Breaking News

Suivez CCN sur : 

CMA ZCL TV
×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 940

Guadeloupe. Santé : Zika, nous sommes tous concernés !

Basse-Terre, Capitale. Mardi 15 mars 2016. CCN. La conférence-débat sur le Zika, organisée par l’association B@TIR, a été très enrichissante et suivie de très fructueux échanges. Il ne faut pas minimiser l’impact de cette nouvelle épidémie. Récit...


C'est à l'antenne de la CCIG de Basse-Terre que s'est tenue vendredi 11 mars la très riche conférence-débat sur le thème du Zika. Un événement organisé par l’association B@TIR, Basse-Terre, Innovation, Rassemblement. Il est vrai que l’expert sollicité par le docteur André Atalalh  le président de BATIR, pour assurer cette conférence est une référence  qui connait bien le sujet ; le professeur de médecine Bruno Hoen, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales.

Le modérateur Michel Burner après avoir ouvert la séance, a passé le micro à André Atallah président de BATIR qui a rappelé les objectifs de l’association. Il a surtout chaleureusement remercié son confrère le Professeur Bruno Hoen d’avoir accepté son invitation.

Bien que des informations aient déjà circulé concernant cette pathologie, il y a des données communiquées dans cette conférence peu connues du public : par exemple que ce virus est connu depuis 1947, découvert en Ouganda, et touchant un singe dans une forêt à Entebbe. On a aussi eu la surprise d’apprendre que la coupe du monde de Football au Brésil a beaucoup contribué à la diffusion de cette maladie. Enfin la première atteinte concernant l’être humain est décrite en 1954.

Ce n’est qu’en 2000 qu’on assiste à une dissémination mondiale avec des foyers épidémiques touchant le Pacifique, l’Asie du Sud-Est.

Le premier territoire français touché est la Polynésie en 2012, et fin 2015, c’est autour de l’Amérique centrale et des Antilles d’être concerné par ce phénomène.

Comment le virus se transmet-il ?

Le virus concerné et un arbovirus qui est transmis. La transmission inter humaine est faite par un moustique du genre Aedes dont Aedes aegypti et Aedes albopictus (moustique tigre).

 

Quels sont les signes ?

L’incubation est de 3 à douze jours après la piqure. Dans 80% des cas, la maladie est asymptomatique (le patient ne ressent rien). Dans 20 % , il pourra y avoir des symptômes tels que éruption cutanée qui gratte un peu, une fièvre inconstante et modérée, une conjonctivite (yeux rouges), des douleurs aux articulations et aux muscles, bien moins importantes que celles décrites pour le chikungunya. Et il n’y a pas de formes hémorragiques comme pour la dengue.

 

En quoi consiste les formes graves ?

Les formes graves, et c’est la raison pour laquelle, on parle tant actuellement de celle maladie, ce sont les atteintes du fœtus chez les femmes enceintes. Le message à passer, est que si une femme enceinte a des signes évoquant la maladies, et que le diagnostic biologique est confirmé  (par une prise de sang),  il faut rapprocher  la surveillance et réaliser des écographies tous les mois afin de détecter une éventuelle microcéphalie (atteinte du développement du cerveau du fœtus).

Autre forme grave, la maladie de Guillain-Barré, qui consiste en une atteinte des muscles avec troubles de la marche nécessitant de la rééducation. Lorsque ce sont les muscles respiratoires qui sont touchés, il pourra survenir des difficultés respiratoires pouvant nécessiter une ventilation artificielle (à l’aide d’une machine) de plusieurs jours. Ainsi en Polynésie 10 personnes touchées ont été « ventilées »  en moyenne 46 jours !.

 

Comment se prévenir ?

L’intervenant rappelle les règles déjà communiquées par l’ARS : des gestes simples mais efficaces : vêtements couvrants, moustiquaires, diffuseurs électriques, destruction des gîtes larvaires, et des répulsifs. A noter concernant les gites larvaires, que le périmètre de circulation des moustiques n’est que d’une centaine de mètres.

De très nombreuses questions ont été posées par le public très intéressé par le débat. A notre dans la foule deux femmes enceintes venues aussi se renseigner. Les applaudissements soutenus en fin de conférence témoignent de la qualité du débat. 

Évaluer cet élément
(1 Vote)

Connectez-vous pour commenter

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires