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Guadeloupe. Les réparationnistes dénoncent la Fondation de la honte du clan Romana-CM98-Békés !

24 Mai 2016
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Pointe-à-Pitre. Mardi 24 mai 2016. CCN. Le jour même où le clan Romana-CM98-Békés annonçait la création officielle à Paris de la « Fondation esclavagiste de la honte », à Pointe-à-Pitre, plusieurs organisations dont le CIPN, le CNGR, le CNMR, FKNG ! et le MIR tenaient une conférence de presse. Les représentants de ces organisations ont de manière unanime fustigé et avec la plus grande fermeté, l’attitude du clan Romana. Ce « Guadeloupéen » qu’on peut considérer comme déchu, fut pendant sa jeunesse étudiante militant de l’AGEG. il a opéré depuis le milieu des années 90 un virage idéologique à 360°. Serge Romana est en effet devenu un néo-assimilationniste français. Proche des allées du pouvoir français de droite ou de « gauche », il est à l’origine de la création du Comité Marche 98 (CM98) lequel initia à Paris la première grande manifestation unitaire des colonisés exilés en France. Depuis le CM98 s’est peu à peu transformé en véritable laboratoire français des thèses néo-assimilationnistes. Au cours de la conférence de presse de Pointe-à-Pitre, en dénonçant la « Fondation de la honte », plus d’un intervenant a souligné qu’elle pouvait être considérée à l’instar du « Code Noir ré-édité » comme un nouvel outil négationniste colonial franco-européen pour tenter de s’opposer à la montée en puissance du mouvement international des réparations. 


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 1/ L’Appel  de la conférence de Presse

romanaConférence de presse du 23 mai 2016 pour rétablir la vérité historique sur la juste cause des réparations relatives à la déportation et la mise en esclavage d’africains, reconnues comme crimes contre l’Humanité - Salle RENY NAINSOUTA à Pointe à Pitre- Guadeloupe.

Le CIPN, les MIR Guadeloupe/Guyane/Martinique, les CNR Guadeloupe/Martinique, les personnalités du monde culturel et associatif, les avocats qui les accompagnent s’unissent pour dire :

- Non à l’insulte de la réconciliation, au mépris de l’Humanité des personnes d’ascendance africaine,

- Oui à la reconnaissance de leur dignité humaine,

- Oui au respect de toute personne humaine,

- Oui à la réparation.

 

Au mépris de ses propres lois (la loi n°2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crimes contre l'humanité) et de toutes les résolutions des Organisations des Nations Unies (ONU), et sans renier ses principes de prédation et de hiérarchisation raciale, l’état français s’acharne avec les descendants d’esclavagistes et les complices afro-descendants et africains à poursuivre la politique négationniste, révisionniste pour justifier la déshumanisation des africains qu’ils ont pratiquée pendant des siècles.

Ils tentent du coup de cacher la dynamique de réparations qui ne cesse de s’amplifier. En cela, ils sont malheureusement aidés par des collaborateurs et des complices du CM 98 et quelques personnalités africaines.

Les organisations et les personnalités rassemblées ce jour :

- Condamnent avec la plus grande fermeté la demande de tous ceux qui avec l’état français et ses complices voudraient sous l’angle d’une fondation « Esclavage et Réconciliation » poursuivre leur oeuvre de déni de l’humanité des personnes d’ascendance africaine, et affaiblir de surcroît la prise de conscience des réparations.

- Réaffirment que la réparation est une exigence non négociable avant toute démarche de réconciliation.

- Recommandent à tous ceux qui utilisent le mensonge pour satisfaire leurs basses

manoeuvres politiciennes d’arrêter de salir et de déshonorer la mémoire de nos

ancêtres africains déportés, esclavagisés.

- Appellent les populations des pays concernés (Guadeloupe, Guyane, Martinique) à ne pas tomber dans le piège de ceux qui falsifient l’Histoire au mépris du devoir de mémoire et à se mobiliser pour faire aboutir la cause de la réparation qui ouvre la voie à la justice et au développement.

 

2/ la déclaration du Emanciaption Support Commitee  de Trinidad

No to the insult of “slavery and reconciliation


” For at least the past five years the Emancipation Support Committee of Trinidad and Tobago and representatives of the Caribbean Pan African Network have participated in the annual convois on reparations organized by MIR Martinique. As Chairman of the ESCTT I have had the privelege to be one of the invited representatives of the Committee on each occasion. The annual conferences which are an integral part of the commemoration have dealt comprehensively and in a scholarly manner with issues of the enslavement of Africans and the continuing impacts of this nightmare, laying out the case for reparations. Significant sections of the populations of Martinique and Guadeloupe have demonstrated their support for reparations in one way or another. Within the wider Caribbean, the Governments of CARICOM have unanimously taken up the case for reparations against a number of European governments, seeking a negotiated settlement but preparing to go to court if that is not forthcoming.

The case is being made on behalf of Africans and the indigenous population. 2016 is the second year of the United Nations declared International Decade for People of African Descent.

By identifying measures to correct the continuing fundamental negative effects of the Trans-Atlantic Slave Trade and Chattel Slavery and favourably mentioning actual examples of reparations, the official UN documents on the Decade implicitly support the call for reparations. Against this background it is disturbing to see some persons seeking to launch an organization that in its name and projection gives the impression that it is deliberately formed as a counter to the reparations movement. How can anyone combine the words slavery(with reference to chattel slavery acknowledged as man’s greatest inhumanity to man in all of recorded history) and reconciliation without any reference to reparations.

Whether intended or not this is an insult to Africans not only in Martinique or the Caribbean but globally who have awakened to the call to demand respect and justice through reparations. The Emancipation Support Committee of Trinidad & Tobago joins with all right-thinking Martiniquans who will certainly reject any notion embracing the idea of reconciliation without reparations, in reality an impossibility. We call on all those who want to perpetuate this illusion to desist and embrace the moral, just, legally sound and inevitably victorious movement for reparations.

 

KARESOL OTORITE POLITIK GWADLOUP 

Communication sur la Fondation ‘’Esclavage et Réconciliation’’

Il se trouve malheureusement aujourd’hui parmi les descendants de personnes réduites en esclavage des êtres assez vils-comme Serge ROMANA-pour vendre leur âme et tenter de vendre celle de nos aïeux communs aux descendants d’esclavagistes.

L’entreprise annoncée par le Président de CM98 de créer une Fondation dénommée Esclavage et Réconciliation avec les Békés martiniquais les plus puissants, comme entre autres Bernard HAYOT,  des Chefs d’entreprise guadeloupéens d’origine indienne comme José GADDARKHAN et des journalistes aliénés, relève d’un crime organisé contre notre Humanité !

Nul d’est dupe ! Cette démarche ignoble et inique  qui veut apparaitre comme spontanée est avant tout une machination des békés hostiles à toute idée de Réparations au moment où cette question devient incontournable : Ils se sont donc appuyés sur le président de l’Association CM98 qui s’est renié depuis quelques années en affirmant sans vergogne que nous étions ‘’des français descendants d’esclaves’’ (sic).

Le crime organisé, légalisé, codifié contre nos aïeux ne peut pas passer à pertes et profits à l’instigation d’un irresponsable, nouveau Pélage des temps modernes.

Ce crime qui a duré trois siècles à travers la Traite négrière, la Déportation, les pillages, l’Esclavage, le viol des corps, le viol des consciences, la barbarie, et la déshumanisation n’a pas connu à ce jour de légitimes Réparations et ses conséquences entravent encore le présent des afro-descendants !

Par conséquent KARESOL OTORITE POLITIK GWADLOUP affirme qu’il faut que l’ensemble des descendants de personnes réduites en esclavage s’insurge et se révolte contre cette tentative de ’’coup d’Etat’’ contre notre Humanité.

 K.O.P.G. dénie le droit à quiconque d’engager le Monde Noir sur le chemin d’une Réconciliation avec les oppresseurs sans exiger et obtenir en amont des Réparations. Agir ainsi c’est  faire le jeu de l’Etat français qui n’en demande pas tant et se rendre complice des puissances d’argent qui étalent encore aujourd’hui leurs fortunes héritées de la mise en esclavage de nos ancêtres !

K.O.P.G appelle les Organisations et Associations regroupant partout dans le Monde des descendants de personnes réduites en esclavage de déclarer illégitime, nulle et non avenue cette Fondation baptisée Esclavage et réconciliation et à redoubler d’efforts afin d’arracher des descendants d’esclavagistes et des Etats ayant organisé et soutenu l’Esclavage, de JUSTES REPARATIONS !

Memwa soulajé sé Rekonésans a krim la, sé Réparasyon a krim la, é apré Rékonsiliasyon…Pon moun péké vann nanm a zansèt an nou !

KARESOL OTORITE POLITIK GWADLOUP

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