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Faut- il relancer la lutte pour l’indépendance nationale de la Guadeloupe ?

01 Déc 2017
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Oui ! j’ose pose  cette question au moment ou les  mouvements et  partis indépendantistes sont quasi  silencieux ,  voire inaudibles en tout cas dans les «  grands »  medias  de notre pays…

Oui   !  j’ose posé cette question  50  ans après les massacres de mai 1967 , après le rapport bidon (B.Stora) qu’a sorti  le gouvernement français  ,  après un « colloque »  sur mai  67, qui n’a enfoncé que des  portes depuis  longtemps  ouvertes et qui le  demeurent..

C’est en 1963 que la 1ère organisation nationaliste guadeloupéenne, le GONG a inscrit  à tout jamais mot d’ordre d’indépendance nationale d’abord  sur les murs puis   dans la  conscience des guadeloupéens.

A l’époque, il faut le rappeler, c’était encore  une « atteinte à la sureté de l’Etat » car le gouvernement francais, venait de « perdre » l’Algérie,  (1962)  et  prendre une « kalipiket »  militaire à Dien Bien Phu (Mai 1954)

En 1958 la Guinée  de Sékou Touré décidait de rompre unilatéralement avec la France et d e proclamer son indépendance. C’est dans ce contexte  particulier  qu’est né   le  GONG à Paris, à l’initiative de jeunes patriotes  guadeloupéens. Ils sont  pour ceux  qui encore vivants,   des septuagénaires qui ne verront sans doute jamais aboutir leur rêve  d’une  Guadeloupe guadeloupéenne , débarrassée de la tutelle coloniale francaise.

Depuis, les patriotes et indépendantistes  guadeloupéens n’ont cessé de se déchirer, de se désunir, de e  combattre mutuellement,  sans jamais  penser que ces luttes intestines, ces combats  peu fraternels, n’ont fait que renforcer la puissance coloniale et affaiblir, le mouvement pour l’indépendance nationale. Mi sé la nou yé !

Qu’on se souvienne de   l’arrogance  hégémonique de l’UPLG  à la fon  des années 70 : » on sel pép, on sel  chimen, on sel owganizasyion »    mais aussi in fine  « on sel mizik,  on sel jounal , etc..

Que reste  t-il de  tout cela ?

Dira ton un jour clairement et vraiment pourquoi  dans la nuit  du 24 juillet 1984,

Quatre militants de l’UPLG  poseurs de bombes inexpérimentés ont péri avec leurs engins ?

Pourquoi l’UP.LG  qui   était alors  la principale  organisation politique nationaliste n’a   t elle pas recherché un accord avec l’Alliance Révolutionnaire Caraibe, (ARC) qui elle avait choisi la lutte armée ?

Cette union  si elle avait existé aurait pu changer le cours de notre histoire, notamment après les barrages de Juillet 1985 (affaire Faisans). Mais  on ne refera pas ici  le match !

Tout cela c’est du passé, notre passé,  mais il est  parfois bon de  le rappeler, et qui sait de susciter un  vrai  colloque sur cette période,  pour en faire le deuil, apaiser les esprits, prendre le chemin  de la résilience…

Aujourd’hui , un demi  siècle après le GONG , des décennies après les combats peu fraternels entre l’UPLG, le MGPI –ARC  , la question  de l’indépendance nationale, de  la Guadeloupe, semble être devenue un territoire  désormais interdit.

Le pouvoir colonial français  s’est renforcé , la  misère   grandit, le  chômage  ne  baissera pas , notre jeunesse en désarroi et ne veut plus, quand elle est diplômée,  rester dans  un pays  no  future et qui s’enfonce

Le  néo -assimilationniste   de  nos hommes politiques  et leur faiblesse face au pouvoir colonial désespère.

Max Mathiasin, qui fut nationaliste dans  sa prime jeunesse estudiantine, à fait à l’assemblée nationale française une intervention sur l’esclavage en Libye ; bravo  Max !  Standing ovation, fenêtre ouverte sur France 2,  face book et  whats ap  kon tilili !  ! C’est très bien!

Mais, imagine t- on le même Max Mathiasin toujours à dans l'hémicycle francais, décrivant avec la  même force, la  même émotion et la même envie de  convaincre la  situation coloniale de la Guadeloupe  de 2017 ?

Aurait il une standing ovation des députés français, puisque pour eux, de Mélenchon aux socialistes, la Guadeloupe  est un département francais, point à la ligne ?  Circulez y a plus rien à dire !

Mathiasin  aura  t- il un le  courage nécessaire pour dire  toute la misère de notre peuple, et  dénoncer  le colonialisme français  version années 2000? On attend  de voir...

Oui !  J’ose le dire, la question de l'indépendance nationale de la Guadeloupe  est  toujours q posé, mais pas résolu.  Les organisations  politiques  du mouvement nationaliste, n’ont plus de voix,  ni  aucun projet crédible et ne sont donc pas comme l’UPLG des années  80  en phase avec le peuple guadeloupéen.

Nos organisations, n’ont pas compris que 1967, 1984, c’est  un passé qui fait histoire, il faut donc se connecter à la réalité d’aujourd’hui et tenir un  nouveau discours capable de motiver, voire mobiliser  notre peuple.

Pire  depuis la disparition de Raoul Serva  , les intellectuels guadeloupéens, y compris  les patriotes  sont tous  muets ,taiseux  ou alors sont rentrés dans le rang et  vont tout bonnement  dans le sens du poil  c’est tellement plus confortable.

Certains  avec  l’Age sont fatigués,  d'autres  ont  naïvement même cru qu’en chassant Lurel  et  en aidant Chalus à prendre  la  Région, , ils pouvaient faite avancer la cause.. ayen menn !

Le paysage politique nationaliste est dévasté. Ratiboisé.

Dans les années 70, ce sont les organisations paysannes UTA, UPG et l’UGTG des Mornal Nomertin qui avaient rallumé la flamme ?

L’UGTG de Domota  est elle en mesure de   prendre le Flambeau ?

Faut il désespérer et penser que la Guadeloupe est définitivement française ?

Non? , alors il faut relancer  la lutte pour l’indépendance nationale de la Guadeloupe, oui mais comment ?

Par  le syndicalisme patriotique ?  L’électoralisme …euh. patriotique ?  Le combat culturel nationaliste ?  La lutte armée ?

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Danik I. Zandwonis

Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site.

@ : danik@mediacreole.com

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