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Robert Sae

Robert Sae

Professeur de français et d'hisoire géographie à la retraite, Co-fondateur de la radio et du journal "Asé pléré annou lité" (directeur de publication de 1981 à 2010), Membre fondateur du Conseil National des Comités Populaires (CNCP) porte-parole de 1983 à 2010, actuellement Responsable aux affaires extérieures, Journaliste sur Radio Fréquence Atlantique et coordonnateur de PIRFA (Pole Information de RFA).

Vendredi 1er Décembre 2017. CCN. Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Robert Sae qui nous a soumis son « libre propos ».«Discours fondateur!», « Propos prudents et habiles », « Il a tendu la main au Ghana », etc. la flagornerie a été sans limite à l’occasion de la tournée du Président Français  en terres africaines. Il a fallu que les dénonciations fusent sur les réseaux sociaux pour que les médias se résignent à évoquer le départ du Président Burkinabé pendant le discours d’Emmanuel MACRON. Même là, ce qui relève de la faute diplomatique et de la suffisance colonialiste s’est trouvé paré de qualités : « nouveau style lié à sa jeunesse, à sa franchise et à sa modernité ! ». Lors du discours du Président Français face aux étudiants à Ouagadougou, les images d’applaudissements ont opportunément permis d’éclipser les contestations à l’intérieur ;   les  manifestations significatives  des mouvements citoyens dénonçant la politique de la France, à l’extérieur, n’ont pas fait l’objet de reportages. Tout juste quelques images accompagnées de phrases lapidaires du style «  des opposants se sont faits entendre de façon violente ».  

Mais écoutons cette déclaration inqualifiable du Président Français que ses médias ont cherché à banaliser :

 « Qui sont les trafiquants ? Ce sont les Africains mon ami (…) Arrêtez de dire que le problème c’est l’autre ! Présentez-moi un passeur Belge, français, Allemand ou que sais-je encore ! Vous n’en trouverez pas : »

Ces propos sont racistes et  cyniques! Ils sont une version actualisée de la scandaleuse  désinformation prétendant que  ce seraient « les noirs  qui ont vendu leurs frères» et, en fin de compte, que ceux-ci seraient responsables de la traite et de l’esclavage* !

Non !  Monsieur Macron, ce ne sont pas « les Africains » qui sont responsables du crime qui se perpétue actuellement en Lybie. 

Les responsables directs ce sont la France et ses alliés, vous  qui avez bombardé la Libye, parachuté des armes aux rebelles et détruit cet Etat.

Oui ! Monsieur Macron, les trafiquants s’alimentent de la barbarie des 3000 combattants provenant de pays occidentaux  dont 700 Français, 400 Britanniques, 270 Allemands, 250 Belges,  des chiffres que vous ne pouvez ignorer !

  

Ainsi, comme ses prédécesseurs, le représentant de la puissance française  a annoncé la fin de la « françafrique », et puis il a clairement montré, par son comportement, qu’il n’allait absolument pas l’intention de changer quoi que ce soit. 

De toute façon, la distorsion ne s’est jamais démentie entre, d’une part,  les bonnes intentions affichées, les promesses démagogiques, les engagements hypocrites  venant  des dirigeants de la France colonialiste et, d’autre part, leur idéologie raciste, leurs politiques égoïste et leurs pratiques prédatrices.  

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*Posons une fois de plus la question : ceux qui profèrent cette insanité  diraient-ils aussi que «Ce sont « les blancs » qui ont livré leurs frères aux nazis » ou que ce sont  « Les Européens » qui sont   responsables de l’atrocité des fours crématoires ?

Vendredi 06 Septembre 2017. CCN. Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Robert Sae qui nous a soumis son « libre propos ». Le monde actuel vit  dans un contexte où  les pays impérialistes, après des siècles de colonisation et d’interventions militaires, ont pu imposer leur hégémonie à l’échelle planétaire. Les institutions internationales et l’économie mondiale ont été structurées de telle sorte que ces dits pays et leurs gouvernements - qui sont les bras armés des grands capitalistes et de leurs multinationales - imposent partout leur loi. C’est vrai que ce monde est en pleine mutation, que des puissances émergentes secouent l’édifice et que la suprématie des impérialistes occidentaux est dans son crépuscule. Mais, pour l’essentiel, l’ensemble des pays dominés reste  dans une situation d’intolérable dépendance*.

Vendredi 06 Septembre 2017. CCN. Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Robert Sae qui nous a soumis son « libre propos ». Au début des années 2000 ont éclaté une série de mouvements dits populaires que les médias occidentaux soutenaient massivement. On les a appelé les « révolutions de couleur », ceux qui attribuaient les couleurs  étant, comme par hasard, ces mêmes médias. Par exemple, en 2003, la « Révolution des roses » en Géorgie » ou, en 2004, la « révolution Orange en Ukraine ». Plus récemment, en 2015, c’est à Hong Kong que le monde entier était appelé à compatir avec la « Révolution des parapluies ». Et puis, ces derniers mois, c’est pour exiger que le gouvernement Vénézuélien se plie devant les résultats d’une farce de référendum organisée par des réactionnaires, appuyés par des lanceurs de cocktails Molotov et d’excréments, que les dirigeants occidentaux et leurs médias- dont ceux d’Espagne- se sont mobilisés. Dans tous ces cas là : pas question «  d’Etat de droit » ! C’était «  la rue » qui devait commander ! 

Fort de France. Mercredi 28 juillet 20161. CCN/RFA. Les récents attentats en France, en Allemagne, la situation au Moyen Orient, le coup d’état en Turquie, démontrent une fois de plus que le monde se porte très mal. Jusqu’ici la Guadeloupe, la Martinique, a Guyane ont été « épargnés »par ces violences. Mais notre statut de « dépendance » par rapport à La France et à L’Europe, obligent à une véritable réflexion sur l’état du Monde, c’est ce que propose ci dessous Robert Sae. En effet, s’il fallait choisir deux mots qui reflètent le ressenti de l’immense majorité des gens concernant l’état du monde, cela pourrait être incertitudes et inquiétudes.Comment pourrait-il en être autrement ? Notre quotidien est noyé de reportages sur les catastrophes naturelles, les guerres, les barbaries terroristes et tous les drames sociaux qui se soldent par des millions de victimes. L’horizon économique est nébuleux au plan général et, au plan personnel,  nul ne sait à quel lendemain s’attendre, tout cela dans un contexte où pratiquement toutes les institutions sont décrédibilisées. La surreprésentation de toutes les horreurs dans les médias et le peu de visibilité donnée aux alternatives existantes, aux raisons d’espérer et aux perspectives de résiliences contribuent à alimenter angoisse et déviances.

Fort-de-France. Jeudi 11 février 2016. CCN. La révolution telle qu’elle s’énonçait avant la chute du mur de Berlin et la soit disant mort des idéologies sont-elle toujours à l’ordre du jour ? les analyses de classes et les concepts marxistes s’y référant ont ils disparus avec la globalisation ?  Comment faut il aujourd’hui aborder les questions telles que celles concernant l’avant garde et le pouvoir populaire ?. Robert Sae, patriote Martiniquais, membre du CNCP  a soumis son analyse  aux lecteurs de CCN. C’est à lire…

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