Christian Céleste

Christian Céleste

Alors que la Guadeloupe de 2018, est une fois de plus au bord de l’explosion sociale, que les élus toutes tendances confondues ne semblent pas en mesure de trouver des solutions aux problèmes récurrents (eau, chlordécone, CHU/santé), la question qui se pose est de savoir: Que faire ? et qui peut faire ? Les organisations syndicales sont-elles en mesure de refaire une unité même provisoire pour tenter de sortir notre pays et notre peuple de la galère ? les organisations politiques nationalistes et anticolonialistes sont quand à elles victimes du syndrome du silence. Christian Céleste vétéran du PCG et directeur politique des « Nouvelles Etincelles «propose avec sa lucidité habituelle son analyse de la situation : Nous ouvrons le débat, car nous sommes tous concernés..

CCN.

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Par Christian Celeste*

Le Préfet a lancé le lundi 16 octobre, pour le compte du gouvernement français qu'il représente sur le territoire guadeloupéen, les «Assises des Outre-Mer». La ministre des Outre-mer, Annick Girardin a présenté, de Paris, cette affaire comme étant «un espace de réflexion et d'échanges pour construire la Guadeloupe de demain».

Mais, pour qui, elle nous prend vraiment cette Girardin qui est, malgré les apparences, une «vieille politicienne» sans boussole qui vogue aussi bien sur les bateaux à voile et à vapeur ?

Essayez de nous fourguer ça comme une idée neuve, différente des «Etats Généraux de Sarkozy en 2009», c'est nous considérer, comme ce dernier l'avait fait pour les frères africains, comme des gens qui n'ont pas accédé à la compréhension du mouvement de l'histoire.

Eh bien, non Madame la ministre ! Vous vous mettrez les doigts… Où vous voulez… mais pas dans notre œil. !

Car, nous avons des références, une grande expérience des pratiques de votre Etat colonial, passé maître dans l'art d'enfumer les «gogos».

Un observateur objectif sans parti pris qui se pencherait sur les résultats des élections en Guadeloupe ces 20 dernières années pensera naturellement qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce pays.

On est en droit de penser que la crise est entrée dans une phase aiguë dont les consé- quences prévisibles ne peuvent plus être ignorées : faillites en cascade, licenciements massifs, pénuries, augmentation des prix, bref, tous les ingrédients se mettent en place pour une dégradation irréversible des conditions de vie des Guadeloupéens et pour hypothéquer toute perspective viable de développement.

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