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La blessure narcissique des Noirs

30 Mai 2016
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La pire des séquelles de l'esclavage et du colonialisme chez les Noirs est une immense blessure narcissique collective qui se manifeste par cet enthousiasme de tous les Noirs du monde dès que quelqu'un qui a la même couleur de peau qu'eux accomplit quelque chose de remarquable : Oomaest le héros des Noirs du monde entier, Pelé le basketteur aussi, Mickael Jordan  le basketteur et des dizaines d'autres Noirs talentueux dans leurs domaines suscitent la même réaction.

Chez les autres peuples__et c'est la preuve de la violence du traumatisme que fut l'esclavage__une telle réaction n'existe pas : Carlos Menem, d'origine syrienne, devient président de l'Argentine, personne n'a dansé de joie dans les rue de Damas ; Alberto Fujimori, d'origine japonaise, devient président du Pérou, personne n'a dansé de joie dans les rues de Tokyo ; Cheddi Jagan, d'origine indienne, devient président du Guyana, personne n'a dansé de joie dans les rues de New-Dehli ; Nicolas Sarkozy, d'origine hongroise, devient président de la France, personne n'a dansé de joie dans les rues de Budapest etc...etc...

(Or, on a dansé de joie dans les rues des banlieues françaises ou à Saint-Anne (Martinique) le soir de la première élection d'Obama).

Précisons que Menem  Fujimori  Jagan  et Sarkozy  sont des immigrés de deuxième génération c'est-à-dire que leurs parents ne sont pas nés en France. Leurs parents ne vivaient donc pas depuis des siècles dans les pays dont ils sont devenus les présidents, chose qui eut pu expliquer la tiédeur ou l'indifférence des pays d'origine de ces mêmes parents. L'explication est simple : les Syriens, Japonais, Indiens ou Hongrois ne souffrent pas de blessure narcissique. Ils n'ont pas été avilis, dégradés, animalisés comme le furent les peuples noirs. Si bien que lorsque quelqu'un d'origine syrienne, japonaise, indienne ou hongroise, mais qui ne vit plus dans le pays, qui n'a plus la nationalité du pays, accomplit un exploit dans son nouveau pays, on ne considère pas automatiquement que ledit exploit rejaillit sur l'ensemble des Syriens, Japonais, Indiens ou Hongrois.

Or, si un Noir, immigré au Tadjikistan ou au Baloutchistan, accomplit un exploit quelconque et que cet exploit est médiatisé, dans la seconde qui suit, tous les Noirs du monde en éprouvent de la fierté alors qu'ils ne savent même pas où se trouvent ces deux pays. Cela a un nom : BLESSURE NARCISSIQUE COLLECTIVE.

Cela se remarque également à ce leitmotiv un peu bêta : "Le premier Noir qui est entré à Harvard ou à Polytechnique", "La première Noire qui a fait la Une du magazine Vogue", "Le premier Noir qui a voyagé dans l'espace" etc...etc...Leitmotiv que ressassent, sans se rendre compte de son caractère pernicieux, bon nombre de Noirs persuadés ainsi de défendre leur "race" ou leur "peuple".

L'exemple de la publicité chinoise pour la lessive Qiaobi est venu exemplifier une fois de plus cette blessure narcissique. On y voit un Noir enfermé dans une machine à laver par une Chinoise et qui en ressort Chinois. Tout le monde a crié haro sur les Chinois ! Bande de racistes ! etc...Sauf que la pub pour Qiaobi n'est qu'un décalque d'une pub pour une lessive italienne, Coloreria, dans laquelle on voit une femme blanche enfermer un Blanc dans une machine à laver et au bout d'un moment, il en sort un beau Noir hyper musclé. Or, aucun Blanc n'a protesté ni crié au racisme. Normal : il ne souffre pas de blessure narcissique collective.

Il faudra bien qu'un jour, les Noirs s'attellent à soigner cette blessure.

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