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Danik I. Zandwonis

Danik I. Zandwonis

Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site.

@ : danik@mediacreole.com

Quand on fait le total de la consommation de champagne pour la Guadeloupe et pour la Martinique on dépasse très largement le chiffre de 2.8millions de  bouteilles. En chiffre d’affaires ça représente près de 40 millions d’euros. !

J’avoue que j’en ai plus que honte Des iles qui ensemble font moins d’un million d’’habitants dépassent très largement en consommation, des pays tels que le Brésil (563.000 bouteilles), Israël (9600 btl ) la Chine (1.300.000 btl) Le Mexique (1.500 .000) etc...

j’ai entendu l’autre soir sur une Radio Commerciale Internationale, qui promotionne le champagne à longueur d’émission ,un journaliste décliner sans la moindre retenue et avec la complaisance habituelle, ces chiffres incroyables pour une île  de 440.000 habitants ! Nous en sommes là en cette fin d’année 2017.

Bien sur les milliers de champagnophiles, ceux qui de mariages en baptêmes ou autres midi minuit, font péter du champagne ne manqueront pas de s’étonner qu’on puisse s’étonner de ces chiffres.

En fait ces données chiffrées  révèlent le niveau très élevé de pénétration et quasiment irréversible, de cette boisson francaise dans nos pays.

Ces chiffres impitoyables montrent aussi, que nous buvons jusqu'à plus soif, jusqu’au gavage, ce que la France décide de déverser chez nous..

Mais attention aucun gouvernement français même le plus colonialiste n’a jamais prôné la consommation excessive du champagne par  une ordonnance royale ou  par un  décret ministériel. Si Martiniquais et Guadeloupéens hyper consomment  cette boisson française, c’est qu’ils l’ont librement choisi, inconscients  qu'ils sont des conséquences sociales ou économiques...

Christine Kelly n’est plus une Guadeloupéenne. Si elle l’était même qu’un peu, elle n’aurait jamais osé faire ce qu’elle a tenté et échoué le week end dernier : distribuer sur la Place de la Victoire ( Pointe à Pitre) des bouteilles d’eau , à des gens qui ne lui avait rien demandé.

Les mêmes d’ailleurs qui se sont foutus d’elle sur les réseaux sociaux, à peine achevée sa misérable, inutile et mal venue opération politico-médiatique

Non, Christine Kelly n’est plus une vraie guadeloupéenne, sinon elle saurait que les Guadeloupéens , en dépit de graves problèmes dans la distribution d’eau ne sont pas des mendiants assoiffés et son opé ne serait pas ainsi... tombée à l’eau)

Cette histoire de distribution d’eau est donc le ruisseau qui cache le fleuve. Christine Kelly, semble vouloir aujourd’hui vraiment entrer en politique. C’est cela son projet `qu’elle a tenté de cacher derrière quelques bouteilles

On le sait, quelques mois avant les dernières élections législatives, elle a tenté le coup pour essayer d’obtenir une petite place, on kokangn dirons nous car la Christine se sentait in petto apte à être députée et « représenter» la Guadeloupe dans l’hémicycle français. !! Echec total.

Toutes les portes se sont fermées : pon moun pa té vlé y 

C’était à la fin du mois de novembre. L’eau ne coulait pas des robinets à Baillif  et à Gourbeyre ; C’est alors que les Komité Dlo de ces citoyens assoiffés et en colère sont montés au créneau, en manifestant bruyamment et avec raison, qu’il était anormal d’être ainsi privé d’eau.

Dans la foulée ces « komité dlo » exigeaient la démission de LMC car pour eux la présidente  de la CASBT à cause de son immobilisme, incarnait plus que tout autre cette pénurie d’eau qui dure déjà depuis des mois.

En effet,  pas un guadeloupéen qui ne l’ait dit, crié, ou pensé : la question de l’eau n’est plus depuis des décennies  une nouveauté. Tout le monde sait en effet que cette problématique devenue ​récurrente ne date pas hier et que la cause principale, est l’incapacité de nos politiques à se mettre ensemble pour trouver une solution adéquate.

Depuis des années, on ne compte plus les réunions, les barrages, coups de colère, et autre grande messe sur cette thématique. On a  fait couler  autant  d’eau sous les ponts  que de salive mais rien n’a vraiment bougé.

Dans certaines régions de la Guadeloupe, carême ou hivernage, les tours d’eau sont pour l’heure  hélas la seule solution. L’eau est toujours  pour bon nombre de citoyens une   denrée rare voire un luxe.

Dans d’autres lieux, quand l’eau coule,  elle est infecte, imbuvable, dégoutante et oblige même à  fermer les  écoles. Inadmissible car nous sommes au  21é siècle. 

A qui la faute ?

L’exemple le plus  tristement emblématique se situe dans le sud Basse-Terre.

Oui ! j’ose pose  cette question au moment ou les  mouvements et  partis indépendantistes sont quasi  silencieux ,  voire inaudibles en tout cas dans les «  grands »  medias  de notre pays…

Oui   !  j’ose posé cette question  50  ans après les massacres de mai 1967 , après le rapport bidon (B.Stora) qu’a sorti  le gouvernement français  ,  après un « colloque »  sur mai  67, qui n’a enfoncé que des  portes depuis  longtemps  ouvertes et qui le  demeurent..

C’est en 1963 que la 1ère organisation nationaliste guadeloupéenne, le GONG a inscrit  à tout jamais mot d’ordre d’indépendance nationale d’abord  sur les murs puis   dans la  conscience des guadeloupéens.

A l’époque, il faut le rappeler, c’était encore  une « atteinte à la sureté de l’Etat » car le gouvernement francais, venait de « perdre » l’Algérie,  (1962)  et  prendre une « kalipiket »  militaire à Dien Bien Phu (Mai 1954)

En 1958 la Guinée  de Sékou Touré décidait de rompre unilatéralement avec la France et d e proclamer son indépendance. C’est dans ce contexte  particulier  qu’est né   le  GONG à Paris, à l’initiative de jeunes patriotes  guadeloupéens. Ils sont  pour ceux  qui encore vivants,   des septuagénaires qui ne verront sans doute jamais aboutir leur rêve  d’une  Guadeloupe guadeloupéenne , débarrassée de la tutelle coloniale francaise.

Depuis, les patriotes et indépendantistes  guadeloupéens n’ont cessé de se déchirer, de se désunir, de e  combattre mutuellement,  sans jamais  penser que ces luttes intestines, ces combats  peu fraternels, n’ont fait que renforcer la puissance coloniale et affaiblir, le mouvement pour l’indépendance nationale. Mi sé la nou yé !

Qu’on se souvienne de   l’arrogance  hégémonique de l’UPLG  à la fon  des années 70 : » on sel pép, on sel  chimen, on sel owganizasyion »    mais aussi in fine  « on sel mizik,  on sel jounal , etc..

Que reste  t-il de  tout cela ?

Dira ton un jour clairement et vraiment pourquoi  dans la nuit  du 24 juillet 1984,

Quatre militants de l’UPLG  poseurs de bombes inexpérimentés ont péri avec leurs engins ?

C’est le titre d’un ouvrage de l’historienne Nelly Schmidt qu’il faut avoir lu. Elle décortique avec une grande justesse d’analyse, les 2 « abolitions » de 1794 et 1848 en Guadeloupe et qui sont aujourd’hui encore des marqueurs de notre société coloniale.

Mais c’est l’actualité africaine la plus brulante qui nous ramène vers l’ouvrage de N. Schmidt. Le fait que des migrants d’origine africaine aient été vendus en Libye remet un coup de projecteur sur la politique francafricaine.

D’abord c’’est un média américain, (CNN) qui a révélé cette affaire, pourtant la présence politico-médiatique française en Afrique est plus que réelle. Ensuite on est en droit de s’interroger sur le black out de la France sur cette affaire.

Ce silence gêné de médias français, tout comme celui de la diplomatie et du gouvernement français peut être compris comme une volonté affirmée de « zapper » ce fait gênant pour les uns et les autres. Il suffit pour s’en convaincre, de mesurer à l’inverse l’impact émotionnel de ces mêmes médias et du gouvernement français quand un ressortissant français blanc, soldat ou autre est la victime d’une agression en terre africaine.

Il est bon de rappeler, que le chaos existant actuellement en Lybie est l’une des conséquences de la politique Moyen -Orientale des européens, la France en tête.

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