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Guadeloupe. Baie-Mahault : Le dossier du futur Quick embarrasse t-il le nouveau maire ?

11 Fév 2016
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Mme Hélène Polifonte-Molia Mme Hélène Polifonte-Molia

Baie-Mahaut. Jeudi 11 février 2016. CCN. Depuis quelques  semaines la  colère gronde chez les  habitants du quartier Boisneuf. Ils protestent contre la décision prise par la municipalité de la ville  d’accorder un permis de construire un « fast food » dans le périmètre  de la zone résidentielle. Les deux comités de résidents  sont  mobilisés  pour tenter d’inverser le cours des choses.  Jusqu’ici rien n’a vraiment bougé, côté municipalité silence radio. CCN a reçu  des residents  une « Tribune libre »  en forme de réflexion  para–philosophique. Nous avons alors  souhaité avoir le point de vue de Hélène Polifonte-Molia, laquelle  a remplacé Ary Chalus à la tête de la municipalité,  mais notre démarche est restée  jusqu’ici  sans suite.. Ce dossier est-il plus brulant qu’il n’y paraît ? y aurait il sur cette affaire des « éléments  obscurs » nécessitant des  éclaircissements ?  L’enquête suit son cours…



drive 

La « Tribune libre » des Résidents

 

L’installation d’un Quick drive à Destrellan : Embouteillages,  insécurité, cauchemar des résidents et riverains du quartier Boisneuf

L'autorisation accordée par la municipalité de Baie-Mahault pour l'installation d'un Quick-restaurant -Drive dans une voie de décélération, dans un carrefour a l'entrée du quartier Boisneuf, sans parkings pour recevoir ses clients, nous remet en mémoire ces quelques mots de Rabelais, l'un des humanistes les plus connus de la Renaissance, prescrivant, pour la bonne éducation de Gargantua, de grandes études en toutes matières et du Sport pour en faire “un esprit sain dans un corps sain”, il y ajoutait comme cerise sur le gâteau, la "religion", parce que disait-il : "Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.” Eh oui, l’âme est d'actualité ! C’est qu’elle peut se retrouver ruinée, corrompue par des esprits cupides ! Alors qu'une conscience religarée, qui veux dire : intégrité, devoirs et conscience, nous fait réfléchir sur nous-mêmes, et nos actions. Réfléchir, c'est fléchir sur Soi-même, se replier sur son nombril, contempler sa propre subjectivité, (sans faire du "narcissisme") ce qui est indispensable pour être aux services des autres.

Cette conscience est fondamentale pour comprendre et diriger le monde dans lequel nous vivons. En effet, nous voyons d'une part les progrès matériels fabuleux de ces dernières décennies en même temps ses limites. Entre ceux qui ne prêchent que pour celles et ceux qui la redoutent... n'y aurait-il pas un juste milieu ? Il en va de notre existence concrète, morale, physique et philosophique. Notre civilisation a fondé d’immenses espoirs sur les progrès matériel et scientifique, qui en a profité pour bondir. Mais les «nouveaux pauvres» sont de plus en plus nombreux dans le monde, ils sont tous aussi nombreux ici en Guadeloupe à s’exposer aux risques d’obésité, de cancers, de maladies cardio-vasculaires, etc... Bien manger n’est toujours pas un choix ; cela dépend en partie de notre situation sociale. 

Nous voilà capables de multiplier par dix millions notre taux de radioactivité et de bidouiller des gènes de façon à modeler l’essence des générations futures. Mais nous ne savons pas au nom de quoi ! De la Vie, de Dieu ? Il est mort depuis longtemps, nous n’agissons plus au nom de sa volonté alors... Alors, nous n’agissons plus qu’au nom du profit, d'intérêts particuliers, de la science ou de l'argent que nous avons divinisé, pour prétendre agir en tant que seigneurs, et maîtres, possesseurs de la Nature. L’exemple de l’industrie nucléaire dans le monde industrialisé nous montre bien que si l’homme est puissant grâce à la science, il est aussi fragile à cause d’elle : il est incapable de maîtriser sa propre maîtrise. Alors, quelle conscience saura diriger ce formidable pouvoir ?

 

Quick110216

 

C’est au nom du profit et à cause de la politique et du scientisme qui nous mènent qu'on se répète aujourd'hui la sentence de Rabelais en hérissant le poil; oui, on a osé dire que dans la République , l'argent avait pris la place de Dieu. Il a donc fallu les fétichiser pour mieux les adorer. Par exemple en adorant non plus Dieu, mais tout ou n’importe quoi, à n’importe quel prix comme on a adoré l’atome au Japon, et, on l’adore encore en France. Auguste Comte déclarait la fin des temps religieux si à l’aube de l’humanité, on se raccrochait à tout argument pouvant expliciter le monde, à présent que la science a assez de maturité pour pouvoir donner des explications cohérentes, la religion elle-même paraît obsolète... pourquoi la conscience de nos politiciens irait-elle encore se réfugier dans la conscience ou la foi ? 

La "démocratie", l'argent et les progrès de la science devaient, nous apporter paix et confort. Hélas, elles ne l’ont pu; ses progressions ne nous ont pas fait faire de progrès éthique et  au niveau moral, et même nous avons régressé pour devenir plus égoïstes, plus profiteurs et barbares. Les politiques qui nous mènent ne dupent  plus personne quand elle se présente comme l’autorité démocratique, intellectuelle et morale déterminante, alors qu’elle est incompétente en matière éthique et morale ! 

Est-ce que la formule de Rabelais nous prévient de ce danger ? Oui ! Si la science est peut-être incapable d’avoir une dimension humaine, elle ne fait pas de politique, de métaphysique, ou de morale : les comités d’éthique, chartes et autres déclarations de bonne foi ou d'intention ne suffisent pas à combler le vide effrayant qui sépare le scientifique, le vrai scrutant le réel pour encore et toujours maîtriser davantage, l’homme conscient qui dans sa vie concrète pense sa vie et vit sa pensée. Il nous faudrait faire de la politique et de la communication un véritable art de

vivre, et même une science, dans ce monde désenchanté qui en a fini avec les dieux capricieux, les saints auxquels se vouer, qui permettaient de mettre tant de magie et de sens, même contradictoires et incohérents, dans des vies concrètes ! La science ne suffit pas. Alors! est-ce que la formule de Rabelais nous prévient la aussi de ce danger ? 

Oui! Science sans conscience, ces mots de Rabelais sont encore criant de vérité, ils  sont toujours d'actualité. Dans le monde visible et invisible circulent des esprits voleurs qu'il n'est pas facile de déceler et de vaincre, et le terme conscience implique la possibilité de différencier deux conditions ou deux directions opposées, la bonne de la mauvaise et cela dans les pensées, les sentiments et les actions. Mais, cela demande d'avoir pressenti sa propre nature véritable; l'humain ne possède pas uniquement cinq sens, il en a beaucoup d'autres cachés en lui, il lui faudrait d'abord faire la lumière en lui. Car, on ne voit rien dans un lac agité, conditionné et sale. Le lac calme et propre réfléchit les sommets des montagnes, le ciel, le soleil et les étoiles.

Et comme le disait un "ancien" Maire : Changeons d'Avenir, oui allons-y, chiche ! Changeons ces vielles méthodes cupides.. Hélas !... L'eau du lac est toujours aussi trouble.

 

Le cauchemar continue.
Théosebios

 

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