.

Sans non plus exonérer nos élus de leurs fautes réelles en matière de gestion, il faut toutefois se rappeler que dans un pays colonisé, la gestion vertueuse est souvent rendue difficile du fait que l’état colonial, a progressivement cessé depuis des années de jouer au père noël.

Les dépenses des collectivités se sont accrues, sans contrepartie aucune. La France qui a besoin de gommer son déficit, a réduit considérablement ses investissements dans les dernières colonies. Il s’agit pour nos élus de prendre conscience, que les "aides" (CICE et autres dispositifs) seront de plus en en plus rares. Les maires sont confrontés à réduction des budgets et à l’augmentation de charges.

Jacques Bangou, qui a souvent contesté les chiffres de la CRC est contraint de se rendre compte qu’il a touché le fond. Même si au cours des semaines, à venir il parvient avec ses experts à revoir sa copie pour sauver son fauteuil de maire, le déficit va demeurer un boulet. Ses opposants, qui crient victoire en s’appuyant sur la décision coloniale, ont-ils la capacité de faire mieux. Dans moins d’un an, les élections municipales, Jacques Bangou, qui est aujourd’hui en position de martyr face à la CRC et la Préfecture coloniale, peut rebondir, car les guadeloupéens détestent la profitation.

Les nombreux communiqués reçus à CCN, sont la preuve, que le maire de Pointe-à-Pitre, n’est pas seul…

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Pointe-à-Pitre, le 13 mai 2019

Dr Jacques Bangou,
Le Maire de Pointe-à-Pitre, Vice-Président de Cap Excellence, Président du PPDG

à

LA POPULATION POINTOISE ET AU PERSONNEL COMMUNAL

Le Président de l’Association des Maires de la Guadeloupe, Monsieur Jean-Claude Pioche, m’informe ce jour, que le Préfet de la Région Guadeloupe, Monsieur Philippe Gustin, lui a fait part de démarches qu’il entreprendrait pour mettre en place une procédure de révocation du maire que je suis et que vous avez élu.

N’ayant au moment d’écrire ces lignes, aucune information directe venant du Représentant de l’Etat, je ne peux que partager avec vous mon sentiment.

Quelle faute grave aurais-je commise pour donner au pouvoir le prétexte d’écarter le maire de la ville de Pointe-à-Pitre, vice-Président de Cap Excellence et Président du P.P.D.G.?

S’il s’agit des finances communales, je porte à la connaissance de mes concitoyens, les éléments suivants :

La ville dans son fonctionnement annuel génère certes un déficit mais, plus de 25 mesures drastiques d’économie ont permis depuis trois ans de le réduire.

Les efforts continueront même si la nature structurelle de ce déficit comme celui de nombreuses collectivités communales des Outre-mer, appelle à une réforme en profondeur.

Cela fait plusieurs années, pour aller dans le sens de la politique nationale de maitrise des budgets locaux, que la ville agit sur les deux leviers qui sont en sa possession : d’abord, celui des personnels communal et apparentés, notamment celui de la Caisse des Ecoles. Ceux-ci ont été respectivement diminués de 118 et 80 agents en 10 ans, soit 198 agents en moins (soit - 22 % des effectifs).

L’autre levier est celui des charges courantes. Pour exemple, près de 6 M d’économies ont été réalisées entre 2017 et 2018.

Sur la dette et le déficit globaux constitués, nous avons pris en compte les remarques de la CRC (Chambres régionales des comptes).

Enfin, concernant la Rénovation Urbaine (soutenue et contrôlée par l’Etat depuis 2006), la Chambre reproche à la ville de n’avoir pas la même méthode qu’elle, d’intégration des opérations dans ses comptes. La ville s’est donc engagée dans une reconstitution des opérations comptables longue et difficile, pour en améliorer la lisibilité.

Mais le maire que je suis est fier d’une opération de rénovation qui sert les intérêts de la ville et de ses habitants et qui permet aujourd’hui à celle-ci d’être en plein développement et de rayonner à nouveau. Je me félicite en particulier, que le patrimoine de la ville se soit enrichi de nouveaux équipements même s’il est prévu de réduire pendant un temps les investissements.

Je me réjouis enfin, que mon intégrité ne soit nullement remise en cause par la Chambre, qui n’a formulé aucun grief d’enrichissement personnel à mon encontre.

En tout état de cause, il appartiendra à la population de jauger l’action que nous entreprenons et de juger la commande politique qui soutient cette agression.

Je m'opposerai par toutes les voies de droit à un tel coup de force contre les libertés communales.

Maire de Pointe-à-Pitre,
1er vice-Président de Cap Excellence, Président du P.P.D.G.

 

region guadeloupeCommuniqué de presse

Basse-Terre, mardi 14 mai 2019

VILLE DE POINTE-À-PITRE : Réaction du Président de Région sur le déclenchement d’une procédure de révocation du Maire

Le Président de Région Ary CHALUS s’étonne du déclenchement d’une procédure de révocation à

l’encontre du maire de Pointe-à-Pitre, Jacques BANGOU.

Cette procédure interviendrait à la suite des recommandations de la Chambre Régionale des Comptes

qui pointait du doigt un déficit structurel de la ville de Pointe à Pitre.

Ary CHALUS note que la mise en œuvre d’une telle procédure est extrêmement rare sous la Ve République et avoue avoir été stupéfait de sa rapidité.

Il espère, à l’occasion de la réponse contradictoire, que le maire de Pointe à Pitre saura mettre à profit cette période pour faire valoir les résolutions qu’il aura prises à l’occasion du vote du budget, en réponse aux observations et aux recommandations de la Chambre Régionale des Comptes, afin de mettre un terme à cette procédure.

Dans l’intérêt des citoyens, des associations et des entreprises qui œuvrent pour la ville, il paraît hautement souhaitable qu’un accompagnement de la Ville de Pointe-à-Pitre soit mis en place par l’État; accompagnement auquel la Région Guadeloupe continuera à prendre toute sa part.

Enfin, pour Ary CHALUS, il est important de rappeler que cette procédure ne doit pas remettre en question la libre administration des collectivités locales et encore moins la capacité des électeurs à choisir librement leurs représentants.

 

Cap ExcellenceCommuniqué de presse

du Président de la Communauté d’Agglomération CAP EXCELLENCE, M. Eric JALTON

Le président de Cap Excellence, Eric JALTON, s’étonne du déclenchement d’une procédure de révocation à l’encontre du maire de Ponte-à-Pitre sur la base de l’article L.2122-16 du CGCT à

l’approche d’élections générales.

Il déplore la mise en œuvre de cette procédure dans une échéance aussi proche de la désignation en toute souveraineté par la population de ses représentants élus pour diriger les collectivités communales.

Notre communauté d’agglomération est un espace de développement et de cohésion sociale et territoriale, aussi, il souligne que Cap Excellence poursuivra ses efforts dans ses domaines de compétences dans un souci d’équité et de solidarité sur le territoire de la ville de Pointe-à-Pitre.

Eric JALTON encourage le maire de Pointe-à-Pitre, à faire valoir ces arguments à l’occasion du débat contradictoire qui devrait s’instaurer avec les pouvoirs publics.

Plus globalement, il souhaite que ce soit l’occasion de lancer un débat de fond sur la structure des budgets communaux en Outre-mer, au regard de la situation de l’emploi et des retards en équipements publics.

Enfin, il rappelle qu’il reste attaché à la libre administration des collectivités et au système de démocratie représentative qui tire sa légitimité dans la confiance accordée par la population à l’issue d’un vote libre et démocratique.

Pointe-à-Pitre le 14 mai 2019 Le Président de Cap Excellence, Eric JALTON 

 

Capture decran 2019 05 15 a 02.15.55Communiqué de presse

Mmes Vainqueur-Christophe, Jasmin et M. Lurel, parlementaires de la Guadeloupe

"Une chasse aux sorcières dont seul(e)s les Pointois(e)s sont les victimes"

Retenus au Parlement à Paris, nous apprenons par l’intermédiaire des réseaux sociaux que l’Etat a décidé de lancer une procédure de révocation contre le maire de Pointe-à-Pitre, le Docteur Jacques BANGOU.

Les méthodes et la temporalité choisies pour déclencher cette procédure infamante s’apparentent à une manœuvre politique visant à punir un maire d’opposition et un chef de la gauche guadeloupéenne sans même lui réserver le droit d’en être le premier informé. C’est donc bien une intimidation ad hominem qui cherche à salir.

Sans ignorer les difficultés financières de Pointe-à-Pitre auxquelles l’actuelle équipe municipale tente de remédier, nous nous interrogeons sur l’attention particulière portée par l’Etat sur cette commune qui, de fait, n’est pas la seule collectivité de Guadeloupe à connaître ce type de déficit...

Ainsi donc, alors qu’il apparait que ni l’intégrité ni la probité du maire Jacques BANGOU ne soient mises en cause, l’Etat décide d’engager contre lui et son équipe une procédure rarissime mais laisse en place, à quelques encablures de là, d’autres équipes à la gestion calamiteuse et inquiétées par la Justice pour des affaires de détournement de fonds publics.

Dans quelle République démocratique un Gouvernement s’autorise-t-il à fouler aux pieds les principes de libre administration territoriale ? Dans quelle République démocratique un Gouvernement décide-t-il de révoquer un maire à moins de deux semaines d’une élection nationale majeure ou fait délibérément circuler des rumeurs pour le discréditer ?

Au-delà des personnes, nous nous interrogeons sur la pertinence d’une telle décision pour la population pointoise à quelques mois du renouvellement des conseils municipaux.

Ajoutée à la crise financière, l’inquisition politique n’est pas de nature à aider au rétablissement de la commune, à maintenir la paix et à rétablir la concorde civile.

A cette heure, nous condamnons cette cabale et faisons face aux côtés des Pointois(es), seules victimes et seuls juges au final dans cette affaire. 

REVL’annonce faite hier par le Maire, Jacques BANGOU, d’une procédure de révocation entreprise à son encontre par le Préfet, ne peut laisser indifférent l’élu que je suis. Loin de m’en réjouir, je suis triste pour ma ville.

Cela fait longtemps que je tire la sonnette d’alarme. Le clientélisme qui sévit depuis plus d’un demi siècle à Pointe-à-Pitre est voué à la faillite. En effet, pour rester au pouvoir, on donne plus qu’on n’en a, pour chérir un électorat de plus en plus rétréci. Avec ça on gagne les élections d’une courte tête, mais on gagne quand même, grâce à l’abstention, car on a fait fuir la majorité des électeurs.

Clientélisme + Abstention, résultat on a : un Maire élu avec 3000 voix sur 13000 inscrits environ et une minorité de courtisans, entrainant la majorité silencieuse à la faillite.

D’où la lourde responsabilité qui pèse sur les pointois abstentionnistes de se mobiliser pour arrêter l’hémorragie, sauver la ville qu’on aime et changer la donne.

Ne nous contentons pas d’attendre, par facilité, que le Préfet ou le gouvernement fassent pour nous ce qui nous incombe : changer la gouvernance de cette ville qui se meurt, malgré ses riches potentialités.

Pas question de se réjouir du malheur des autres. Mais est-ce un malheur ?

Pour l’instant, comme l’a dit si bien Jacques BANGOU, la Chambre régionale des comptes (CRC) n’a pas jugé sa personne, elle est juge des comptes publics, c’est-à- dire qu’elle contrôle ce que l’on fait de notre argent.

Ce que la CRC a dit et jugé, à maintes reprises, c’est que la gestion calamiteuse de cette municipalité mérite d’être sanctionnée. Quant au juge pénal, il ne tardera probablement pas à sanctionner les multiples infractions pénales faisant l’objet d’enquêtes en cours.

Donc faire croire à la population de Pointe-à-Pitre que ce sont les «libertés communales » qui seraient attaquées par l’Etat, à travers la personne du Maire, c’est lui mentir.

Bien au contraire, c’est un Etat bien trop complaisant qui a couvert depuis fort longtemps cette gabegie, en classant sans suite diverses affaires pénales, en pansant les plaies béantes par le financement massif de la Rénovation Urbaine et en tardant à appliquer la loi (article L2122-16 du Code générale des collectivités territoriales).

Que nous soyons contribuables où non imposables, nous pâtissons tous de la faillite et de la perte d’attractivité de notre ville. J’en appelle à l'unité des pointois pour bâtir une solution alternative vers une ville durable, reposant sur la démocratie participative. Il est temps de redonner la parole et l'initiative aux citoyens.

Harry DURIMEL

Conseiller municipal 

DepartementalCommuniqué de presse

Procédure de révocation de Jacques BANGOU : une décision très « politique » du Gouvernement

La présidente du Conseil départemental, Josette BOREL-LINCERTIN, a été informée ce lundi de la procédure de révocation que le Gouvernement s’apprêterait à déclencher à l’encontre du maire de Pointe-à-Pitre, Jacques BANGOU.

Sur la forme, la présidente du Département s’étonne tout d’abord du calendrier d’une telle décision qui serait prise à moins de deux semaines de l’élection européenne, en pleine période de « réserve électorale » à laquelle sont soumises, par tradition républicaine, les autorités de l’Etat jusqu’au jour du scrutin. Josette BOREL- LINCERTIN ne peut que s’interroger sur le sens politique et le caractère politicien de cette procédure de révocation - rarissime dans toute l’histoire de la Ve République - prise à l’encontre d’un maire qui n’appartient pas à la majorité présidentielle, qui plus est président d’une formation politique ancrée à gauche : le Parti progressiste démocratique guadeloupéen.

« Une telle décision n’aurait jamais été prise contre un maire ou un président d’EPCI proche du Gouvernement, quand bien même sa commune ou son intercommunalité connaîtrait des difficultés financières graves et récurrentes, comme c’est pourtant le cas en Guadeloupe et ailleurs sur le territoire national », observe Josette BOREL-LINCERTIN.

Sur le fond, les difficultés financières de Pointe-à-Pitre sont réelles. Mais, elles ne sont à l’évidence pas uniquement imputables à l’équipe municipale actuelle confrontée, comme bien d’autres communes, à la réduction des dotations depuis plusieurs années, à un faible potentiel fiscal et à la nécessité de répondre à des demandes citoyennes de plus en plus fortes. Josette BOREL-LINCERTIN regrette que le Gouvernement ne semble pas vouloir tenir compte des efforts déployés depuis plusieurs mois par le maire de Pointe-à-Pitre et son équipe, avec le soutien du Département, de la Région et de Cap Excellence, pour résorber le déficit sans augmenter les impôts.

Qui peut croire que la période d’instabilité politique que le Gouvernement semble prêt à ouvrir à Pointe-à-Pitre serait de nature à améliorer la situation de la commune ?

La présidente du Département exprime sa solidarité envers la population pointoise qui ne peut que se sentir stigmatisée par une décision qui viendrait ainsi viser une seule municipalité sur les 34 968 communes que compte la France. C’est également 

la Guadeloupe qui se retrouve pointée du doigt par une telle procédure qui marque la volonté évidente du Gouvernement de fixer des limites inédites au principe constitutionnel de libre administration des collectivités. 

Parti socialist guadeloupéenOuverture d’une procédure de révocation du Maire de Pointe à Pitre le Dr JacquesBANGOU.

Pointe à Pitre, le 20 Mai 2019 : le parti socialiste Guadeloupéen est abasourdit par l’ouverture d’uneprocédure de révocation du Maire de Pointe à Pitre Jacques BANGOU. L’effet de sidération vient du fait :

Qu’il y a des procédures autres moins violentes, que c’est une procédure rarissime, et que le peu de foisqu’elle a été appliquée, cela se produisait sur des maires mis en examens pour détournement de fondspublics, d’escroqueries, de corruptions, ce qui n’est pas le cas pour le maire de Pointe à Pitre.

Le parti Socialiste Guadeloupéen considère que le moment choisi par l’état pour faire valoir cetteprocédure à 10 mois du renouvellement de l’ensemble du conseil municipal de pointe à pitre n’a visiblement pour objectif que de décrédibiliser l’action du maire mais pas de donner une solution neutre aux déficits de la ville. Nous déplorons donc ainsi le non-respect par l’état de la libre administration descollectivités.

Dans un contexte national ou l’ensemble des politiques publiques ne se font qu’à l’aune d’unecomptabilité sans un regard sur les difficultés sociales des personnes, il est bon de montrer que la rénovation urbaine de pointe à pitre est un investissement sur l’avenir pour les pointois.

A l’image de cette formidable rénovation urbaine que le maire de Pointe à Pitre a mené avec son équipe municipal, le Parti Socialiste Guadeloupéen à la certitude que celui-ci et son équipe municipal trouveront les meilleures procédures pour présenter un plan de retour à l’équilibre crédible et juste qui devrait stopper cette procédure inédite.

Le parti socialiste Guadeloupéen demande à l’Etat de provoquer une grande concertation sur les financesdes collectivités d’outre-mer qui doivent assumer des charges qui empêchent toute comparaison avec lescollectivités de l‘hexagone.

Mehdi KEITA Président du Parti Socialiste Guadeloupéen

 

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