Breaking News

France. Congés bonifiés : Patrick Karam dénonce les mensonges de Sud Solidaires

14 Mai 2019
272 fois

Paris. Mercredi 15 mai 2019. CCN. Le syndicat Sud Solidaires m’attaque violemment dans un tract mensonger et diffamatoire. Afin de ne pas laisser ces manœuvres calomnieuses prospérer, j’ai décidé de réagir. Vous trouverez sur le lien suivant : http://patrick-karam.over-blog.com/2019/04/patrick-karam-proposition-conges-payes-2008.html les propositions que j’avais communiquées aux syndicats en 2008 à l’époque où j’étais délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer.

Ces propositions étaient une révolution au profit des agents originaires d’Outre-mer. Elles sauvaient non seulement le dispositif mais donnaient de plus des garanties supplémentaires aux agents. Seuls deux syndicats y étaient défavorables et Sud Solidaires porte une lourde responsabilité dans la non-adoption de mon projet, qu’il avait torpillé, poussé par des raisons uniquement égoïstes. En effet, le syndicat craignait à l’époque de perdre l’adhésion des ultramarins qui s’y inscrivent essentiellement pour défendre les congés bonifiés.

Mes propositions étaient les suivantes :

Le droit pour tout agent parti une fois en congés bonifiés de repartir de manière automatique sans avoir besoin de donner de justificatifs et de refaire la procédure et ce jusqu’à la fin de sa carrière. L’adoption de ce droit aurait empêché les originaires d’Outre-mer d’être exclus des congés bonifiés par les interprétations de plus en plus restrictives des CIMM (Centres d'Intérêts Moraux et Matériels) par leurs administrations. Sud Solidaires a sur la conscience ces milliers d’agents qui ne peuvent plus partir avec leur famille.

Les deux mois de congés bonifiés étaient maintenus avec la prime de vie chère, mais les agents pouvaient fractionner le congé bonifié s’ils le voulaient, et ce, à leur seule appréciation. La prime de vie chère était défiscalisée et les agents n’auraient pas perdu leurs congés bonifiés s’ils ne souhaitaient pas les prendre en une fois. En résumé, ils pouvaient prendre les 2 mois en une fois ou tout au long des 3 années ouvertes.

Un mode de paiement qui tout en préservant tous les autres avantages (prime de vie chère, ayants droits…) était encadré pour donner toutes les garanties aux agents, y compris pour ceux ayant des enfants scolarisés, à être prioritaires pendant les périodes de vacances.

Calculé sur le prix moyen haute saison pour les bénéficiaires et leurs ayant droits, le chèque transport pour acheter les billets d'avion permettait de partir pendant toutes les périodes de vacances. Ce chèque exonéré de tout impôt représentait 1200 euros par personne multipliés par autant d'ayant-droits quelle que soit l’époque de départ. Ainsi une famille avec 2 enfants adolescents aurait perçu 1200 € multipliés par 4 soit 4800 € nets défiscalisés et versés dès le mois suivant la demande. Si les agents avaient choisi de partir pendant la période creuse, (lorsque les prix des billets d’avion sont divisés par 2, voire par 3), ils auraient pu dépenser le reliquat du chèque sur place ou bien l’utiliser pour d’autres trajets.

La responsabilité de Sud Solidaires dans la situation actuelle est extrêmement lourde. J’appelle les syndiqués originaires de l’Outre-mer à tirer les conséquences des basses manœuvres de ce syndicat qui a délibérément sacrifié les intérêts des agents pour son seul intérêt et je dénonce leur stratégie pour manipuler les originaires d’Outre-mer.

Patrick Karam

Ancien délégué interministériel à l’égalité des chances des français d’Outre-mer

Président d’honneur du Conseil représentatif des Français d’Outre-mer

CCN

Webzine cari-guadeloupéen créé en 2008. Notre premier objectif est d'établir par ce biais un véritable lien entre les caribéens, qu'ils soient francophones, créolophones, anglophones, hispanophones. L'information est donc pour CCN une matière première d'importance capitale.

Site internet : www.caraibcreolenews.com

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires