Breaking News

Les réseaux sociaux en Guadeloupe : info ou inFAUX ?

06 Fév 2019
1292 fois

La problématique est posée, car la situation devient grave. La presse, les médias et les journalistes guadeloupéens devraient s’en inquiéter. Car sur les réseaux sociaux, la véritable information, celle qui est faite par de vrais pros, se trouve noyée par des flots incessants et surtout incontrôlés, de « posts ».

Il convient ici de rappeler que le journalisme est un vrai métier avec des règles et une déontologie. Oui, oui !

Aujourd’hui grâce au numérique n’importe qui peut poster un instagram, une vidéo, ou tweeter, d’accord mais cela n’en fait pas pour un autant un journaliste.

Car du fait des nombreuses fausses informations qui circulent sans contrôle sur les réseaux, il devient difficile pour le grand public de s’y retrouver : comment faire le tri entre les intoxes, les fausses infos ?

Mais qu’on se rassure ce problème n’est pas spécifique à notre pays, un peu partout dans le monde les réseaux sociaux sont devenus les « concurrents » des vrais médias.

Ainsi selon le baromètre Kantar Public et Kantar Media (janvier 2019), en France près d’un Français sur deux est confronté aux Fake news au moins une fois par semaine. Les journalistes sont les principaux acteurs qui devraient agir contre la propagation de ces Fake news (36%), suivis par les organismes de contrôle de la presse (34%) et les citoyens eux-mêmes (31%) ;

Pour l’heure, il n’y a pas eu d’étude similaire dans notre pays, mais il n’empêche que les fake news sont devenus chez nous aussi un phénomène récurrent sur les réseaux. Tout et n’importe quoi est « balancé » au quotidien. Il devient donc urgent que la profession, s’empare de cette question.

Car dans un pays profondément marqué par la tradition orale, on peut presque affirmer que le « ti kamo », et la « radyo bwapat » ont simplement émigré sur les réseaux.

Ainsi Facebook qui était il y a encore peu, le « média » privilégié des ados et des très jeunes, a été en quelque sorte « récupéré « par les adultes et singulièrement par la classe politique qui en a fait une arme de propagande. Il en est de même pour whatsapp. Dès lors, toutes les dérives, sont désormais possibles.

Est-ce à dire que la presse, les médias les journalistes de la Guadeloupe deviennent tributaires des « postiers d’infaux » ?

Nous pensons qu’il est plus que temps que nos confères, au cours d’un séminaire par exemple, décident d’étudier sérieusement cette question. Car c’est ensemble que médias et journalistes pourront trouver si besoin un « pare feu ». Cela devient d’une urgente une nécessité. La période électorale à venir risque d’être très compliquée. Nous avons déjà eu les sargasses sur nos plages, faut-il aussi que les infaux viennent polluer nos médias ?

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)
CCN

Webzine cari-guadeloupéen créé en 2008. Notre premier objectif est d'établir par ce biais un véritable lien entre les caribéens, qu'ils soient francophones, créolophones, anglophones, hispanophones. L'information est donc pour CCN une matière première d'importance capitale.

Site internet : www.caraibcreolenews.com

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires