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Nos politiques aiment-ils vraiment la Guadeloupe ?

24 Mar 2016
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Je vous avoue qu’en posant cette question, je suis le premier à redouter la réponse. La semaine qui s’est écoulée, on a beaucoup parlé d’un septuagénaire qui se porte très mal. Il tient à peine sur ses pieds, il est voûté, il a pratiquement perdu tous ses derniers cheveux. Sa mémoire est défaillante. Bref, le bougre est an chyen. Et pourtant, tous nos politiques, en dépit de son âge avancé, de sa mauvaise santé,  n’ont cessé de louer toutes ses vertus. Et là, je me demande dans quel monde vivons-nous ? Que sont devenus nos hommes politiques ? Rozan Girard réveille-toi, camarade ! Ce vieil homme dont je ne puis plus longtemps vous occulter nom et prénom, n'a cessé de mener Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais, et Réunionnais en bateau ; ce qui peut se comprendre surtout pour les iliens. Allez, je balance ! Il se prénomme Assimilation et se nomme Départementalisation. Oui, c’est bien lui qu’il s’agit ! Vous l’avez tous reconnu dans sa défroque coloniale. Nous sommes en 2016 et nos politiciens ont tous en choeur chanté les louanges du sénile vieillard.

J’ai eu beau tendre l'oreille, aucun de nos hommes ou (femmes) politiques n’ a eu l'audace et le courage d’aller à contre-courant et de dire  ses quatre vérités à cet infâme vieillard. C'est vrai qu'ici, nous cultivons un incroyable respect à l'égard des vyé moun. Mais tout de même, celui-là, il n’est ni notre père, ni même notre beau père. Il ne mérite donc aucun respect.

Mais en fait, je m’aperçois que la classe politique de mon pays se satisfait de peu. Je me demande si ces gens qui sont vos élus, maires  conseillers régionaux, députés, etc.. aiment cette merveilleuse île qu’est la Guadeloupe ?

J’ai  envie de répondre hélas et immédiatement non. Depuis 1848, date de la prétendue abolition de l’esclavage, les anciens esclaves sont devenus les ouvriers des colons qui, soit dit en passant, ont tous été indemnisés par l'état colonial pour avoir été privés de leurs esclaves. Esclaves qui ne sont autres que nos grands-parents.

Un siècle après, en 1946, ces politiciens, à une demi-exception près (Paul Valentino), se sont tous engouffrés dans le train de l’assimilation-départementalisation : piège subtil destiné à faire croire que des anciens esclaves peu avertis qu'ils pouvaient un jour être, grâce à une loi, considérés comme de vrais citoyens français. Quelle mystification !

Ce fut un leurre. Et voilà que pour « fêter » ces 70 ans, un de nos politiciens qu’on pouvait croire moins con que les autres, essaie de nous   fourguer une soit-disant égalité réelle.

Lurel et ses amis soit-disant socialistes se réveillent et s’aperçoivent que dans les colonies le niveau de vie est x fois inférieur à celui de leur  "mère patrie". Y-a-t'il encore des Guadeloupéens assez bêtes pour avaler ça ? Et une fois de plus, quelle tristesse ! Pas un de nos politiques n’ose lever le petit doigt pour affirmer que tout cela c’est du pipeau. Plutôt que cela, ils se battent déjà entre-eux dans la perspective des prochaines législatives. Sé sa yo enmé ! Sé biten a yo ! 

Chalus qui avait fait naitre tant d’espoirs, déçoit déjà beaucoup de ses partisans. Avait-il sous-estimé les difficultés de sa charge ? En prenant les rênes du pouvoir dans un pays en crise et dans tous les secteurs, peut-il être the right man at the right place ?  Trop tôt pour l'affirmer mais il n'est pas interdit de s'interroger. Pensait-il pouvoir en 6-4-2 faire du pays ce qu'il avait fait dans sa ville ? Bien entendu,  on dira que rien ne lui été épargné depuis qu’il s'est installé au Palais régional... La machine régionale semble grippée, aucune décision majeure n’est prise, tout traînaille.. Et le sentiment qui prévaut est celui d’un grand blocage. Lurel, le bon soldat de Hollande, est aux ordres et accomplit depuis son job déstabilisateur.

Et notre peuple est obligé de se dire, tout doucement aujourd’hui : ces  politiques n’aiment pas vraiment le pays ; ils ne pensent qu’à leur mandat et à leur réélection. Qui peut prouver le contraire ?

 

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Jean-Claude Rodes

Directeur de la Rédaction du Progrès Social

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