Christophe Barbier, journaliste francais et radicalement Corsophobe !

05 Jan 2016
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C’est en parcourant l’affligeant édito commis  la semaine  dernière par Christophe Barbier (Directeur de la Rédaction de L’Express) que le néologisme  « Corsophobe » s’est  imposé dans mon esprit et sous  ma plume.
L’arrivée  de Jean Guy Talamoni  (JGT) à la présidence de l’Assemblée Territoriale Corse  semble être plus qu’un cauchemar pour l’infortuné journaliste francais  « continental ». Profitant  des incidents  racistes de Corse,  qui ont fait la une de la presse fin décembre ,Christophe Barbier s’est  donné  à cœur joie et   a fait de son  « édito »   a un incroyable  exercice  de   stigmatisation de la Corse. » L ile de beauté, écrit il n’est  pas l’ile de bonté ».

Sous la  plume du Barbier de Paris, JGT a cédé « à l’ivresse de la revanche…( )  a multiplié les provocations. »

Le Barbier de Paris poursuivant  son  infâme papier affirme  qu’il n y a « pas d e prisonniers politiques corses » et dans  la  foulée s’indigne  « qu’on ne peut  pas rendre hommage aux militants du FNLC..

S’agissant du discours d’intronisation de JGT,  prononcé en langue corse, Barbier de Paris qui fait montre d’une condescendance qui frise le racisme  dit de  la langue Corse, c’est  un «  dialecte chaleureux et chantant »(sic) . Souvent des francais continentaux ont  eu des formules  similaires pour qualifier notre langue  créole !

On touche  vraiment le fond quand  Barbier de Paris  brandissant  son rasoir- éditorial énonce d’abord  que la culture corse est riche  et raffinée,…  avant  e  lâcher un terrible  MAIS  c’est une culture régionale( … ) seule la langue et la culture francaises ont accédé à l’universel.. » Et piétinant allégrement la culture corse le barbier  assène un dernier coup  de massue en osant écrire ; Il n’y a pas de Voltaire ni de Hugo corses…( )  La culture française... est d’un ordre infiniment supérieur ». On croit  entendre  là le Jules Ferry des conquêtes coloniales  de  l’autre siècle !

 C’en est assez ! Je ne crois  pas qu’il faille continuer à éplucher  plus  avant  les imprécations barbiériennes,  ce concentré de corsophobie n’a nul autre égal.

 Définitivement, Christophe Barbier  réussit   avec   une maladroite audace  à porter de  « mauvais coups  » a l’identité corse, il se fait ainsi  le héraut d’un   parisiano- jacobinisme qu’on croyait   d’un autre temps

Mais attention  si nous sommes attelés à « relire »et a « apprécier   ce texte qui nous paraît  retentir comme  un insulte  à la Nation Corse, c’est que nous les derniers colonisés  francophones des Caraïbes nous, sommes sentis , malgré le  Napoléon - l’esclavagiste,  totalement solidaires de ces  nationalistes corses  qui comme ceux de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane osent afficher leurs différences , leur singularité  face état francais, que nous n’hésitons jamais à qualifier de colonialiste.

`Christophe Barbier  dans son exercice  se fait le porteur de valise  d’une corsophobie idiote, se rend il compte,  qu’il  ne fait  qu’exacerber   le nationalisme corse en     jetant  ainsi ‘huile sur le feu ,  il  attise la braise.

Vu de chez nous,   on p s’interroge, on se demande  avec effroi,  ce que pourrait écrire ce Barbier de  Paris, si l’envie lui prenait ainsi  de passer à sa moulinette éditoriale,  la Collectivité Territoriale   Martiniquaise , laquelle  est  présidée  par le père même du Nationalisme Martiniquais :  Alfred Marie  Jeanne ..

Que  dirait ce barbier  colonial,  s’il  décidait  de qualifier   langue   créole  des martiniquais ou des  Guadeloupéens,

Que dirait  Barbier  des œuvres D’Aimé Césaire, de  Fanon ou de Glissant pour  ne citer que  ces écrivains martiniquais de la  génération précédente ?

J’avoue que le texte du Barbier parisien, m’a  donné un haut le coeur  et  je me suis un instant « senti »  un  peu Corse , car ces insulaires si souvent mis à l’index, méprisés  par  le « élites » parisiennes ont comme nous le droit de vouloir un jour que leur ile  soit  débarrassée  de toute tutelle coloniale.

 Le gouvernement francais,  ne pourra plus faire l’impasse sur cette question corse parfois si brulante.

Quand  au  barbier parisien  il pourra  tant qu’il  le souhaite  continuer à mousser rageusement , mais cela ne changera rien  ni a la  réalité  politique ni à l’existence de  la nation Corse.  Et comme on dit en Corse « A ghjastema si rivolta »

(L’imprécation se  retourne contre celui qui la profére)

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Danik I. Zandwonis

Directeur de rédaction de CCN et fondateur du site.

@ : danik@mediacreole.com

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