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Guadeloupe. Élections à l’ex-UAG : l’administrateur provisoire Jacky Narayaninsamy sera-t-il suspendu ?

19 Déc 2016
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Pointe-à-Pitre. Mercredi 21 Décembre 2016. CCN. À quelques semaines des élections pour le remplacement de Corinne Mencé-Caster (CMC) à la présidence de l’Université des Antilles (UA), l’ambiance est loin d’être à l’apaisement. CCN a pu avoir accès à un document "confidentiel" rédigé par le SPEG exigeant du Recteur la suspension immédiate de l’administrateur provisoire de l’UA. Selon ce document considéré comme "confidentiel", Jacky Narayaninsamy qui est en poste depuis la démission surprise de CMC aurait fait la preuve de « manquements graves ». Dans ce "document" Fréderic Girardin, le secrétaire général du SPEG Enseignement supérieur, convoque de manière quasi-exhaustifs tous les articles de la législation française fixant les « missions » de l’administrateur provisoire.

Faut-il préciser que la demande de suspension immédiate à l’encontre de Jacky Narayaninsamy n’est pas sans rapport avec les élections prévues le 26 janvier. Au moment où nous publions cet article, les candidatures ne sont pas toutes déclarées. Ainsi celle de Fred Reno demeure une rumeur persistante que l’intéressé n’a ni confirmé ni officiellement démenti. Antoine Delcroix, qui fut on le sait l’un des « soldats » de CMC, semble vouloir lui aussi se positionner. Eustase Janky dont la candidature inopportune en 2012 facilita l’élection de CMC, va t-il une fois de plus jouer les trouble-fête ? Gabriel Montauban, fera t-il l’unanimité ?

Autre question : le Recteur Galap va t-il tenir compte des courriers du SPEG ? Les élections de janvier 2017, se dérouleront-elles avec la sérénité nécessaire, si Jacky Nararyinsammy est maintenu à son poste ?  

 

Le Courrier du SPEG adressé aux Recteurs

Demande de suspension immédiate de Mr Jacky Narayaninsamy de ses fonctions d’administrateur provisoire de l’Université des Antilles, et d’enquête administrative sur les manquements graves de celui-ci à ses obligations légales et règlementaires dans l’exercice de ses fonctions d’administrateur provisoire de l’Université des Antilles.

 

M Camille Galap , Recteur de l’académie de la Guadeloupe, Chancelier des universités,

Directeur académique des services de l’éducation nationale,

Madame Béatrice Cormier, Rectrice de l’Académie de la Martinique, Chancelière des

universités, Directrice académique des services de l’éducation nationale,

M. Jacky Narayaninsamy a été nommé administrateur provisoire de l’Université des Antilles

(UA) à compter du 1er septembre 2016 jusqu’à l’élection d’un président, par un arrêté conjoint signé par vos personnes en vos titres, qualités et fonctions respectifs, de Recteur de l’académie de la Guadeloupe, Chancelier des universités, Directeur académique des services de l’éducation nationale, et de Rectrice de l’académie de la Martinique, Chancelière des universités, Directrice des services de l’éducation nationale.

L’article 2 dudit arrêté de nomination lui a conféré l’intégralité des pouvoirs attachés aux fonctions de président de l’UA durant l’exercice de ses fonctions d’administrateur provisoire, et par conséquence l’intégralité de la responsabilité administrative de chef d’établissement de l’UA, bien évidemment sous votre autorité hiérarchique conjointe directe. Dans l’exercice de ses fonctions d’administrateur provisoire, chef d’établissement de l’UA, M.Jacky Narayaninsamy, fonctionnaire de l’Etat affecté à l’UA, avait et a donc jusqu’à présent entre autres obligations légales et règlementaires, de respecter sous votre autorité hiérarchique conjointe directe, les règles énoncées à l’article 25 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (loi dite loi Le Pors) modifié par la loi n°2016-483 du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires (cf. encadré ci-dessous pour rappel).

Dans un courriel en date du 5 septembre 2016, M. Jacky Narayaninsamy avait d’ailleurs assuré, dans l’esprit de l’article 25 ci-dessus encadré de la loi Le Pors, à l’ensemble des membres de la communauté des Antilles ce qui suit : "je vous assure qu'au cours de cette administration provisoire que j'espère la plus courte possible, je veillerai à une gestion des affaires de l'établissement neutre et rigoureuse prenant en compte les particularités. Je prendrai toute décision nécessaire dans le respect du cadre éthique et déontologique qui m'a toujours animé et dans le respect de la réglementation" (cf. PJn°2 : copie dudit courriel).

Or, comme je vous en ai informés à plusieurs reprises, en l’occurrence le 16 septembre 2016 (cf. PJn°3 : copie jointe d’un premier courriel d’alerte intitulé "Demande d’explications sur la diffusion inadmissible, illégale et répréhensible sur les listes de diffusion de l’Université des Antilles d’un courrier qui m’était personnellement destiné / Fwd: [tpa] Courrier de M. le Recteur au SPEG "), le 21

septembre 2016 (cf. PJn°4 : copie jointe d’un second courriel d’alerte intitulé "alerte réitérée et spécial, au vu de l'ancienneté acquise dans l'échelon immédiatement inférieur et de celle dont justifient en moyenne les fonctionnaires détenant le même échelon, relevant de la même autorité de gestion et ayant accédé, au titre duprécédent tableau d'avancement et selon la même voie, à l'échelon spécial ;

3° Lorsqu'il réunit les conditions fixées par le statut particulier de son corps ou cadre d'emplois pour bénéficier d'un avancement de grade au choix, ce fonctionnaire est inscrit, de plein droit, au tableau d'avancement de grade, au vu

de l'ancienneté acquise dans ce grade et de celle dont justifient en moyenne les fonctionnaires titulaires du même grade relevant de la même autorité de gestion et ayant accédé, au titre du précédent tableau d'avancement et selon la même voie, au grade supérieur.

III.-Le fonctionnaire occupant un emploi à temps complet qui bénéficie de l'une des mesures prévues au I et qui consacre une quotité de temps de travail au moins égale à 70 % et inférieure à 100 % d'un service à temps plein à une activité syndicale est soumis au II.

IV.-Par dérogation à l'article 17, le fonctionnaire occupant un emploi à temps complet qui bénéficie de l'une des mesures prévues au I du présent article et qui consacre une quotité de temps de travail au moins égale à 70 % et inférieure à 100 % d'un service à temps plein à une activité syndicale a droit à un entretien annuel avec l'autorité hiérarchique dont il relève, sans être soumis à une appréciation de sa valeur professionnelle.

Toutefois, cet entretien annuel n'a pas lieu lorsque les dispositions du statut particulier de son corps ou cadre d'emplois d'origine prévoient le maintien d'un système de notation.

V.-Les compétences acquises dans l'exercice d'une activité syndicale sont prises en compte au titre des acquis de l'expérience professionnelle.

VI.-Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent article, notamment les conditions dans lesquelles le fonctionnaire soumis aux II et III conserve le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire et dans

lesquelles le fonctionnaire soumis au même II bénéficie d'un entretien sans appréciation de sa valeur professionnelle.

Nota : Conformément à l'article 58 V de la loi n° 2016-483 du 20 avril 2016, les II à IV de l'article 23 bis entrent en vigueur à la date de publication du décret en Conseil d'Etat prévu au VI du même article.

Article 24

Modifié par Loi n°2005-843 du 26 juillet 2005 - art. 3 JORF 27 juillet 2005

La cessation définitive de fonctions qui entraîne radiation des cadres et perte de la qualité de fonctionnaire résulte :

1° De l'admission à la retraite ;

2° De la démission régulièrement acceptée ;

3° Du licenciement ;

4° De la révocation.

La perte de la nationalité française, la déchéance des droits civiques, l'interdiction par décision de justice d'exercer un emploi public et la non-réintégration à l'issue d'une période de disponibilité produisent les mêmes effets.

Toutefois, l'intéressé peut solliciter auprès de l'autorité ayant pouvoir de nomination, qui recueille l'avis de la commission administrative paritaire, sa réintégration à l'issue de la période de privation des droits civiques ou de la

période d'interdiction d'exercer un emploi public ou en cas de réintégration dans la nationalité française.

Lorsque, en application de son statut particulier comportant une période de formation obligatoire préalable à la titularisation, un fonctionnaire a souscrit l'engagement de servir pendant une durée minimale, son admission à la retraite, avant que cet engagement soit honoré, entraîne une obligation de remboursement des sommes fixées par

la réglementation applicable, selon des modalités déterminées par décret en Conseil d'Etat. Cette obligation n'est, toutefois, opposable ni au fonctionnaire reconnu travailleur handicapé par la commission mentionnée à l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles, ni au fonctionnaire radié des cadres par anticipation pour invalidité.

Nota  : Loi n° 2005-843 du 26 juillet 2005 ar. 23 : ces dispositions s'appliquent aux fonctionnaires recrutés à compter du premier jour du cinquième mois suivant la publication de la présente loi.

Chapitre IV : Des obligations et de la déontologie

Article 25

Modifié par LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 1

Le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité.

Dans l'exercice de ses fonctions, il est tenu à l'obligation de neutralité.

Le fonctionnaire exerce ses fonctions dans le respect du principe de laïcité. A ce titre, il s'abstient notamment de manifester, dans l'exercice de ses fonctions, ses opinions religieuses.

Le fonctionnaire traite de façon égale toutes les personnes et respecte leur liberté de conscience et leur dignité.

Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Loi dite loi Le Pors. | Legifrance 29/04/16 09:12

Il appartient à tout chef de service de veiller au respect de ces principes dans les services placés sous son autorité.

Tout chef de service peut préciser, après avis des représentants du personnel, les principes déontologiques applicables aux agents placés sous son autorité, en les adaptant aux missions du service.

Article 25 bis

Créé par LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 2

I.-Le fonctionnaire veille à faire cesser immédiatement ou à prévenir les situations de conflit d'intérêts dans lesquelles il se trouve ou pourrait se trouver.

Au sens de la présente loi, constitue un conflit d'intérêts toute situation d'interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou paraître influencer l'exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions.

II.-A cette fin, le fonctionnaire qui estime se trouver dans une situation de conflit d'intérêts :

1° Lorsqu'il est placé dans une position hiérarchique, saisit son supérieur hiérarchique ; ce dernier, à la suite de la saisine ou de sa propre initiative, confie, le cas échéant, le traitement du dossier ou l'élaboration de la décision à une autre personne ;

2° Lorsqu'il a reçu une délégation de signature, s'abstient d'en user ;

3° Lorsqu'il appartient à une instance collégiale, s'abstient d'y siéger ou, le cas échéant, de délibérer ;

4° Lorsqu'il exerce des fonctions juridictionnelles, est suppléé selon les règles propres à sa juridiction ;

5° Lorsqu'il exerce des compétences qui lui ont été dévolues en propre, est suppléé par tout délégataire, auquel il s'abstient d'adresser des instructions.

Article 25 ter

Créé par LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 5

I.-La nomination dans l'un des emplois dont le niveau hiérarchique ou la nature des fonctions le justifient, mentionné sur une liste établie par décret en Conseil d'Etat, est conditionnée à la transmission préalable par le fonctionnaire d'une déclaration exhaustive, exacte et sincère de ses intérêts à l'autorité investie du pouvoir de nomination.

Dès la nomination du fonctionnaire dans l'un des emplois définis au premier alinéa du présent I, l'autorité investie du pouvoir de nomination transmet la déclaration d'intérêts produite par le fonctionnaire à l'autorité hiérarchique dont il relève dans l'exercice de ses nouvelles fonctions.

Frédéric GERARDIN

Fonctionnaire de l’Etat en poste à l’Université des Antilles

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / tél : 06.90.41.02.11

A Pointe-à-Pitre, le 9 décembre 2016

PJn°5 : copie jointe d’une lettre ouverte intitulée "

 

 

Lettre ouverte du Secrétaire Général Adjoint du SPEG chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche

 

Au Recteur de l’académie de Guadeloupe, Chancelier des universités"), Monsieur Jacky Narayaninsamy a en réalité rapidement manqué gravement à ses obligations légales et règlementaires dans l’exercice de ses fonctions d’administrateur provisoire de l’UA, notamment à ses obligations : "d’exercer ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité", d’exercer ses fonctions en toute "neutralité", "de traiter de façon égale toutes les personnes et de respecter leur liberté de conscience et leur dignité", et de

"veiller au respect de ces principes dans les services placés sous son autorités".

Ainsi, pour rappel, a-t-il notamment donné ordre en sa qualité d’administrateur provisoire, chef d’établissement de l’UA, au secrétariat de la présidence de l’université, de diffuser le 15 septembre 2016, sans mon accord préalable, à l’ensemble des personnels affectés à l’UA, l’intégralité du contenu d’un courrier officiel en date du 12 septembre 2016 que le Recteur de l’académie de la Guadeloupe, Chancelier des universités, Directeur académique des services de l’éducation nationaleavait libellé à ma seule intention et à elle-seule en ma qualité de Secrétaire Général Adjoint duSPEG chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Rappelons aussi qu’un tel manquement de M Jacky Narayaninsamy à ses obligations légales et règlementaires ainsi qu’à la déontologie des fonctionnaires dépositaires de l’autorité publiquedans l’exercice de leurs fonctions, est lourdement condamnable par la loi pénale, notamment en vertu du 1er alinéa de l'article 432-9 du code pénal disposant que : "Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, agissant dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'ordonner, de commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, le détournement, la suppression ou l'ouverture de correspondances ou la révélation du contenu de ces correspondances, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende".

En dépit du signalement et d’une plainte que j’ai déposés à ce sujet contre Monsieur Jacky Narayaninsamy, administrateur provisoire de l’UA, entre les mains de Monsieur le Procureur de la République, en raison entre autres de l’absence de réponses de la part de Monsieur Jacky

Narayaninsamy et de vos propres parts (en vos qualités de responsables hiérarchiques directs dudit administrateur provisoire, chef d’établissement de l’UA) à mes demandes d’explications sur le manquement grave précité à ses obligations légales et règlementaires au préjudice de mes droits fondamentaux, de fonctionnaire de l’Etat, de représentant élu du personnel au Comité technique de l’UA, de responsable syndical (SPEG), d’homme et de citoyen, Monsieur Jacky Narayaninsamy n’a visiblement pas cessé pour autant de manquer gravement dans l’exercice de ses fonctions d’administrateur provisoire, chef d’établissement de l’UA, à ses obligations légales et règlementaires ainsi qu’à la déontologie des fonctionnaires dépositaires de l’autorité publique, et ceci au préjudice entre autres de mes droits fondamentaux.Ainsi, en vertu d’une part, de l’arrêté de nomination que vous avez conjointement signé le 31 août 2016, notamment son article 2 disposant que "l’administrateur provisoire dispose de l’intégralité des pouvoirs attachés aux fonctions de président. Il peut déléguer sa signature dans les mêmes conditions que le titulaire des fonctions de président. Il est notamment chargé de l’organisation des élections", et d’autre part, de l’arrêté CAB n°2016-2219 en date du 24 octobre 2016 portant organisation des élections aux conseils de l’université des Antilles qu’il a signé (cf. PJn°6 : copie jointe dudit arrêté), Monsieur Jacky Narayaninsamy avait la responsabilité d’organiser et de

superviser, obligatoirement dans le respect de la législation et de la réglementation en vigueur, les opérations desdites élections universitaires tenues le 22 novembre 2016.

Or, sous la responsabilité directe de Monsieur Jacky Narayaninsamy et au plus profond mépris de l’article 25 de la loi Le Pors (cf. encadré plus haut) ainsi que des articles 28 et 29 de la même loidisposant respectivement que "Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans la cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public" (cf. art. 28) et "Toute faute commise par un fonctionnaire dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions l’expose à une sanction

disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale" (cf. art. 29), il a été commis à l’UA en Guadeloupe une fraude électorale avec l’intention manifeste de nuire, à la liste « Acteurs avec le SPEG-Sup ! », à ma propre personne, et à celle de ma colistière, dès lors qu’il s’agissait de la liste que je conduisais avec le concours actif de cette colistière dans le collège BIATSS afférent au scrutin simultané du 22 novembre 2016 au Conseil du Pôle Universitaire Régional de Guadeloupe et au Conseil d’administration de l’UA – secteur électoral de Guadeloupe .

La mécanique de cette fraude électorale est exposée dans la demande d’explications que j’ai adressée à ce sujet le 29 novembre 2016 à Monsieur le Professeur Jean-Louis Mansot, président du bureau de vote centralisateur de l’UA à Fouillole le 22 novembre 2016 (cf. PJn°7 et PJn°8 : copies jointes respectivement de cette demande et de son annexe). Le président de ce bureau de vote centralisateur de Fouillole a eu la courtoisie et la déontologie de me répondre par un courriel en date du 5 décembre 2016 (cf. PJn°9 : copie jointe de son courriel de réponse).

Bien qu’en copie de la même demande d’explications, Monsieur l’administrateur provisoire, chef d’établissement de l’UA, ne m’a en revanche donné aucune explication à ce sujet jusqu’à ce jour ; une fois encore au plus profond mépris de mes droits fondamentaux, de fonctionnaire de l’Etat, de représentant élu du personnel au Comité technique de l’UA, de responsable syndical (Secrétaire Général Adjoint du SPEG), d’homme, de citoyen et qui plus est, de représentant des personnels BIATSS tout dernièrement élu (le 22 novembre 2016) au Conseil du Pôle Universitaire Régional de Guadeloupe et au Conseil d’administration de l’UA.

De surcroît, le vice-président élu en exercice du Pôle Universitaire Régional de Guadeloupe a informé par un courriel en date du 7 décembre 2016 (cf. PJn°10 : copie jointe de ce courriel), tous les personnels et les usagers de la communauté universitaire de Guadeloupe d’une situation tout aussi inquiétante s’apparentant elle aussi à une fraude électorale commise sous la responsabilité directe de l’administrateur provisoire, chef d’établissement de l’UA dans l’exercice de ses fonctions : en l’occurrence dans le collège des "usagers" du scrutin du 22 novembre 2016 à la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) de Guadeloupe.

En effet, au vu des éléments du courriel précité et joint du vice-président du pôle Guadeloupe, ilressort qu’un "usager" de l’UA, tête d’une liste de candidats "usagers" au scrutin du 22 novembre 2016 (en l’occurrence la liste "Fok’ sa bouge") à la CFVU de Guadeloupe et élu le 22 novembre 2016 à cette même CFVU dans le collège des "usagers" (cf. PJn°11 : copie jointe du procès verbal de résultats de la CFVU Guadeloupe signé par M Jacky Narayninsamy le 23 novembre 2016), en l’occurrence Monsieur Thierry Trompette, aurait été recruté en contrat de travail à durée déterminé (CDD) par la Direction de l’UA à compter du 1er septembre 2016 pour une durée de 11 mois dans des conditions semblant irrégulières à maints égards.

Ceci pour exercer selon le même courriel une charge de mission de développement de la vie étudiante sur le Pôle Universitaire Régional de Guadeloupe.

Or, en vertu notamment des articles 3-1-2 "USAGERS" et 3-1-3 "PERSONNELS ADMINISTRATIFS, TECHNIQUES ET DE SERVICE" de l’arrêté CAB n°2016-2219 en date du 24 octobre 2016 portant organisation des élections aux conseils de l’université des Antilles signé par Monsieur Jacky Narayaninsamy (cf. PJn°6), à mon humble avis, Monsieur Thierry Trompette ne pouvait être ni électeur ni éligible le 22 novembre 2016 dans le collège "usagers" de la CFVU de Guadeloupe. Pourtant, M Jacky Narayaninsamy a validé le 14 novembre 2016, en sa qualitéd’administrateur provisoire de l’UA, la candidature de Monsieur Thierry Trompette à la tête de la liste "Fok’ sa bouge" pour le scrutin du collège "usagers" du 22 novembre 2016 à la CFVU deGuadeloupe (cf. PJn°12 : copie jointe du récapitulatif des candidatures validées – Secteur électora de Guadeloupe – Scrutin du 22 novembre 2016 signé le 14 novembre 2016 par Jacky Narayaninsamy, administrateur provisoire de l’UA). Il est très difficile de croire un seul instant que l’administrateur provisoire de l’UA, ex-directeur de cabinet de la présidente démissionnaire de l’UA, ne savait pas que la Direction de l’UA avait recruté M Thierry Trompette en CDD à compter du 1er septembre 2016. Et quand bien même ce serait le cas, ce serait tout aussi inquiétant.

Devant une telle somme et une telle succession d’irrégularités administratives relevant à mon sens de la loi pénale et de manquements graves aux articles 25, 28 et 29 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires modifiée par la loi n°2016-483 du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires commises par M. Jacky Narayaninsamy et sous sa responsabilité directe dans l’exercice de ses fonctions d’administrateur provisoire, chef d’établissement de l’Université des Antilles, je crains que la poursuite de l’administration provisoire de l’Université des Antilles par Monsieur Jacky Narayaninsamy, soit propre à compromettre gravement l’intérêt public au sein de l’Université desAntilles à l’heure où le respect de l’intérêt public, notamment des lois relatives à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires précitées (cf. loi n°83-634 du 13 juillet 1983, loi n°2016-483 du 20 avril 2016), doit absolument prévaloir au sein de cette université pour la redresser.

J’ai donc à la fois l’honneur et le regret de devoir vous demander :

• de suspendre sans délai Monsieur Jacky Narayaninsamy de ses fonctions actuelles d’administrateur provisoire, chef d’établissement de l’Université des Antilles,

• et de prendre sans délai les dispositions requises afin qu’une enquête administrative soit diligentée de manière à établir les responsabilités de Monsieur Jacky Narayaninsamy et d’éventuels autres agents publics en fonctions à l’Université des Antilles, dans la commission des irrégularités administratives exposées plus haut relevant à mon sens à la fois de la loi pénale et de manquements graves aux obligations des fonctionnaires dépositaires de l'autorité publique.

 

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie, Monsieur Camille Galap, Recteur de l’académie de la Guadeloupe, Chancelier des universités, Directeur académique des services de l’éducation nationale, Madame Béatrice Cormier, Rectrice de l’académie de la Martinique, Chancelière des universités, Directrice académique des services de l’éducation nationale, de bien vouloir accepter mes salutations distinguées.

Frédéric Gerardin

Fonctionnaire de l’Etat en poste à l’UA

Représentant élu titulaire du personnel au Comité technique de l’UA

Représentant suppléant du personnel au Comité technique spécial du pôle Guadeloupe de l’UA

Représentant des personnels BIATSS élu le 22 novembre 2016 au Conseil du pôle Guadeloupe et au CA de l’UA

Représentant titulaire des personnels des établissements publics d’enseignement supérieur au CEN-Guadeloupe

Secrétaire Général Adjoint du SPEG, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche

 

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