Breaking News

×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 1778

Guadeloupe. Com : Bilan d’étape pour le 2e Didiko-Presse de Cap excellence

10 Nov 2016
1168 fois
Philippe Kalil, président du Conseil de Surveillance de Guadeloupe Port Caraïbe et Jocelyn Jalton, directeur de cabinet de Cap Excellence. Philippe Kalil, président du Conseil de Surveillance de Guadeloupe Port Caraïbe et Jocelyn Jalton, directeur de cabinet de Cap Excellence. Flora Ferdinand

Pointe-à-Pitre. Jeudi 10 novembre. CMA. Pour la sortie de son rapport d’activités, Cap excellence a mis les petits plats dans les grands. L’établissement public de coopération intercommunal (EPCI) a convié la presse à un 2é didiko afin d’exposer ce qui a été fait pendant la période 2014-2015. C’est sur le quai du port de croisière de Pointe à Pitre que se tenait ce rendez-vous au cours duquel en l’absence du Président Eric Jalton mais sous la houlette de Christian Gatoux (DGS) de Jocelyn Jalton ( Dir Cab) et de Cécile Bonbon la dircom, les principaux « acteurs » du staff de Cap excellence ont tour à tour présenté les actions mises en place et celles à venir.


Très tôt mercredi matin, un copieux buffet attendait les élus, les administratifs et les medias invités de ce  2é « didiko cap presse » organisé par la communauté d’agglomération Cap excellence. Comme pour la 1ère édition rien ne manquait sur la table : chicktay de morue et bananes vertes (pôyo), choux et salaison , mais aussi des vienneroiseries et l’eau de coco…  

L’occasion pour ceux qui font cet EPCI de rendre compte de leur travail. La rencontre était animée par Jocelyn Jalton, le directeur de cabinet de Cap excellence et Christian Gatoux, son directeur général. À leurs côtés, Philippe Kalil, le président du Conseil de Surveillance de Guadeloupe Port Caraïbe dont la volonté est de rouvrir le port : « Aujourd’hui, je trouve que le port a tourné le dos à la ville pendant trop longtemps. C’est dommage qu’une ville comme Pointe-à-Pitre, que je qualifierai de presqu’île, n’ait pas plus d’accès à la mer. Il faut corriger ça. »

Jocelyn Jalton a commencé par rappeler que le port avait été choisi pour ce didiko car il est « une porte ouverte, la vitrine de Cap excellence sur la mer ». C’est par là qu’arrivent les milliers de croisiéristes qui font escale en Guadeloupe et chacun aspire à ce que cet endroit reflète au mieux l’image de l’île. C’est pourquoi ils ont commencé par donner la parole à Michel René, le directeur de la politique de la ville qui a expliqué en quoi consiste « le contrat de ville » : « Il s’agit de discrimination positive des quartiers dits sensibles. Nous avons signé le contrat de ville pour la période 2015/2020 avec un budget de plus de trois millions d’euros. En tout, ce sont 22 partenaires qui participent à ce contrat qui définit de nouveaux quartiers éligibles à cette politique de la ville. »

Ce contrat « unique et global » a trois dimensions principales, à savoir la cohésion sociale, le développement économique et l’emploi ainsi que le cadre de vie et le renouvellement urbain. De plus, il se penche sur les problématiques qui touchent la Guadeloupe concernant sa jeunesse, l’égalité Femme-Homme et la lutte contre les discriminations. Concrètement, cela peut prendre la forme d’aide à la réinsertion des personnes placées sous main de justice, de gestion des parcours d’insertion en partenariat avec des associations ou encore d’accompagnement à la création d’entreprise. La Journée Portes Ouvertes du contrat de ville est organisée le 22 novembre 2016 à Sonis afin de le présenter à la population.

Puis Patrick Zora, chargé de mission insertion/emploi a défini la gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences de l’EPCI , qui est une gestion anticipative et préventive des ressources humaines. Cela veut dire qu’il se projette afin d’anticiper les besoins en travailleurs. L’exemple du tramway a été évoqué pour illustrer cette politique et les questions que cela soulève sont : comment mettre ce mode de transport en place ? Comment ça fonctionne ? Et les conducteurs ? Toutes ces considérations amènent à se dire « qu’il faut donc former nos jeunes à ces nouveaux métiers » affirme Patrick Zora. Et Cap excellence compte bien jouer son rôle dans cette partition.

Bruno–Pierre Pont travaille au service économique de l’EPCI « Cap excellence a misé sur le développement endogène. Il s’agit d’apporter un complément notamment en matière de développement urbain. L’exemple du tourisme est probant. Entre les frais de port que paie le bateau, les taxes douanières ou encore les achats des touristes, rien que le tourisme de croisière représente 38 millions d’euros pour la Guadeloupe. Nous voulons monter en gamme et devenir une destination phare » prévient-il.

Alexandra Manin, directrice du pôle tourisme abonde dans son sens et va même plus loin en annonçant la création de 24 postes d’AMIT. Ces Agents Mobiles d’Intervention Touristique sont là pour aiguiller les touristes qui débarquent en ville. Ils les conseillent, les dirigent, tentent de prévenir les agressions…

Le problème récurrent de l’eau a inévitablement été abordé d’autant plus que Cap excellence va très prochainement mettre en place la gestion de sa régie des eaux. Pour Christian Gatoux, cela fait preuve d’une véritable volonté de prendre les choses en main (au moment ou la Générale des Eaux a décidé de quitter la Guadeloupe). « Maintenant, place aux défis que cela représente, entre autre, au niveau de la qualité de l’eau et de l’efficacité du service. Nous devons nous organiser pour que les choses se passent dans les meilleures conditions. Nous sommes appelés à faire beaucoup de choses rapidement. Pendant 50 ans rien n’a été fait ! Nous avons 50% de déperdition sur le réseau de canalisations. Il nous faudra sécuriser la construction notamment lors de la rénovation du CHU. »

Il a été demandé à Cliff Leno, directeur des investissements, de préciser les dépenses faites dans ce sens : « Pour l’année 2016, ce sont 10 à 11 millions d’euros investis pour une trentaine d’opérations dont celle du réservoir de Boisvin de 3 000m3 qui approvisionnera le CHU et le nord des Abymes. »

Et en matière d’environnement, l’EPCI tient le bon bout comme nous l’explique Anaïs Taupe, chef du service développement durable : « Il faut savoir que la direction du développement durable a été l’une des premières créées à Cap excellence donc c’est gage de vouloir mettre cette problématique de développement durable au cœur du développement de l’agglomération centre. On s’est engagés dans diverses démarches de labellisation et de reconnaissance des actions exemplaires qu’on mène sur notre territoire notamment avec le label Cit’ergie. Ce label européen reconnaît la qualité des démarches climat/énergie des collectivités. Nous ne sommes que deux à l’avoir obtenu avec Baie-Mahault qui est également une commune de Cap excellence. Nous avons également été lauréats à « Territoire à énergies positives pour la croissance verte» par exemple grâce à des actions comme nos bornes électriques pour recharger les véhicules. »

L’aspect culturel n’a pas été en reste. Jocelyne Daril, directrice des actions et des politiques culturelles a révélé une partie de la programmation du prochain  festival îlo Jazz qui se tiendra du 5 au 10 décembre 2016. Cette année encore, ce festival rassemblera les différentes formes que peuvent prendre le jazz, que soit du Caribbean Jazz ou du jazz aux sonorités Funk, Groove, hip hop, New Soul… Lieu où les cultures urbaines rencontrent le jazz. Le  nouveau directeur de Sonis, Eddy Compper a également dévoilé les prochains concerts qui se tiendront dans cette salle emblématique de la région pointoise.

Christian Gatoux rappelle que Cap Excellence participe au projet de réhabilitation du Centre des Arts « Nous souhaitons prendre appui sur les médias pour informer la population des politiques publiques que nous déployons sur le territoire de Cap excellence. C’est important. »

Même si parfois les « interventions » des différents chefs de service ont pu paraître un peu longues, pour autant, ce Didiko presse 2 peut être compris comme une intéressante initiative en matière de com et marque bien la volonté d’une certaine transparence de Cap excellence sur sa politique.

Et si les autres communautés d’agglo décidaient d’en faire autant ?  

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Connectez-vous pour commenter

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires