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Guadeloupe. Réparations : Victorin Lurel est -il subitement devenu un LKPISTE ?

Pointe-à-Pitre. Lundi 13 juin 2016. CCN. La question des Réparations post coloniales  et le combat  pour l’abrogation de la loi sur l’indemnisation des esclavagistes, sont ils devenus des arguments de campagne électorale  pour 2017 ? C’est  qui ressort de  l’étonnant communiqué  publié par Victorin Lurel, à la suite  d’une rencontre  avec François  Hollande. Après donc la création d’une « Fondation de la honte et de la  réconciliation  » par le clan de Romana- CM98 et quelques  autres égarés, la récente  prise de  position de Victorin Lurel  a suscité une première réaction d’indignation, celle de  Elie Domota,  porte parole du LKP.  C’est à lire…


 

A propos des récentes déclarations de Victorin Lurel

Sur les textes ayant indemnisé les esclavagistes et la loi Taubira  A écouter Victorin Lurel  ces derniers jours, il serait devenu brusquement LKPiste. En effet, il reprend allégrement des combats tels que l’impossible condamnation de l’apologie de l’esclavage au travers de la loi Taubira A ou la remise en cause des textes de 1848 et 1849 qui ont indemnisé les bourreaux esclavagistes. Lurel se présente comme le défenseur de la dignité et de la mémoire des Afro-descendants. Ay kwè sa !

 En vérité, Surtout ne soyons pas dupes. Il est toujours le même. Celui qui a traité le LKP de raciste en 2009 quand ces sujets ont été mis sur le tapis. Le même Lurel  toujours au service des pwofitan et du pouvoir colonial.

Ravèt ni zèl vèrni men apa pou sa sé bon vyann !

En vérité il est en service commandé et poursuit plusieurs objectifs : - 1/ En pleine préparation des élections de 2017, tout est bon pour attraper le vote des Afrodescendants y compris par des opérations mensonges-manipulation-séduction. - 2/ Réconforter la caste des héritiers des esclavagistes qui ont bénéficié et continuent à bénéficier des crimes commis par leurs aînés. - 2/ Mais surtout tenter, par tous les moyens, d’entraver le combat mené par les organisations LKP, COSE, Fondation Frantz Fanon  et UGTG notamment sur l’inconstitutionnalité des textes de 1848 et 1849 qui ont indemnisé les bourreaux esclavagistes. En clair, LKP, COSE, Fondation Frantz Fanon  et UGTG exigent l’annulation des textes et la remise en état des choses telles qu’elles auraient dû être notamment sur la question foncière. Car en 1848 et 1849, la république française a promulgué des textes qui ont permis aux bourreaux esclavagistes de garder le bénéfice de leurs crimes et ont jeté les nouveaux libres (anciens esclaves) dans la misère et la précarité. Au lieu d’œuvrer pour l’émancipation et l’égalité des nouveaux libres (anciens esclaves) au sein de la république, cette même république française a fortifié et pérennisé le caractère inégalitaire et raciste de la société guadeloupéenne et cela pour toujours. Les criminels ont gardé terres et biens, fruits de leur crime et ont reçu une rente financière en compensation de la perte de leur cheptel, des hommes réduits en esclavage. Les organisations LKP, COSE, Fondation Frantz Fanon  et UGTG exigent la remise en état, la restitution des terres notamment, …. .Un criminel ne peut tirer profit de son crime.

A contrario, par son « abrogation symbolique » des textes de 1848 et 1849, Lurel  ne cherche nullement à remettre en cause le modèle social colonial qui repose sur l’exclusion, le racisme et les discriminations, validés par la République française au regard des textes de 1848 et 1849. Il ne remet pas non plus en cause le principe selon lequel un criminel ne peut tirer profit de son crime. Il écarte d’un revers de main toute idée de remise en état, de restitution des terres et des biens. Bien au contraire, il valide la domination d’une minorité sur la majorité. Et comme en 1848, il pérennise ce même modèle colonial basé sur les discriminations et le crime. En ce sens, LUREL est complice de ce crime car son action s’oppose à l’émancipation, à la vérité, à la justice, à l’humanité et au fameux dogme républicain Liberté-égalité-Fraternité. Honte à lui et à tous ceux qui continuent à mépriser la mémoire de nos valeureux combattants.

LKP, Lapwent, 11 jen 2016

 

 France. Rencontre avec le Président de la République 

Paris. Mercredi 08 Juin 2016. CCN. J’ai été reçu ce jour par le Président de la République en vue de la transmission au Conseil économique, social et environnemental et au Conseil d’Etat du texte préparé par le Gouvernement suite au rapport Egalité réelle outre-mer remis en mars 2016. 

Cette rencontre a été l’occasion pour le Président de la République de marquer sa volonté de voir aboutir un texte dès décembre 2016 concrétisant notamment certaines mesures d’égalité sociale et économique réelle proposées dans le rapport. 

A la demande du Président, j’ai, en outre, fait le point sur la situation de l’eau en Guadeloupe et réaffirmé mon engagement pour la création d’un syndicat unique et ouvert Eau de Guadeloupe pour garantir, dans les plus brefs délais, un approvisionnement régulier en eau aux Guadeloupéens, premières victimes de cette crise. 

En soutien total aux initiatives prises par le Gouvernement, j’ai par ailleurs échangé sur la situation du logement social outre-mer en demandant que les crédits de la LBU soient sanctuarisés et que la réforme majeure de suppression des agréments fiscaux soit votée dès cette semaine à l’Assemblée nationale. 

Enfin, j’ai évoqué mon souhait de voir adopter des amendements que je soumettrai à la discussion lors de l’examen du projet de loi Egalité et Citoyenneté donnant une force normative et sanctionnatrice à la loi Taubira de 2001 par une faculté de condamner pénalement toute apologie de la traite et de l’esclavage ou toute atteinte aux descendants des victimes. J’ai, en outre, présenté au Président de la République un amendement abrogeant la loi du 30 avril 1849 relative à l’indemnité accordée aux colons par suite de l’affranchissement des esclaves et l’ordonnance royale du 17 avril 1825 par laquelle la France « concédait » - selon les termes de l’époque- l’indépendance à Haïti moyennant paiement de 150 millions de francs-or. 

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