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Guadeloupe. Presse : L’Union des Médias et des Journalistes Guadeloupéens progresse et se renforce.

01 Mar 2016
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Basse-Terre, Capitale. Mardi 01 mars 2016. CCN.  Le week end dernier  l’Union des Journalistes et des Medias Guadeloupéens, (UJMG) a tenu, un an après sa création, sa 1ère assemblée générale. Depuis la disparition corps et biens, du Club Presse Archipel Gpe (CPAG), tentative  plutôt  mal goupillée  de rassembler medias et… communicants,  l’UJMG est devenue l’unique structure capable de faire entendre la voix  des journalistes aussi bien en Guadeloupe  qu’à l’étranger. L’AG de samedi outre le côté convivial d’une rencontre entre confrères,  et la remise des cartes 2016,  a  permis aux nombreux participants, de se rendre compte à l’écoute des rapports de Pierre Emmanuel (RCI)et de Jean Claude  Rodes (Le Progrès Social) que l’UJMG était sur de très bons rails.  Autre annonce :  le  retour  chaque vendredi à 13h dans le ZCL de Canal I0  de «  C dans la Presse », le 1er magazine sur l’actu des médias. Enfin CCN publie ci dessous le long  et tonique discours  de bienvenue de Jocelyn Durizot : Rédacteur  en chef du Progrès Social Hebdo, Pt de l’UJMG et doyen de la presse ! 

 

Que de chemin parcouru depuis ce samedi 21 mars 2015 où Jean – Claude Rodes remettait en ce lieux, la remise des cartes 2015 de l’UPF à 20 journalistes guadeloupéens, représentatifs des différents médias de la Guadeloupe (presse écrite, radio, télé et presse en ligne).

Réunir des journalistes dans un projet novateur, réaliste et pérenne, vu les obstacles et échecs précédents, a semblé un problème insoluble. Jean Monnet a raison. Quand un problème est insoluble on change le problème. D’où la nécessité de notre double engagement. L’un à l’égard de l’UPF et de notre section caraïbe de l’UPF. Et l’autre à l’égard de l’Union des Journalistes et des médias Guadeloupéens.

Ce samedi 21 mars 2015, en préambule de mon discours, chers confrères  j’avais martelé que l’homme seul n’existait pas. Raymond Devos témoigne : « Je me suis fait tout seul, et je me suis raté ».  Un proverbe africain affirme qu’un seul arbre  ne fait pas une forêt. Ce message de solitude, d’imperfection et d’inefficacité des conduites solitaires jusqu’ici de nos journalistes et organes de presse, a été bien perçu par nos confrères. Il fallait donc une autre approche de l’action collective.  D’où cette nécessité immédiate de créer l’Union des journalistes et des médias Guadeloupéens.

Pourquoi nos confrères  ne se sont – ils pas satisfaits uniquement des formidables avantages de  cette tribune internationale  de l’UPF (128 pays + de 3000 adhérents)  et ont voulu créer une entité purement  guadeloupéenne ?   Sans doute  avaient –ils en tête cette citation de Nicolas Dussayer : « J’ai rêvé de grands espaces pour m’émerveiller, mais j’ai compris que l’être humain peut faire de grand rêve sur un petit  « oreiller ». Sans doute voulaient t- ils en finir avec  l’indifférence et la morgue  insupportable des autorités à leur égard. Sans doute, qu’ils étaient convaincus de se penser autrement pour être reconnus et surtout respectés.

Je vous le dit !  « Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer votre pays et la planète, essayez donc de dormir avec un moustique et vous verrez lesquels des deux empêche l’autre de dormir ». Rien à voir ici avec le chik ou le zika !

« Visez la toujours la lune, même  si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles. ».

Rappelez-vous chers confrères, le samedi 21 mars 2015, j’avais insisté sur le fait que l’homme seul n’existait pas. Notre Union et le nombre croissant d’adhérents montrent que le message  été entendu. Cette fois – ci pour terminer mon propos, je vous invite  à croire  aujourd’hui, non pas dans l’utopie, mais à l’utilité de l’utopie créatrice.

Oui chers confrères en me rendant seul aux différents congrès de l’UPF :  au Canada  (Montréal), au  Cameroun (Yaoundé) , au Maroc (Casablanca), par la suite au Maroc ( Rabat,  avec RJC)  et Jacques Dancale  et RJC au Sénégal (Dakar), ce fut un rêve mais contrarié  par une immense  solitude.

Kalil  Gibran a raison : « Lorsqu’un homme rêve seul, ce n’est qu’un rêve. Mais si plusieurs hommes  rêvent ensemble, c’est le début d’une nouvelle réalité. En vérité, vous ne devez rien à quiconque. Vous devez TOUT à TOUS. La section Caraïbe de l’UPF, comme UJMG, n’est pas un rêve, mais une réalité qui doit se parfaire. C’est vrai, vaut mieux allumer une bougie que de maudire les ténèbres.

Croyez-moi mes amis. Le progrès n'est que l'accomplissement des utopies.L’Utopie d’aujourd’hui avec les technologies, la vitesse de l’information, surtout dans notre profession,  est la  réalité de demain.  Soyons résolument audacieux et confiants.  Une utopie est une réalité en puissance.  
L’utopie ne signifie pas chers confrères l’irréalisable, mais l’irréalisé. L’utopie est simplement ce qui n’a pas encore été essayé. ». Faisons résolument nôtre cette pensée Erich Fried : « Quand une multitude de petites gens dans une multitude de petits lieux changent une multitude de petites choses, ils peuvent changer la face du monde. ».

Je vous le dit avec gravité. La presse guadeloupéenne est une réalité, mais combien encore fragile.

 Certains pensent même, que la presse a un pouvoir dont celui de faire et de défaire les élections ! C’est ainsi que j’ai reçu un courrier « Saisine de votre association pour manquements aux règles déontologiques dans la profession en Guadeloupe » :

Monsieur le président,

« Par un courrier adressé à l’ensemble des médias audiovisuels ce jour, nous avons souhaité nous assurer du respect par les radios et télévisions locales, des recommandations du CSA en termes d’équité en ce qui concerne l’accès à l’antenne des candidats aux régionales et/ou de leurs soutiens, durant la période qui précède l’ouverture officielle de la campagne électorale en vue de ce scrutin ».

Certains de nos confrères il est vrai, s’étaient transformés en agent électoral aux mépris des règles déontologiques de notre profession. C’est vrai la presse a un pouvoir, mais aussi un devoir d’être une presse citoyenne, éclairant par une expression plurielle, contradictoire, les lecteurs comme les décideurs (qui ne lisent pas) sur la complexité des enjeux.

Mais est- ce un gage de bonne santé chers confrères que d’être parfaitement intégré dans une société profondément malade ? La presse en  Guadeloupe doit être pénétrée  de ses faiblesses, de ses insuffisances, de sa dépendance envers les pouvoirs et lobbies et les bâtons qu’on lui met dans les roues.  Mais aussi de sa résilience et de cette  sa mission en tant que contre – pouvoir et 4ème pouvoir !

Nous le disons à nos détracteurs. Ne confondons pas démocrature ou dictocratieavec ladémocratie qui garantit une liberté d’expression.
La dictocratie (ou démocrature), comme vous le savez,  désigne un régime qui, sous l'apparence d'une démocratie, fonctionne en réalité comme une dictature. Une constitution est en place, des élections ont lieu régulièrement, la liberté d'expression est garantie dans les textes, cependant les élites en place manipulent ces institutions afin de conserver leurs privilèges. Cela peut être aussi le cas lorsqu'il existe une collusion entre les médias et le pouvoir en place.

C’est dire chers confrères que si  nous sommes sur le chemin, nous n’avions pas encore atteint le bout du chemin ! Un rêve ne devient pas réalité au travers de la magie, ça demande de la sueur, de la transpiration, de l’ardeur au travail, de la constance et surtout de la cohérence. « Seul l’arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c’est dans cette lutte que ses racines, mises à l’épreuve se fortifient ».

Je suis particulièrement fier, malgré nos faibles moyens, du travail de nos confrères, surtout dans les émissions interactives que je scrute au scalpel. D’ailleurs je ne manque pas de les appeler pour les   féliciter. Pour ne pas oublier quelques-uns, je ne les citerais pas tous (pa mélé mwen)!

Pour avoir côtoyé les plus éminents confrères de la francophonie et visité bien des capitales, nos adhérents doivent être convaincus de leur immense talent et de leur contribution positive  à la démocratie dans leur pays. La presse guadeloupéenne  n’a rien à envier  à la presse nationale et internationale. Sauf les aides matériels, logistiques, égards  et prérogatives qu’on leur accorde. Halte au dénigrement et à l’auto flagellation ! Autrefois je pleurais quand je n’avais pas de chaussures, mais  quand j’ai vu des hommes sans jambes, j’ai cessé de pleuré ! 

La prospérité d’un groupe est proportionnelle au degré d’entraide de ses membres. (John Nash, prix Nobel d’économie)

Je vous le dis. Pour changer le monde, changeons d’abord l’inacceptable chez nous, et apportons nos vérités  au monde !  Vive la section caraïbe de l’UPF.  Vive l’UJMG !

Durizot Jocelyn (Président de la section caraïbe, membre du comité international de l’UPF, Président de l’UJMG, doyen des rédacteurs en chef de la Guadeloupe)

 

 

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