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Guadeloupe. UA : Ce que dit et ce que veut Didier Destouches, VP du PUG…

21 Sep 2016
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Pointe-à-Pitre. Mercredi 21 Septembre 2016.CCN . Le Vice président du Pôle Guadeloupe, Didier Destouches va t-il succéder « provisoirement »  à Corinne Mence-Caster à la tête de l’Université des Antilles  et pour ensuite se positionner lors  des prochaines élections ?   Est-il , comme on l’a parfois  dit et écrit  « l’otage du Ceregmia » ou un sous marin de CMC ? Pourquoi Destouches est il ainsi  la cible de toutes ces attaques ? Les primaires prévues, permettront elles de faire émerger un candidat unique pour le Pôle Guadeloupe ?

Pour répondre à toutes ces questions, une fois  de plus CCN  a rencontré . 

CCN. Didier Destouches après l’assemblée générale mouvementée de jeudi dernier  où en sommes nous  à l’UA ?
DD. L’assemblée générale à laquelle vous faites allusion a voté une demande d’application de la loi. Puis le conseil de pôle que je préside a fait de même. Un courrier a été envoyé au Recteur de Guadeloupe et au ministère et nous attendons la réponse que nous espérons positive. Si elle ne l’est pas, le régime provisoire continuera avec les conséquences que je n’ai cessé d’évoquer sur l’avancée de nos nombreux dossiers.

CCN .Il se dit que le conseil de pôle vous aurait intronisé « présidentiable » en puissance pour les trois mois restant jusqu’à la prochaine élection…
DD.  Ecoutez M. Zandwonis, si j’avais une telle autorité sur le conseil de pôle, cela se saurait. Cette allégation est totalement fausse ! Depuis deux ans j’ai eu une présidence de ce conseil de pôle qui était tout sauf la traversée d’un fleuve tranquille. Les membres du conseil de Guadeloupe sont loin d’être des moutons et ils sont chacun très indépendants et avisés. J’ai simplement dit en séance que beaucoup pensent qu’il n’y’aurait aucun candidat pour une telle élection et que si il devait vraiment en être ainsi, je prendrai mes responsabilités en y allant puisque je suis le défenseur de cette élection d’un président de fin de mandat. Mais c’est une option, pas une décision, et encore moins une volonté de ma part comme je l’ai déjà dit. Tout ce que je souhaite c’est que l’on respecte la loi et les instances élues mais plus encore la nécessaire action politique requise pour le fonctionnement de notre université pour les mois à venir.

 

CCN. Est  ce à dire  que vous seriez  téléguidé par les ex dirigeants du CEREGMIA ?
DD. Depuis deux ans de mandature de vice-président, chacune de mes actions a été étiquettée, dénigrée, suspectée, etc…par chacun des clans qui s’affrontent sur le dos de l’université. Il semblerait que je sois trop jeune, trop peu gradé, trop naïf ou trop faible pour prendre mes propres décisions et avoir une vision politique ainsi qu’un savoir faire politique. J’ai fait la preuve du contraire. Pour chaque « camp » ou « clan » je manœuvre pour le camp adverse, ou je change de position comme de chemise. En réalité, je me contente de faire ce que je crois être juste pour mon pôle et nos étudiants. Et ce sont les autres qui se retrouvent tantôt opposé tantôt en accord avec mes positions. Mais cela n’a aucune incidence sur mes choix. J’ai une équipe avec laquelle je travaille et des convictions qui me permettent de rester vertical. Il est très commode de dire que je suis comme vous dites «  téléguidé » pour mieux m’écarter ou me nuire plutôt que de regarder la réalité en face : j’agis librement et sans être le larbin ou la « bonne à tout faire » de ceux qui auraient aimé, en Guadeloupe et en Martinique, avoir un VP Pôle à leur botte.

CCN. Mais alors comment  expliquer  toutes ces attaques à votre encontre ? est  ce votre choix en faveur d’une université de Guadeloupe ?
DD. Il y’a eu ce choix au départ il est vrai. Un choix qui a nécessité beaucoup de dialogues et engendré une opposition (ce qui est normal) féroce et caricaturale (ce qui l’est moins). Je suis alors devenu un pion à abattre. Ensuite j’ai su travailler avec l’ancien président de Région, ce qui m’a été reproché malgré les grandes avancées obtenues en matière d’investissement pour nos campus. Puis j’ai choisi de faire ma première expérience politique lors des régionales au côté de Victorin Lurel, et ça a déplu, voir déçu certains qui veulent me le faire payer. Enfin j’apparaissais comme un candidat potentiel à la présidence de l’U.A. et là c’était trop, donc l’adversité s’en est trouvé multipliée. Aujourd’hui je me bats pour une certaine idée de la démocratie universitaire et comme toujours je gène. On me taxe donc d’ambitieux, de perdant, de pro-Célimène après avoir été un pro-Caster, on met même en doute mes qualifications scientifiques, mes diplômes et mon intégrité. Je suppose que cela fait partie du « jeu », sauf que moi je ne joue pas et je ne vis pas dans le regard des autres. L’homme sage oublie l’offense et j’ai trop de travail pour les étudiants et les usagers des campus  pour m’attarder sur ces querelles puériles et stériles. Sorti du microcosme universitaire, mon action pour la Guadeloupe et pour son pôle universitaire jouit d’une toute autre évaluation.

 

CCN. Précisément, l’un des gros dossiers des  jours à venir  est celui des primaires pour l’élection à la présidence de l’université. Pourquoi l’organisation d’un tel dispositif  visiblement inédit ?
DD. La question est importante. Le président de l’université est élu par les élus du conseil d’administration et malgré le souhait exprimé sur les deux pôles de laisser enfin la place à un président du Pôle Guadeloupe, rien n’empêche à un candidat du pôle Martinique de se représenter, et au gré des alliances d’être élu. L’idée est donc de faire des primaires qui auront un double avantage :

-       Favoriser la participation de toute la communauté universitaire du pôle à une pré-sélection de un ou deux candidats sur la base de débats concrets sur les idées et les stratégies.

-       Eviter la multiplication de candidatures du pôle Guadeloupe qui face à une candidature unique du pôle Martinique provoquerait le même résultat qu’il y’a cinq ans : l’élection d’un président issu du Pôle Martinique.

Ces primaires seraient un beau moment de démocratie universitaire et un moteur puissant pour l’unité du pôle Guadeloupe. Toutefois, ce sont les élus du CA qui restent souverainement les seuls à choisir LE président au final. Et surtout, les candidats aux primaires devront accepter le choix fait par la communauté, en signant par exemple une charte en ce sens. Nous allons réfléchir dans le cadre d’une commission mise en place pour cela et présidée par Pierre-Yves Chicot, à la meilleure organisation possible de ces primaires. Ce qui est sûr, c’est que c’est le pôle Guadeloupe qui décidera de les faire ou pas. Aucune directive ne nous sera imposée en la matière.

CCN . Vous restez sur votre décision de ne pas être candidat à la présidence en Janvier ?
DD. Evidemment ! Vous  savez , Il y’a bien d’autres façons de travailler pour la Guadeloupe et j’ai aujourd’hui l’embarras du choix. A commencer par faire mon travail d’enseignant-chercheur. Les colloques et mes étudiants me manquent. Et puis,  sur un plan plus personnel,  j’ai une fille en bas âge qui a besoin d’un père présent et attentif.

CCN. Un second mandat de Vice-président de pôle ?
DD. Nos statuts ne le permettent pas. Cela dit,  exercer la fonction de vice-président de pôle est un honneur et un privilège, et j’ai la chance d’être épaulé par un personnel compétent et dévoué. J’arrive au terme de mon mandat avec contentement et satisfaction mais aussi le franc désir de passer le relais.

 

CCN .Votre  favori pour cette élection présidentielle?
DD.
Je soutiens l’université et la Guadeloupe. Nous avons de fortes personnalités, et toutes talentueuses qui plus est, parmi les potentiels candidats. Le professeur Janky est un homme expérimenté et sage, le professeur et doyen Montauban a une hauteur de vue et un engagement universitaire authentique, quant au professeur Valmorin il est un homme de conviction. Je leur souhaite à tous bonne chance et surtout d’être à l’écoute de cette communauté qui a beaucoup souffert des crises politiciennes des dernières années et souhaite que l’on s’intéresse enfin à autre chose qu’à la scission de l’université ou à l’affaire judiciaire du CEREGMIA. Nous devons résolument nous (re)concentrer sur la qualité du service public offert à nos territoires et à leur population 

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