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Pour en finir une fois pour toutes avec ce qui reste d’ibo Simon !

13 Mai 2019
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Le mois dernier Olivier Serva (qui n’est pas à une erreur de com près) a voulu  tenter de faire un bon buzz et jouer au bon samaritain humanitaire. Devant une caméra (présente semble-t-il par hasard !!!), on l’a vu essayer de nous alerter face à un « cadavre politique » qui bouge encore : celui d’Ibo Simon.

Il est certain qu’Olivier Serva qui est un homme politique intelligent, réactif, informé, hyper présent sur tous les réseaux, ne peut pas ne pas savoir que l’Ibo Simon qu’il a chouchouté pour les besoins de son Bad buzz, a été dans un passé encore très récent un négrophobe malfaisant. Un Ibo qui s’est servi de sa popularité médiatique dont il jouissait à l’époque, comme une arme redoutable pour essayer de détruire physiquement, les communautés haïtiennes et Dominiquaises installées en Guadeloupe.

Olivier Serva sait-il ou a-t-il choisi d’oublier, que le 22 juillet 2001, qu’Ibo Simon a suscité et encouragé par une centaine de ses partisans l’attaque de la maison d’une famille dominiquaise à Morne à L’Eau ?

Olivier Serva doit savoir que c’est l’arrivée des manblos qui a permis ce jour-là, de sauver in extremis ces immigrés du lynchage.

C’est ce même Ibo Simon, alors très proche du FN qui s’en était allé à St Barth à la rencontre de Jean Marie Le Pen et avait déclaré urbi et orbi : « Le Pen est blanc, je suis noir, il est en cours préparatoire à côté de moi…ce que Le Pen dit, ce qu’il dira n’est rien à côté de moi etc… ».

Il exprimait ainsi toute sa solidarité avec le Pen, qui avait été empêché (7 décembre 1987) de débarquer sur le sol de la Guadeloupe par des militants antiracistes !

Ibo Simon ? C’est déjà lui (juillet 1985) à la fin du mouvement populaire qui avait obligé les colonialistes à libérer Georges Faisans, qui s’est répandu un peu partout affirmant sans preuve que la grève de la faim de Faisans était un fake .

Oui, il faut l’admettre Ibo Simon a été très populaire au sein d’une fraction de guadeloupéens très fragiles, pas assez critiques, pas assez informés et qui se laissaient manipuler par ses accents populistes.

Quel était l’objectif d’Ibo Simon ?

La question est aujourd’hui résolue, on sait pour qui il roulait.

En réalité ce pauvre clown négrophobe, était lui-même manipulé par une frange réactionnaire de la moyenne bourgeoisie et de notables pointois.

Ibo Simon comme un pion servile mais ô combien utile, était mis sur orbite politique. Il devait alors contribuer à affaiblir à l’époque Henri Bangou maire de Pointe à Pitre.

Politiquement, ça a plutôt bien fonctionné. Car Ibo Simon a réussi à être conseiller régional et conseiller municipal. Mais qu’a-t-il apporté à notre pays ?

Il serait bon qu’on se plonge dans les archives de la Région pour relire les interventions débiles d’un politicien de bas niveau.

Cela dit, ibo Simon qui a fait ses classes dans le quartier Badibou à Basse-Terre n’a jamais prétendu être un intello. Mais il a eu tout de même son heure de gloire. Avant d’être un produit médiatique, il a été un temps auteur-interprète se déguisant parfois en rasta et portant des tenues africaines qui auraient pu faire croire qu’il était fier d’être un afro descendant. Ola sa ?

Non, il ne faut pas se tromper Ibo Simon, n’a été qu’un triste épisode de notre vie politique et médiatique, un accident déplorable de notre histoire

Alors me direz-vous, fallait-il le laisser dans le caniveau ? d’abord, contrairement à ce qui a été dit par Serva, qui a osé le hisser au stade de « patrimoine », Ibo Simon ne meurt pas de faim. Il est sans doute un peu affaibli par la maladie : faut-il le laisser crever ?

La question méritait d’être posée et la réponse est simple, car malgré tous ses travers, Ibo Simon est un homme, un guadeloupéen, il a donc droit à minima à de la compassion.

Peut-être aussi, que si le besoin se faisait vraiment sentir, Serva aurai été mieux inspiré à le faire admettre dans un Ephad, sans tambour ni trompette, ni caméra, cela relève de l’humanitaire basique.

Après la seconde guerre mondiale, les partisans d'Hitler ont tous eus droit à des procès équitables…

Donc en dépit de ses dérives xénophobes, racistes, négrophobes, Haitianophobes, Dominicanophobes, et haineuses, Ibo Simon qui est passé par la case judicaire et qui déjà été condamné pour ses excès, demeure un humain.

Donc pas question d'en faire en ce moment un martyr.

Peut-être que ceux qui tentent de le « ramasser » pour le recycler croient qu’il peut encore être utile politiquement, car les « ibobiens » sont encore là.

Mais deux questions me taraudent et méritent réponses :

1/ comment et pourquoi la Guadeloupe a -t- elle pu générer un spécimen tel que Ibo Simon ?

2/ Que devons faire aujourd’hui pour qu’il n’y ait plus dans un média ou dans l’arène politique un nouvel Ibo Simon ?

Car en France le parti de Le Pen progresse et nous avons déjà un premier avatar, une candidate RN aux élections européennes : Ce n’est vraiment pas très rassurant !

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Danik I. Zandwonis

Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site.

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