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Coup de bluff : Quand Lucette Michaux-Chevry marche sur l’eau…

12 Déc 2017
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C’était à la fin du mois de novembre. L’eau ne coulait pas des robinets à Baillif  et à Gourbeyre ; C’est alors que les Komité Dlo de ces citoyens assoiffés et en colère sont montés au créneau, en manifestant bruyamment et avec raison, qu’il était anormal d’être ainsi privé d’eau.

Dans la foulée ces « komité dlo » exigeaient la démission de LMC car pour eux la présidente  de la CASBT à cause de son immobilisme, incarnait plus que tout autre cette pénurie d’eau qui dure déjà depuis des mois.

En effet,  pas un guadeloupéen qui ne l’ait dit, crié, ou pensé : la question de l’eau n’est plus depuis des décennies  une nouveauté. Tout le monde sait en effet que cette problématique devenue ​récurrente ne date pas hier et que la cause principale, est l’incapacité de nos politiques à se mettre ensemble pour trouver une solution adéquate.

Depuis des années, on ne compte plus les réunions, les barrages, coups de colère, et autre grande messe sur cette thématique. On a  fait couler  autant  d’eau sous les ponts  que de salive mais rien n’a vraiment bougé.

Dans certaines régions de la Guadeloupe, carême ou hivernage, les tours d’eau sont pour l’heure  hélas la seule solution. L’eau est toujours  pour bon nombre de citoyens une   denrée rare voire un luxe.

Dans d’autres lieux, quand l’eau coule,  elle est infecte, imbuvable, dégoutante et oblige même à  fermer les  écoles. Inadmissible car nous sommes au  21é siècle. 

A qui la faute ?

L’exemple le plus  tristement emblématique se situe dans le sud Basse-Terre.

 Gourbeyre est  historiquement une ville d’eau, c’est de plus le siège de  la  société Capés-Dolé, entreprise qui met de l’eau en bouteilles. 

Gourbeyre  où aux abords des routes, l’eau coule à flots et  en cascades,  comment,  comprendre qu’elle puisse être  depuis autant de mois privée d’eau ?

 On comprend alors  pourquoi dans le sud basse terrien  LMC  concentre donc sur  son nom toutes les crispations toutes les colères.

 Et c’est précisément  parce que cette crise de l’eau est devenue inacceptable que  les représentants de l’Etat francais, de passage dans la colonie, et  alertés sur la question ont  donné un coup de pied dans la fourmilière  exigeant que les politiques se mettent tous autour d'une table pour résoudre un problème qui n'avait pas lieu d’être.

C’est alors, que LMC, quoi qu’on dise, demeure politiquement  une fine lame  eut un « coup de  génie ».

Avant  toute autre, elle décida de convoquer ensemble  tous les parlementaires, c'est à dire, ces politiques qui sont plus que les autres en  contact  régulier  avec  l'état.

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Curieusement, personne n'y avait pensé avant…  On  a  alors vu accourir  à Basse Terre, comme un seul homme, Mathiasin  Benin, Serva   etc. répondant tous à l’appel de LMC.

Sur le plan politique, il faut le dire, ce fut un bon coup, car LMC qui jusqu’ici rassemblait sur son nom, toutes les colères de ceux qui n’ont  pas toujours pas d’eau dans leur robinet, prenait de facto le leadership  sur  cette question.

 Il n’y eut qu' André Attalah,  hélas très isolé, pour  dénoncer ce qui s’apparentait plus à un  coup de com.. qu’à une volonté réelle  de régler la question de l’eau. Attalah eut aussi le mérite  de rappeler que  LMC avait  toujours fait barrage quand il s’agissait de se  mettre  autour d’une table. Mais  Attalah, n’a pas été entendu.

LMC passe depuis  peu  pour le politique providentiel,  la seule en mesure de redonner l’espoir. Qui l’eut cru ?  

  Poursuivant  donc sur sa  lancée, LMC  enchaine les réunions et après les parlementaires, ce sont les communauté d’agglo qui se sont réunies toujours à son  initiative.

Bien entendu pour l'heure, rien n’est réglé, mais LMC a réussi à faire baisser  la pression   d’abord sur elle et à prendre la main  sur une question très sensible ; devançant  pour le coup les présidents des deux assemblées, et même le représentant   de l’état colonial

L’ex dame de fer, bien que  toujours empêtrée dans le scandale de la CASBT,vient une  fois  de  plus de prouver, qu’elle  est  la  seule capable  par son aura  à  faire  bouger les lignes. Enfin si on veut faire mine de le  croire…

C’est ainsi, que subitement, toutes les contestations  se sont tues, même si  ici et là ,l’eau ne coule toujours  pas dans les robinets, LMC peut  affirmer que  c’est grâce à elle que la question de l’eau  semble être revenue consensuelle. Si on fait mine  de  le  penser..

Car sur le fond rien  n’est  vraiment réglé,  mais au moins les « komité dlo « se sont provisoirement apaisés  et  la  classe politique fait mine de croire que les réunions qu’organisent LMC sont LA solution.

En réalité, nous en sommes loin. Car  la question de l’eau  n’a cessé de montrer l’incapacité de  nos politiques à faire bloc, pour se donner  les moyens de résoudre ce problème.

Mais à regarder de   plus près,  tout  cela sent le coup de bluff, car LMC  qui  aura 90 ans  dans quelques jours, sait que ses jours sont désormais  comptés à la tête de la CASBT.

Elle s’accroche à son fauteuil, essaie  encore de sauver les meubles, mais jusqu'à quand ?

Car cette question de l’eau, il va bien falloir trouver une solution durable. Car une fois la trêve  des  fêtes de  fin d’année passée on s’apercevra que nous  sommes  toujours au  même point. …

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Danik I. Zandwonis

Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site.

@ : danik@mediacreole.com

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