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Rien ne va plus : qui sème le vent récolte la tempête !

18 Avr 2016
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Quand rien ne va  et que le peuple comme ses élus avec une bataille de chiffres, illisibles (opaques)  pour l’électeur contribuable, se déchirent sur  l’essentiel, “vital”, (situation financière réelle de la région, orientations budgétaires,  octroi de mer, eau, transport, chômage, santé publique,  société de production ou (et)  de consommation, économie administrée ou (socio)  libérale.  Quand Christian. H (un fidèle lecteur du Progrès Social) par lassitude mais  avec raison raille la classe politique et  propose  pour la résolution du problème de l’eau en Guadeloupe (pays où on est, encore, dans les records mondiaux de pluviométrie avec plus de 10 à 12 m d’eau par an) : qu’on pourrait importer des icebergs ou creuser des puits comme l’ont fait certains pays désertiques du Moyen Orient... ”Faut-il en pleurer, faut-il en rire, rire en pleurant ? Ou se révolter ?

Oui, c’est à croire chez nous Christian, que les fous et les folles, se sont emparés  de l’asile. C’est à se demander  vraiment ce qu’engendrent nos sociétés ? Des humanistes ou des calculateurs ? Machiavéliques !  La question est d’autant légitime, que pour des intérêts  bassement  politiciens, de ressentiments, de fan kyou,  et de pouvoirs, on assiste avec une balkanisation partisane dangereuse de notre territoire, fragilisant notre identité commune et solidaire  d’abord de Guadeloupéens. 

La devise : Un pour Tous, Tous pour un !  devient une chimère.  L’intérêt général, comme on le constate, est loin d’être une préoccupation partagée! Mais comment en être autrement quand la démocratie sous nos cieux,  est devenue une démocratie truqueuse. Pourrions-nous toujours nous satisfaire de ces projets électoralistes, attrape nigaud,  de ces  profusions de communiqués, de conférences de presse et de ces  affrontements post-électoraux, Et de ces réunionites-grande messes  soporifiques,  à la préfecture, ayant  comme objectif pour les partenaires,  de faire trainer,  pour justifier l’immobilisme ! Alors  qu’entre  temps, les factures d’eau sont kafkaïennes.

Les déchets  s’accumulent, le transport et les pollutions deviennent une hantise. Et les sempiternelles bouchons et blocages, ajoutent à une colère sourde, prête toujours à exploser ! Que penser de la présidente de la CASBT, donneuse de leçon de gestion à tous alors que la simple facturation de l’eau à Basse-Terre et à Saint-Claude demeure fantaisiste et aléatoire depuis qu’elle en assume la gestion ? Et surtout  de ce jeu politicien masquant une faillite collective de toute  la classe politique dont les principaux acteurs (tantôt dans la majorité départementale ou régionale)  sont aux affaires depuis des décennies.  Contribuable réveilles- toi ! Quand l’Europe  demandera des comptes (où est passé son argent, et  notre argent ?), ce sera encore et toujours, comme dab, aux contribuables guadeloupéens  de répondre à l’incurie de gestionnaires irresponsables, voire incompétents  sur leurs deniers.

De cette gestion calamiteuse, d’autres disent  mafieuse, combien de temps encore le peuple se laissera-t-il flageller, mener en bateau,  pour l’intérêt de quelques-uns(e)s et de grandes sociétés ?  De Gaulle a raison. Il ne faut  pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. Les Guadeloupéens ne sont pas des demeurés, alors pourquoi persister à jeter encore  l’opprobre dans des affrontements pour le moins stériles et narcissiques, sur un pays qui ne sait plus où donner de la tête. Pourquoi être des incorrigibles champions pour uniquement dénoncer, dékalbandé ? Pourquoi cette incapacité à débattre, proposer, et  réaliser ensemble pour le bien commun ? Trêve  d’enfantillage ! Rien ne va plus. Avant comme après les élections, rien ne va et nou toujou pa kontan, d’où notre responsabilité collective. 

Tout le monde le sait, sauf ceux  qui ont eu en responsabilité la gestion de l’eau, les déchets. Et qui se contentent uniquement de désigner à la vindicte populaire, l’irresponsabilité de leurs amis et partenaires  d’hier ! Ce n’est pas moi, c’est lui ! Quand le bateau coule, il n’y a pas que les rats qui se bousculent. C’est encore vrai aussi pour certains  capitaines, chefs de partis, conseillers et militants de premier plan !La question est légitime. Nos élus,  comme pour hier avec le scandale de la SODEG, des HLM… et maintenant avec celui de l’eau, des déchets,  ont- ils  peur d’ouvrir  la boîte de pandore.  Ki tan sa ké fini ? Pityé pou péyi Gwadloup ! Les peuples s’interrogent ! Et partout dans le monde, comme en 2009 LKP, puis le mouvement des indignés,  la populace  courroucée  acculée devient imprévisible. Et  nous le disons “jantiman” à nos politiques, à leurs tutelles,  comme aux “japlod”. Qui sème le vent récolte la tempête. Mais est-ce là, uniquement le rôle des lanceurs d’alerte et de la presse  citoyenne de dénoncer l’inadmissible, pour rendre notre démocratie plus vertueuse?

Face à ce dévergondage généralisé, que  fait l’Etat régalien? Que font nos intellos ? Pourquoi persister à donner du grain à moudre à ceux qui chez nous, dénoncent une république danseuse, bananière, de plantation, d’une colonie départementalisée, des copains et des coquins. De  l’évasion fiscale, de détournements et de gabegies des fonds publics ? Nou las !

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Jean-Claude Rodes

Directeur de la Rédaction du Progrès Social

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