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Robert Sae

Robert Sae

Professeur de français et d'hisoire géographie à la retraite, Co-fondateur de la radio et du journal "Asé pléré annou lité" (directeur de publication de 1981 à 2010), Membre fondateur du Conseil National des Comités Populaires (CNCP) porte-parole de 1983 à 2010, actuellement Responsable aux affaires extérieures, Journaliste sur Radio Fréquence Atlantique et coordonnateur de PIRFA (Pole Information de RFA).

Lundi 12 mars 2018. CCN. Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Robert Sae qui nous a soumis son « libre propos ». 

Dimanche 25 Février 2018. CCN. Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Robert Sae qui nous a soumis son « libre propos ». 

Après que la statue de l’impératrice Joséphine ait été décapitée à Fort de France, il y a plusieurs années, voilà que son buste a été attaqué au Domaine de la Pagerie. Quelques responsables politiques ont vertement dénoncé le « vandalisme » des coupables et annoncé d’implacables représailles, au nom du respect de l’histoire et de la défense du patrimoine.

Une fois de plus se pose la question du sort qui doit être réservé aux monuments glorifiant le passé colonial. S’offusquer et diaboliser ceux qui ont fait une telle action ne saurait contribuer à enrichir la réflexion. Les postures masquant ici un affrontement idéologique relatif au rôle de l’histoire dans la lutte des classes. Nous serions, d’ailleurs, curieux d’entendre la position des censeurs quant au déboulonnage des statues de personnages historiques tels que Lénine, dirigeant de la Révolution Bolchévique, Staline qui a contribué à la victoire sur les nazis, ou Saddam Hussein, dont l’agression occidentale a provoqué la chute. Les défenseurs intégristes du patrimoine historique déplorent-ils que les statues du Maréchal Pétain ne trônent pas au cœur de Paris ? Condamnent-ils le combat mené aujourd’hui en Espagne par les familles et les associations qui, en mémoire de dizaines de milliers de victimes de torture et d’assassinats, exigent la destruction des monuments et autres croix érigés à la gloire du dictateur Franco  et de ses sbires?

L’argument consistant à dire que, pour éduquer les nouvelles générations en laissant intacts le nom des rues, les statues et monuments installés par les oppresseurs en accompagnant ceux-ci de plaques explicatives dénonçant les abus est tout à fait recevable. Des questions se posent alors :   Dans combien de cas cette pieuse idée a-t-elle été mise en pratique par ceux qui sont à la tête des institutions ? Quelles dispositions ont été arrêtées pour mettre fin IMMEDIATEMENT à l’injure permanente et omniprésente faite à la mémoire des peuples ? Va-t-on ajouter au drapeau à quatre serpents un bandeau signalant « fanion esclavagiste ?

On réalise bien que posture et hypocrisie masquent ici les positionnements idéologiques. Le comble est atteint quand, pour dénoncer les personnes qui ont « vandalisé » la statue de l’impératrice Joséphine, on utilise l’argument de la transformation d’un camp de concentration en musée à vocation pédagogique.

La première situation concerne un pays ou les nazis ont été battus et dans lequel les camps sont maintenus pour démontrer la barbarie des bourreaux ; la deuxième, un pays colonisé où les oppresseurs imposent partout leur histoire, leurs statues, leurs symboles et dans lequel des personnes s’attaquent à l’un de ces derniers pour manifester leur opposition. On peut ne pas approuver leur choix, mais de là à les traiter de vandales, surtout quand par le passé on s’est dit révolutionnaire, cela indique qu’une barrière a été franchie.

Libre, donc, aux assimilationnistes, aux conservateurs et aux transfuges de défendre « leur » patrimoine. Nous restons, quant à nous, fidèles à la lutte pour la valorisation de «notre» patrimoine. Les rues honorant les criminels doivent être débaptisées et laisser place au nom de nos héros et héroïnes ! Les statues glorifiant le passé colonial, qu’elles soient sur des places publiques ou transférées dans des musées, doivent être accompagnées SANS DELAI, de commentaires circonstanciés. Tant que ce ne sera pas le cas, nous refusons de hurler avec les loups.

Robert Sae

Vendredi 1er Décembre 2017. CCN. Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Robert Sae qui nous a soumis son « libre propos ».«Discours fondateur!», « Propos prudents et habiles », « Il a tendu la main au Ghana », etc. la flagornerie a été sans limite à l’occasion de la tournée du Président Français  en terres africaines. Il a fallu que les dénonciations fusent sur les réseaux sociaux pour que les médias se résignent à évoquer le départ du Président Burkinabé pendant le discours d’Emmanuel MACRON. Même là, ce qui relève de la faute diplomatique et de la suffisance colonialiste s’est trouvé paré de qualités : « nouveau style lié à sa jeunesse, à sa franchise et à sa modernité ! ». Lors du discours du Président Français face aux étudiants à Ouagadougou, les images d’applaudissements ont opportunément permis d’éclipser les contestations à l’intérieur ;   les  manifestations significatives  des mouvements citoyens dénonçant la politique de la France, à l’extérieur, n’ont pas fait l’objet de reportages. Tout juste quelques images accompagnées de phrases lapidaires du style «  des opposants se sont faits entendre de façon violente ».  

Mais écoutons cette déclaration inqualifiable du Président Français que ses médias ont cherché à banaliser :

 « Qui sont les trafiquants ? Ce sont les Africains mon ami (…) Arrêtez de dire que le problème c’est l’autre ! Présentez-moi un passeur Belge, français, Allemand ou que sais-je encore ! Vous n’en trouverez pas : »

Ces propos sont racistes et  cyniques! Ils sont une version actualisée de la scandaleuse  désinformation prétendant que  ce seraient « les noirs  qui ont vendu leurs frères» et, en fin de compte, que ceux-ci seraient responsables de la traite et de l’esclavage* !

Non !  Monsieur Macron, ce ne sont pas « les Africains » qui sont responsables du crime qui se perpétue actuellement en Lybie. 

Les responsables directs ce sont la France et ses alliés, vous  qui avez bombardé la Libye, parachuté des armes aux rebelles et détruit cet Etat.

Oui ! Monsieur Macron, les trafiquants s’alimentent de la barbarie des 3000 combattants provenant de pays occidentaux  dont 700 Français, 400 Britanniques, 270 Allemands, 250 Belges,  des chiffres que vous ne pouvez ignorer !

  

Ainsi, comme ses prédécesseurs, le représentant de la puissance française  a annoncé la fin de la « françafrique », et puis il a clairement montré, par son comportement, qu’il n’allait absolument pas l’intention de changer quoi que ce soit. 

De toute façon, la distorsion ne s’est jamais démentie entre, d’une part,  les bonnes intentions affichées, les promesses démagogiques, les engagements hypocrites  venant  des dirigeants de la France colonialiste et, d’autre part, leur idéologie raciste, leurs politiques égoïste et leurs pratiques prédatrices.  

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*Posons une fois de plus la question : ceux qui profèrent cette insanité  diraient-ils aussi que «Ce sont « les blancs » qui ont livré leurs frères aux nazis » ou que ce sont  « Les Européens » qui sont   responsables de l’atrocité des fours crématoires ?

Vendredi 06 Septembre 2017. CCN. Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Robert Sae qui nous a soumis son « libre propos ». Le monde actuel vit  dans un contexte où  les pays impérialistes, après des siècles de colonisation et d’interventions militaires, ont pu imposer leur hégémonie à l’échelle planétaire. Les institutions internationales et l’économie mondiale ont été structurées de telle sorte que ces dits pays et leurs gouvernements - qui sont les bras armés des grands capitalistes et de leurs multinationales - imposent partout leur loi. C’est vrai que ce monde est en pleine mutation, que des puissances émergentes secouent l’édifice et que la suprématie des impérialistes occidentaux est dans son crépuscule. Mais, pour l’essentiel, l’ensemble des pays dominés reste  dans une situation d’intolérable dépendance*.

Vendredi 06 Septembre 2017. CCN. Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Robert Sae qui nous a soumis son « libre propos ». Au début des années 2000 ont éclaté une série de mouvements dits populaires que les médias occidentaux soutenaient massivement. On les a appelé les « révolutions de couleur », ceux qui attribuaient les couleurs  étant, comme par hasard, ces mêmes médias. Par exemple, en 2003, la « Révolution des roses » en Géorgie » ou, en 2004, la « révolution Orange en Ukraine ». Plus récemment, en 2015, c’est à Hong Kong que le monde entier était appelé à compatir avec la « Révolution des parapluies ». Et puis, ces derniers mois, c’est pour exiger que le gouvernement Vénézuélien se plie devant les résultats d’une farce de référendum organisée par des réactionnaires, appuyés par des lanceurs de cocktails Molotov et d’excréments, que les dirigeants occidentaux et leurs médias- dont ceux d’Espagne- se sont mobilisés. Dans tous ces cas là : pas question «  d’Etat de droit » ! C’était «  la rue » qui devait commander ! 

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