Breaking News

Bannière RETE A KAZ A-W

Politique : Après le 15 mars, le 22 mars… oui mais et après ?

03 Mar 2020
1636 fois

Une fois les clameurs électorales tues les candidats élus ou pas élus reprendront le train-train de la vie quotidienne. Finie donc l’agitation politicienne, enfin finie ? pas vraiment à peine ces élections communautaires et municipales terminées, que la mobilisation pour les prochaines vont débuter.

D’après l’agenda électoral français, en mars 2021, les citoyens intéressés devront élire les conseillers généraux, le mandat de Josette Borel Lincertin s’achevéra. 2 candidats ont déjà les yeux fixés sur la ligne de départ : Elie Califer l’actuel maire de Saint Claude et Maryse Etzol maire de Grand Bourg. D’autres outsiders seront sans doute dans la course, à la condition qu’ils franchissent avec succés l’étape municipale.

Dès le mois de décembre 2021, nouvelle campagne grand-rendez-vous, cette fois pour les Régionales. C’est le grand match, car la présidence de Région est politiquement une grosse affaire.

L’actuel président de Région, Ary Chalus, quand il se rend en visite dans les états de la Caraibe, il est accueilli et reçu comme un chef d’état, c’est à dire avec tout le protocole qui lui est dû. Ses collègues premier ministre d’Antigua, de Barbade ou de Trinidad, considèrent qu’Ary Chalus est au même titre qu’eux, un chef d’état.

Est-ce à dire que le Conseil Régional puisse être considéré comme le « gouvernement » de la Guadeloupe ? c’est là que nos amis états indépendants de la Caraibe se trompent (ou en font semblant). Non parce que les compétences de la collectivité Régionale ne s’apparente vraiment pas à celle d’un état.

Pourtant la campagne pour les Régionales 2021 sera très animée.

La question qui se posait, mais qui est dès aujourd’hui pratiquement résolue est celle de-là candidature de Chalus : ira,n’ira pas ? Chalus et ce n’est pas une surprise devra tenter de garder son fauteuil présidentiel. Par contre s’agissant de ses possibles adversaires des doutes qui n’en sont pas vraiment subsistent.

Victorin Lurel, qui s’est fait battre en décembre 2015, n’a pas vraiment digéré sa défaite.

Donc dans son proche entourage, on commence à laisser entendre, à demi-mots, qu’il serait de nouveau partant. Il suffit de décrypter la posture actuelle du sénateur socialiste Abyssois pour conclure qu’il est en mode préparation. D’abord dans les médias, il se fait plutôt rare. Dans la campagne pour les municipales, il n’a pas vraiment « dégainé » pour soutenir ses amis : André Atallah à Basse Terre, Jules Otto à Vx Habitants, ou même Hélène Vainqueur à 3 Rivières. On a connu un « Toto » beaucoup plus intrusif à d’autres époques. En fait, Lurel n’a pas voulu « gaspiller » ses balles.il est en mode « réserve « non pas de la République… mais de la Région.

Autre potentiel candidat à La Région : Olivier Serva. Le député qui brigue la ville des Abymes, en dépit de ses démêlés avec Letchimy et les carnavaliers foyalais, garde en point de mire la présidence de la Région, ou alors au pire un maroquin ministériel. Plus rien semble t- il ne peut freiner sa marche en avant. Son éventuelle ou plausible candidature à la Région, sera-t-elle considérée comme une trahison de Chalus ? pas sûr, car entre les deux hommes,même quand les relations semblent être au beau fixe, on sait bien que comme souvent en politique tout n’est qu’apparence. 

Guy Losbar, avait lui aussi l’ambition de participer à la « course régionale »,mais le GUSR son parti, n’ a pas encore atteint la dimension nationale guadeloupéenne nécéssaire.Il pourrait alors se « rabattre » sur le conseil général ; Quand on pas de grive….

Mais finalementtout compte fait, on reste encore dans la politique- fiction, car tout ce scenario CCN pourrait être chamboulé.N’oublions pas que le prochain congrès devrait se tenir après les municipales. Ah oui…mais c’est bien sur !

Nos élus anciens et nouveaux seront ils prêts à bouleverser la donne au point de vouloir faire bouger les lignes du statut de la Guadeloupe ?

Rien dans les discours de la campagne municipale ne laisse entendre, ou comprendre que le Guadeloupe serait à la veille d’une révolution et encore moins d’une évolution.

C’est ce qui est le plus triste. Cela signifie qu’après le 22 mars rien, vraiment rien n’aura changé : on prend les mêmes ou presque et on continue : pfff désespérant !... 

Évaluer cet élément
(7 Votes)
Danik I. Zandwonis

Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site.

@ : danik@mediacreole.com

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires