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Elections présidentielles au Cameron en 2018 : Le peuple Kamerunais doit mettre fin à la mafia de Paul Biya...

06 Sep 2018
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Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Bwemba-Bong UPECITE, membre du Cercle Samory (CESAM), groupe de réflexion sur la culture africaine pour la renaissance du peuple noir qui nous soumet son « libre propos » sur Paul Biya.

LE PEUPLE KAMERUNAIS DOIT METTRE FIN A LA MAFIA DE PAUL BIYA, DICTATEUR IMPOSTEUR IMPOSE PAR LA FRANCE A LA PRETENDUE PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN

Grâce à ses escadrons de la mort, ses escrocs et imposteurs hyper nationalistes d’apparat, dont certains par tribalisme, qui guignent les ministères néocolonialistes made occidentalo-franco-Paul Biya, sinon de grosses enveloppes, le dictateur camerounais, soutien acharné du maléfique franc C.F.A. qui s’incruste à la tête de la fantomatique présidence d’une évanescente République du Cameroun depuis 36 ans par la fraude électorale, grâce à ses bureaux de vote installés dans les casernes militaires et les chefferies traditionnelles sous la terreur néocoloniale aux ordres du R.D.P.C., pour terroriser les populations afin de continuer à piller ce Pays africain qui avait pourtant suscité beaucoup d’espoir pendant la lutte contre le colonialisme français en Afrique Noire dans les années 50 - 60.

En effet, ancienne figure emblématique dans les années 50, de la Dignité et de l’Espoir de sa propre Libération et de celle de l’Afrique Noire, le Kamerun est aujourd’hui un véritable cloaque où s’épanouissent des aventuriers qui s’agitent à l’approche de prétendues élections présidentielles, dans une houle de soutiens à Paul Biya, personnage glauque qui bloque ce Pays depuis 36 ans, mais présenté aujourd’hui pour la circonstance, comme le seul homme capable de le sauver, qui serait prétendument l’objet d’une conspiration internationale de DESTABILISATION de la part de certains pays occidentaux. Ces pays qui pourtant ont mis Biya au pouvoir et qui l’y maintiennent par tous les moyens terroristes dont ils ont le secret.

Ce que les Kamerunais et les Africains doivent pourtant savoir, c’est que pendant la Revendication de l’Indépendance par l’Union des Populations du Cameroun (U.P.C.) contre la France et l’Occident, Paul Biya, le traître collabo qui joue au grand patriote aujourd’hui, a toujours été contre cette revendication, en sa qualité d’ardent militant du Bloc Démocratique Camerounais (B.D.C.). Parti Colonialiste créé par Louis-Paul Aujoulat, un Pied-Noir d’Algérie, Parti devenu successivement l’Union Camerounaise (U.C.), puis l’Union Nationale Camerounaise (U.N.C.) et aujourd’hui le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (R.D.P.C.).

C’est partant de cette option constante que Biya a combattu et continue encore aujourd’hui de combattre l’U.P.C., comme l’a fait et continue également de le faire le tirailleur Semengue ancien tirailleur dans les troupes militaires coloniales françaises.

Paul Biya n’est donc pas Um Nyobe, il n’est pas Moumie, il n’est pas Ouandié, il n’est pas Osende Afana, ces héros entre autres qui sont morts pour le Kamerun, pour les Kamerunais. Il est ce traître qui a offert à Boko Haram, organisation terroriste musulmane qu’il prétend pourtant combattre, la somme de sept millions et demi de dollars pour faire libérer un Français et ses deux enfants, fort de sa nature de serviteur zélé resté toujours au service de ses maîtres Blancs. Manifestation de servilité pourtant présentée par ses caudataires comme le geste noble d’un ardent disciple de la paix. Or, c’est ce même Paul Biya qui n’a pourtant pas hésité à faire massacrer en 2008, des milliers de Kamerunais dont des enfants de quatre et cinq ans, qui manifestaient parce qu’ils avaient faim.  

Biya n’est donc pas un patriote, comme aimeraient le faire avaler les coureurs de postes ministériels qui espèrent ainsi faire croire aux Kamerunais et aux Africains qu’ils le soutiennent pour l’intérêt du Kamerun.

LA PRETENDUE CRISE ANGLOPHONE AU CAMEROUN DU DICTATEUR BIYA, N’EST QU’UNE OPERATION DE PLUS POUR LE COMPTE DE SON MAITRE PETROLIER FRANÇAIS ELF-AQUITAINE

La preuve irréfutable de la soumission politique antinationale de Paul Biya à la France, est la crise dite anglophone, qui n’est cependant en réalité qu’une manifestation néocoloniale imposée par la France, pour contenir la communauté dite anglophone afin de s’accaparer le pétrole de cette partie du Kamerun, comme le révèle dans le journal français l’Express, du 12 décembre 1996, Loïck Le Flock Prigent, ancien dirigeant de ELF AQUITAINE.

OPERATION EPERVIER POUR LES VOLEURS QUI NE FONT POURTANT QU’IMITER PAUL BIYA DANS SON PILLAGE DU KAMERUN, FACE A UNE PARALLELE OPERATION HIRONDELLE NON DECLAREE MAIS QUI A INSTITUE DE FAIT L’IMPUNITE POUR PAUL BIYA, AUTOPROCLAME INCARNATION VIVANTE DES POUVOIRS EXECUTIF, LEGISLATIF ET JUDICIAIRE CAMEROUNAIS ENTRE AUTRES

Le Cameroun étant la propriété de fait de Paul Biya, autoproclamé pouvoir Exécutif, Législatif et Judiciaire, de sa famille, de certains éléments de son ethnie, et enfin du R.D.P.C., il n’est pas étonnant que cet ancien séminariste collabo, dictateur francophile, se retrouve parmi les cinq prétendus « chefs d’Etat » les plus corrompus d’Afrique. Ce franc-maçon qui est à la tête de 200 millions de dollars, de deux châteaux, dont un en Suisse et l’autre en Allemagne, qui n’arrête cependant pas de casser les oreilles aux Kamerunais et aux Africains avec sa fameuse Opération Epervier qui, manifestement, concerne pourtant ceux qui n’ont fait que suivre l’exemple de Paul Biya dans le pillage du Cameroun, ou alors les hommes politiques qu’il sent populaires au sein du Peuple et qui de ce fait lui font de l’ombre et menacent son règne qu’il tient pour éternel.

Paul Biya qui, à l’instar de l’Askia Mohammed qui en 1493 à la Mecque, prit des libertés avec la fortune du Soudan[1], n’a de cesse de dilapider au bénéfice, entre autres, de la secte Le Temple Solaire, par le truchement de la Rose-Croix, la manne pétrolière du Cameroun, pays africain sous-développé qui n’a pourtant ni routes, ni écoles, ni infirmeries et encore moins d’hôpitaux dignes de ce nom. Comme le révèlent en effet trois journalistes Français : « Selon un employé de la Banque de l’Ile de France, qui gère les comptes de la SNH à Paris, cette entreprise camerounaise a « pour objet de promouvoir la mise en valeur des hydrocarbures du Cameroun et de gérer les intérêts de l’Etat dans ce domaine. Les comptes de la SNH supportent également des opérations de souveraineté nationale »[2].

Pourtant, « Est-ce au nom de la souveraineté nationale qu’un des comptes en banque de Raymond Bernard, alimenté par la SNH, a gonflé subitement de 5 500 000 francs en 1990, puis de 5 000 000 francs en 1992 ?[3]

Pour justifier ces virements importants, l’ancien Grand Maître Rose-Croix a rappelé aux enquêteurs qu’il fut pendant douze ans le conseiller de Paul Biya, président de la République du Cameroun. Et qu’il s’agissait de dons de chefs d’Etat destinés à CIRCES, mais parvenus par erreur sur son compte personnel. Il s’est bien sûr empressé de reverser la somme sur le compte de son association. En quelques années, Paul Biya aurait donc versé à CIRCES 40 millions de francs, sans oublier de rémunérer son « ex-conseiller » Raymond Bernard par « quelques dons en liquide ».

Les enquêteurs de l’ORCGDF ont aussi constaté que le FAO (Fond alimentaire mondial) avait accordé plus de 20 millions de francs au CIRCES en 1988.

Contactés, les responsables de cette organisation internationale sont tombés des nues, demandant s’il n’existait pas une structure utilisant le même sigle qu’eux.

Toujours dans ce document, on note encore le versement, en 1992, de 5 millions de francs, par le président du Cameroun, pour l’achat d’un tableau de Bernard Buffet intitulé « Vanité », un des conseillers du chef d’Etat africain ayant eu le coup de foudre pour cette toile lors d’une visite chez Raymond Bernard [4].

Si la générosité de la Société Nationale des Hydrocarbures a visiblement intrigué Luc Fontaine, il n’est pas allé plus loin[5]. Les sommes versées à Raymond Bernard ou à son association lui ont bien semblé disproportionnées au regard du travail de « conseil » qu’il a pu effectuer pendant douze ans au Cameroun[6], mais le magistrat n’a pas emprunté les chemins d’Afrique. La sécheresse sahélienne, ce Cameroun opulent et miséreux à la fois, tant convoité, est si loin du lugubre Vercors. Même si le juge a finalement préféré rester à Grenoble, en revanche, notre enquête se devait, elle, d’étudier cette piste.

Au cours des interrogatoires dans lesquels il reconnaît ses relations privilégiées avec quelques généreux donateurs africains, Raymond Bernard ne dit pas tout. Il oublie ainsi de préciser que Paul Biya est proche des Rose-Croix[7].

Des documents émanant des Associations « Survie » et « Agir ici », très présentes en Afrique, prouvent en effet l’implantation des réseaux Rose-Croix dans certains pays, dont le Cameroun. Le magazine « Les dossiers noirs de la politique africaine de la France », a consacré en 1996 son septième numéro aux relations franco-camerounaises. On peut y lire notamment que « Paul Biya garde la haute main sur le SNH qui contrôle toute la partie camerounaise de la chaîne pétrolière. C’est le secrétaire général à la présidence, qui ès-qualité, préside la SNH. En l’occurrence monsieur T.E, médecin personnel de Paul Biya, est (...) Grand Maître dans l’ordre de la Rose-Croix. Plus loin, les auteurs expliquent que « les ficelles continuent d’être tirées (jusqu'à ce qu’elles cassent) par des réseaux personnels qui ne se limitent pas aux affinités claniques. Le plus important probablement, est la branche camerounaise de la Rose-Croix... Paul Biya n’est pas le plus gradé de cette fraternité initiatique... La Rose-Croix africaine initie à une cosmologie politique : comment se protéger, anticiper sur l’agresseur, multiplier et consolider le pouvoir, pactiser avec « les puissances ». L’attraction, voir la fascination, exercées par cette « mystique du pouvoir » viennent de ses accointances avec des pratiques et des représentations des peuples des forêts d’Afrique centrale ». Et les auteurs, observateurs attentifs de ce phénomène sectaire grandissant, ajoutent : « Ce système associe un faisceau de groupes mystiques aux éléments les plus extrémistes du groupe ethnique dont est issu le chef de l’Etat ».

Les auteurs des « Dossiers Noirs de la politique Africaine de la France » expliquent ce fonctionnement en ces termes :

« Riche de matières premières (pétrole, bois, bauxite, café, banane, etc., le Cameroun a l’avantage d’avoir le « commerce » facile. Les « valises à billets » sorties du Cameroun représentent une vingtaine de milliards de francs de 1983 à 1993. Pétrole et bois exotiques ont été les principales cornes d’abondance.

Aujourd’hui un peu écornées, elles commencent à être relayées par les trafics de drogues, la fausse monnaie et le blanchiment de narcodollars.

Ces flux informels, qui s’ajoutent aux profits officiels, sont particulièrement appréciés des partis politiques, des préposés à la corruption dans les grandes entreprises, des services secrets, des intermédiaires en tous genres, des familles et mafias diverses, bref de tous les initiés, français, africains ou autres... Dans la grille de mots croisés qui facilite notre analyse, quels sont, verticalement, les principaux lobbies et réseaux françafricains influents intervenant au Cameroun ? ».

Il s’agit tout d’abord du réseau Foccart, ressuscité, mais rancunier envers l’opportunisme balladuro-pasquaïen de Paul Biya ; la DGSE n’en est jamais bien loin. On parle encore d’autres réseaux plus classiques - les Corses, les pétroliers et le BTP -, et des Rose-Croix « africains », qui au Cameroun, tiennent la dragée haute aux fraternités maçonniques.

Les amis de Raymond Bernard sont donc en très bonne place parmi les réseaux qui sévissent dans un pays tiraillé par ses luttes intestines.

Dans un mémorandum co-signé par quelques intellectuels camerounais qui ont pris la route de l’exil, on peut ainsi lire ceci : « Aujourd’hui, le Cameroun est le centre de transit des réseaux d’exportation de la drogue et de blanchiment de l’argent sale, ainsi que l’atteste la prolifération des casinos et des salles de jeu, activités que contrôlent des hauts responsables de l’armée et des responsables politiques, par ailleurs membres des deux plus importants groupes mystiques qui dominent les institutions de l’Etat (la Rose-Croix et la franc-maçonnerie) ».

S’il avait eu les moyens de poursuivre ses investigations, Luc Fontaine aurait peut-être découvert l’influence du mystique sur le pouvoir politique, un laboratoire sectaire au seul profit de la corruption et de l’évasion de capitaux. Et il aurait extirpé de son volumineux dossier une note sur laquelle Jo Di Mambro était accusé de « blanchiment de devises ». Sans compter qu’un autre procès-verbal capital rendant compte du témoignage de l’épouse d’un ancien adepte canadien lui serait revenu en mémoire. Evoquant la mort de Luc Jouret, le mari de Danièle A. aurait dit à sa femme : « Jouret en savait trop sur les trafics d’argent, de drogues, d’armes et d’enfants... ». Une déclaration explosive mais pas suivie d’effet. Ce jour-là, les policiers, n’ont pas relevé l’information »[8].        

« Pour les intérêts de notre pays, il ne faut pas avoir peur de mettre la main dans celle du diable » aimait à répéter le français Jacques Foccart, le Monsieur Afrique, responsable patenté de son pays, la France en Afrique Noire, sous l’empire de l’organisation mafieuse, la Françafrique.  

 

LES KAMERUNAIS ONT LE DEVOIR SACRE D’HONORER LEURS ANCETRES (DONT L’U.P.C. NOTAMMENT), QUI SONT TOMBES POUR LA LIBERATION DU KAMERUN ET DE L’AFRIQUE NOIRE.

POUR CELA, ILS ONT LA RESPONSABILITE HISTORIQUE DE DEBARRASSER LEUR PAYS DE LA BANDE MAFIEUSE DE PAUL BIYA QUI EST PLUS CITOYEN-ESCLAVE BAMBOULA DE LA SUISSE OU IL PASSE PRES DE SEPT MOIS PAR AN, DANS UN PALACE A PLUSIEURS MILLIERS D’EUROS PAR JOUR, QUE DU KAMERUN OU IL FAIT CREVER DE FAIM ET DE MISERE LES KAMERUNAIS QU’IL CONSIDERE COMME SES ESCLAVES.

Paris, le 30 août 2018


[1] Voir Bwemba-Bong, Quand l’Africain était l’or noir de l’Europe, Paris, Dagan, 2013, p.353.

[2] Arnaud Bédat, Gilles Bouleau et Bernard Nicolas dans, L’ordre du Temple Solaire. Les secrets d’une manipulation, Flammarion, Lettres de la Banque de l’Ile de France adressées à l’OCRGDF, les 16 mars et 14 avril 1998, p.343.

[3] Ibid., Enquête de l’OCRGDF. Commission Rogatoire du 10/04/1998, p.343.

 

[4] Ibid., Enquête de l’OCRGDF, p.344.

[5] Ibid., Les élus de l’opposition camerounaise ont, eux, demande une commission parlementaire sur la SNH. p.344.

[6] Ibid., A la question de Christophe Deloire du Point lui demandant : « En Afrique, n’avez-vous pas mélangé spiritualité, politique et intérêts personnels ? », Raymond Bernard répond : Absolument pas. Je suis entré à l’AMORC il y a cinquante ans (...). A l’époque, j’ai fait des rencontres d’hommes qui passaient beaucoup de temps à lire les monographies de l’AMORC. Avec elles, certains se sont instruits. Plus tard, certains sont devenus chefs d’Etat. Nous sommes restés amis, c’est normal. J’ai été le conseiller de plusieurs d’entre-deux. (...). En Afrique, l’AMORC a eu une influence très positive, notamment sur la condition des femmes ». p.344.  

[7] Ibid., France-Cameroun, croisement dangereux, Agir-Ici-Survie, L’Harmattan, octobre 1996, p.344.

[8] Ibid., pp.342 à 347.

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