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Guadeloupe. Invitation au MACTe | J'habite une blessure sacrée - de Max Diakok | 28-30 mai et 1er Juin 2019

29 Mai 2019
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Pointe-à-Pitre. Mercredi 29 mai 2019. CCN. Comment transformer le chaos du monde ? Dans quelle mesure la violence de l’oppression résonne-t-elle dans notre corps individuel ? Comment l’ambivalence de nos choix révèle-t-elle notre rapport à la liberté ?

Entre déséquilibre et enracinement, J’habite une blessure sacrée mêle douceur et force, intimité et ouverture. Ce solo instaure un dialogue entre deux nécessités : d’une part la quête métaphysique, l’énergie subtile qui la sous-tend, d’autre part la lutte émancipatrice s’affirmant sur un mode martial.

J'habite une blessure sacrée fait suite à la pièce Depwofondis* (2014) présentée au théâtre Golovine en juillet 2016 dans le OFF d'Avignon.

"Revivre dans le corps le chemin initiatique des morts qu'on fait siennes. Je fais partie de la génération de ceux qui n'étaient que des enfants durant ce massacre, survenu en Guadeloupe en mai 1967, où près d'une centaines de civils trouvèrent la mort sous les balles des forces de l'ordre. Je fais également partie de cette génération qui, mue par une profonde aversion pour toute forme d'oppression, a ressenti dans sa chair l'assassinat de leaders du Tiers-Monde, entre autres le chef d'état burkinabè Thomas Sankara tué en 1987.

Ce solo est un questionnement sur notre fragilité face à ce système. Alternance entre un sentiment d'impuissance face à cette machine qui balaie les plus faibles comme des fêtus de paille et éclats d'espérance collective avec des poings levés vers le ciel. »

Max Diakok

DIAKOK copieMax Diakok découvre adolescent la danse dans l’univers des soirées Léwòz pratiquées dans les zones rurales de la Guadeloupe.
Des maîtres ka l'initieront et le guideront par immersion. Très vite, il va s’exprimer dans les « rondes » formées par le public et les musiciens lors des soirées traditionnelles. Tandis qu'il poursuit sa recherche avec des groupes musicaux de Gwoka moderne pour

lesquels il danse en solo, il étude d'autres styles : modern-jazz, modern-ka avec Léna Blou, et modern-jazz à Paris (école Rick Odums), la danse contemporaine, la danse guinéenne. Plus tard, il intègre les compagnies de danse contemporaine de Germaine Acogny, Christian Bourigault, Norma Claire et participe à un spectacle chorégraphié par Jean- François Duroure.

Max Diakok développe sa propre gestuelle dans un style contemporain au sein de la Compagnie Boukousou , créée en 2001. Il puise dans le Gwoka, danse d’exutoire créée à l’époque de l’esclavage, ses énergies propres à exprimer la parole du corps et ses sentiments. Il se nourrit de l’univers des soirées Léwòz, de la théâtralité des gestes du pays profond, de l’histoire, de la parole des ancêtres, et de tout un riche imaginaire à la fois caribéen et universel.

La plupart de ses créations sont conçues comme des quêtes initiatiques conduisant les interprètes, de déséquilibres en contraintes diverses, à accéder à une force contagieuse ou dérangeante. L'idée de mémoire corporelle y occupe également une place importante.

Max Diakok se produit un peu partout en France (Scènes nationales, Opéra Saint- Étienne, Fête de l’Humanité, Cité de la musique...) et dans le monde (festivals

internationaux de Liverpool, Brighton, Dakar, Budapest, Vibrations Caraïbes, rencontres de danses métisses de Guyane, Festival International de Ouagadougou...)

CCN

Webzine cari-guadeloupéen créé en 2008. Notre premier objectif est d'établir par ce biais un véritable lien entre les caribéens, qu'ils soient francophones, créolophones, anglophones, hispanophones. L'information est donc pour CCN une matière première d'importance capitale.

Site internet : www.caraibcreolenews.com

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

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