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Guadeloupe. Basse Terre : Marie-Luce Penchard doit faire face à un mouvement de contestation de sa politique urbaine.

08 Sep 2016
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 De gauche à droite : Marie Luce Penchard (Maire de Basse-Terre), Andre Attalah (Partie d'opposition) et Natalie Eddo (UCBT)​ De gauche à droite : Marie Luce Penchard (Maire de Basse-Terre), Andre Attalah (Partie d'opposition) et Natalie Eddo (UCBT)​

Basse-Terre, Capitale. Jeudi 08 septembre 2016. CCN.  Dans la capitale, la colère s’amplifie. Les socio professionnels de l’UCBT , les usagers du nouveau parking , sont tous  mécontents .Le  courant a vraiment du mal à passer entre le Maire et ses concitoyens.  Quelles sont les raisons de cette  grande colère ? pour  André Attalah  leader de l’opposition  que CCN a rencontré : «  tout cela  n’est  que le résultat d’une gestion calamiteuse et d’un manque flagrant de dialogue et d’écoute de la part du maire ».  Interview.

 CCN. Les socio professionnels ont fait connaitre leur mécontentement, communiqués et. Il est même prévu que le commerçants manifestent et baissent  leur rideau. Quelle est votre analyse de la situation ? 
Andre Attalah. Je me tiens régulièrement au courant de cette situation, c’est mon rôle d’élu. C'est regrettable, car c'est le fruit d’une gestion calamiteuse et d’un manque flagrant de dialogue et d’écoute de la part du maire. Le mécontentement se généralise, il y a aussi un collectif des professions libérales qui s’est aussi constitué à cet effet. 

CCN. Gestion calamiteuse ?
AA. En dépit de recettes de fonctionnement conséquentes (1 896 € par habitant pour Basse-Terre ; moyenne régionale = 1 626 € ) ; une fiscalité directe élevée (533 € pour Basse-Terre ; moyenne régionale = 378 €), le constat est brutal, les conséquences dramatiques pour les Basse-Terriens : la ville est en déficit. En effet, le budget primitif de 2016 a été voté en déficit de 3 Millions d’€. L’opposition BATIR a voté contre.

Autre exemple,  la décision de la ville de la ville de Basse-Terre de financer seule le parking  silo plutôt que de faire appel à d’autres co-financeurs (Partenariat Public Privé, subvention de l’Etat, de l’Europe des collectivités). En effet, le délégataire qui gère ce parking versera qui chaque année  94 000€ à la ville, alors que pour rembourser l’emprunt contracté cela coutera à la ville 546 000€. C'est donc à juste titre que nous parlons de gestion calamiteuse.

Dans l’immédiat la municipalité n’a  pas trouvé d’autres moyens que de tenter de remplir ses caisses en nous imposant  un tarif de parking absolument exorbitant et bien supérieur à la moyenne régionale et nationale. Je ne suis contre le principe du stationnement payant : mais pas à ce tarif, pas sur une zone aussi étendue. De plus, et je rejoins en cela la position des socio-professionnels : il doit y avoir une tarification moins couteuse pour les professionnels qui y travaillent, car ceux-ci paient déjà des charges fiscales et sociales importantes. 

CCN. Un manque d’écoute de la part du maire ?
AA.La première qualité d’un bon maire, c’est l’écoute, l’empathie pour ses concitoyens. Savoir dialoguer avec sa population. Prenons le cas de la rue piétonne. Depuis plus d’un an, les commerçants, les citoyens, nous même l’opposition BATIR sollicitons l’ouverture de la rue piétonne afin de fluidifier la circulation. Nous l’avons proposé en conseil municipal : transformer cette rue en une route à sens unique afin de  permettre aux véhicules de circuler dans le sens allant de la mairie vers la rue de la République,  en aménageant de part et d’autre de cette rue, deux larges espaces sécurisés, réservés aux piétons. On pourrait même limiter la vitesse à 30 km/h et ajouter des ralentisseurs. Ce schéma nous semblait évident. En effet,  la typologie de Basse-Terre nécessite de laisser les véhicules venant de la côte sous le vent accéder au centre-ville (vers la rue de la République et le marché).

Cette proposition permettant de fluidifier la circulation tout en réservant de larges espaces attractifs pour les piétons. Nous venons d’apprendre que cette rue va être rouverte . Il a fallu, une menace de blocage de la part des socio-professionnels pour aboutir cette solution : que de temps perdu. De plus, on apprend par une lettre adressée par le maire à la population «  qu’une étude pour élaborer un nouveau plan de circulation est prévu afin d’améliorer la fluidité de la ville ». Pourquoi avoir attendu tout ce temps, et à quoi sert le PLU voté par sa majorité au conseil municipal.

Pour conclure, j’ai envie de dire au maire, si vous n'écoutez pas l'opposition, au moins écoutez votre population, écoutez les socio-professionnels, écoutez les commerçants. Ce sont eux qui font Basse-Terre.

 

Communiqué de presse de l'UCBT 
Ouverture des négociations entre la Mairie et l’UCBT

Basse-Terre, Capitale. Lundi 05 septembre 2016. CCN. À l’issue de cette réunion Madame le Maire s’est engagée à rouvrir la rue piétonne dès ce lundi matin. Une solution est également à l’étude concernant le stationnement  des commerçants et de leurs salariés.

De plus, le maire vient d’adresser une lettre qui l’engage sans équivoque à poursuivre les discussions pour enfin trouver des solutions dans un climat apaisé.

Suite à ces nouvelles avancées, nous avons décidé de reporter  la manifestation de mobilisation que nous avions prévue et initiée  le 7 septembre.

Notre priorité demeure avant toute chose la préservation de l’emploi et de nos outils de travail. Notre souhait, comme nous l’affirmons sans cesse, est d’être associés aux projets de la ville qui nous concernent , comme acteur économique mais aussi comme citoyen. 

Nathalie EDDO
Présidente de l’UCBT

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