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EN GUISE D'EDITO

12 Mar 2018
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Alors que la Guadeloupe de 2018, est une fois de plus au bord de l’explosion sociale, que les élus toutes tendances confondues ne semblent pas en mesure de trouver des solutions aux problèmes récurrents (eau, chlordécone, CHU/santé), la question qui se pose est de savoir: Que faire ? et qui peut faire ? Les organisations syndicales sont-elles en mesure de refaire une unité même provisoire pour tenter de sortir notre pays et notre peuple de la galère ? les organisations politiques nationalistes et anticolonialistes sont quand à elles victimes du syndrome du silence. Christian Céleste vétéran du PCG et directeur politique des « Nouvelles Etincelles «propose avec sa lucidité habituelle son analyse de la situation : Nous ouvrons le débat, car nous sommes tous concernés..

CCN.

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 Le LKP n’a pas fait long feu…

 par Christian Céleste*

Il n'y a pas bien longtemps un de nos docteurs en médecine a écrit un pamphlet «Nous déraillons» qui posait avec humilité et gravité les problèmes qui détricotent notre société tout en esquissant des pistes pour stopper la catastrophe annoncée. Dans la même période, les group a po posaient un acte fondateur «Pwan sans an nou». Ces prises de position n'ont eu guerre d'échos dans une société emportée par les clinquants d'une fausse modernité. Le temps est venu pour nous Guadeloupéens de regarder les choses en face et d'arrêter de nous défausser sur les autres en permanence.

Certes, il y a des causes structurelles aux difficultés qui entravent le développement de notre pays, il faut le dire, mais il faut surtout agir pour les faire sauter. On ne peut pas se contenter de dénoncer le colonialisme tout en se délectant aux «mamelles» de l'Etat colonial.

On n'a pas le droit de vouloir dresser des bûchers pour les Haïtiens que l'on traite d'indésirables, alors qu'ils remplissent aujourd'hui sur les terres agricoles, les marchés et dans les épiceries les fonctions que nous avons abandonnées pour vivre dans l'artificiel avec les minimas sociaux.

Dans le même temps, les yeux se ferment et certains s'accommodent bien de l'envahissement des Européens, Asiatiques et d'autres. Ne voyez surtout là aucune trace de racisme dans nos propos. Nous sommes internationalistes, pour la fraternité et la solidarité entre tous les peuples et tous les hommes. Mais nous pointons là une hypocrisie qu'il faut dénoncer et qui participe à nous détourner des vrais combats à mener pour faire avancer notre pays. On a la critique facile quand il s'agit des autres, sans nous rendre compte que c'est parce que nous ne faisons pas grand-chose, que nous ne prenons pas de risques, que nous pouvons prétendre être au-dessus de toutes critiques.

Pourquoi la Guadeloupe est-elle aujourd'hui le seul « département français « de la Caraïbe, quinze ans après la révision de la Constitution française ? Alors que Saint-Martin est une collectivité autonome, Saint-Barth est un Pays et Territoire Autonome, la Martinique et la Guyane sont des Collectivités territoriales. ?

Sommes-nous plus intelligents que tous les autres ou plus assimilés ?

Pourtant, en matière de révolution nationale, de luttes anticolonialistes nous sommes depuis longtemps des experts de la parole et des plans sur la comète qui ne débouchent sur rien.

Ah oui, il y a eu en 2009 le «LKP», ce formidable mouvement de masse qui a mobilisé l'attention sur le plan international et qui a porté haut l'espoir de voir changer les choses en Guadeloupe.

Mais LKP n'a pas fait long feu. Il a déraillé dans l'indifférence générale.

Pourquoi ? Que s'est-il passé ? Près de dix ans après les leaders syndicaux et politiques qui ont porté l'espoir de tout un peuple pendant 3 mois n'ont jamais osé présenter un bilan objectif aux milliers de Guadeloupéens qui ont marché derrière la corde qui les protégeait de ……

Conscients, que c'était la faiblesse et les oppositions inutiles des forces patriotiques, anti capitalistes et anticolonialistes qui avaient facilité la dérive d'un mouvement syndical guadeloupéen confronté à ses contradictions, les partis qui se réclament de cette mouvance ont fait un gros effort de dépassement pour créer le FPAC (Forces Patriotiques anti-capita- liste, anticolonialiste) en 2012. Ce rassemblement a glissé sur la même pente que le LKP et n'a pas tardé à dérailler. Il est clair que nous sommes atteints d'une pathologie nourrie par un germe résistant qui s'appelle la division. Si d'autres peuples qui ont connu la même histoire que nous sont arrivés à vaincre cette pathologie, nous aussi nous pouvons y arriver.

A condition de nous dire nos quatre vérités

* Directeur politiques des « Nouvelles Etincelles » l’hebdo du PCG

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